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Politique
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Retraites : la CFDT déplore le franchissement d'une "ligne rouge", la CGT appelle à "renforcer la grève"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les syndicats ont rejeté le contenu de la réforme des retraites annoncé par Edouard Philippe ce mercredi. Y compris la CFDT, favorable à l'instauration d'un système à points, mais qui estime qu'une "ligne rouge" a été franchie.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. © AFP - Thomas SAMSON

Sans grande surprise, les syndicats ont rejeté le contenu de la réforme des retraites annoncé par Édouard Philippe ce mercredi. C'est notamment le cas de deux syndicats dits "réformistes", dont la CFDT. Son secrétaire général, Laurent Berger, a déploré le franchissement d'une "ligne rouge".

La CFDT déplore le "franchissement d'une ligne rouge"

Cette "ligne rouge", c'est la création d'un "âge d'équilibre" auquel les futurs retraités pourront cesser leur activité professionnelle en bénéficiant d'une pension à taux plein.  Cet âge, fixé à 64 ans (au lieu de 62 aujourd'hui), est pour le patron de la CFDT une manière "de demander aux travailleurs de travailler plus longtemps". C'était une "ligne rouge" fixée par le syndicat depuis le début de la concertation, et "cette ligne rouge est franchie", a déploré Laurent Berger. 

Une réunion des instances de son syndicat, qui s'est par ailleurs toujours déclaré ouvert à la création d'un système de retraites par points, est organisée ce mercredi après-midi pour "décider des actions dans les jours à venir".

Même son de cloche du côté de l'Unsa, deuxième syndicat de la SNCF. "On peut se féliciter de ce que l'on a pu obtenir pour limiter la casse, voire obtenir un certain nombre de choses positives ces dernières semaines, mais on a eu la désagréable surprise de la mesure d'âge", a déclaré Laurent Escure. "On va réfléchir à la façon dont on va se mobiliser, il y a aujourd'hui beaucoup d'inquiétude, je suis déçu". À la RATP, l'Unsa a d'ores et déjà appelé à "élargir le mouvement au-delà des transports" et à "installer la mobilisation dans la durée".

La CGT appelle à "renforcer la grève"

Du côté de la CGT, qui avait fait du retrait de la réforme une condition sine qua non à l'arrêt de la mobilisation, le rejet est évidemment total. "Le gouvernement s'est moqué du monde", a réagi le numéro un du syndicat Philippe Martinez, "il veut individualiser le système de retraite (...), tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable", a-t-il déploré sur LCI.

"Ça m'étonnerait fort" qu'il y ait dans les annonces du Premier ministre de quoi inciter les cheminots à lever le mouvement, a déclaré de son côté Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale de la CGT, sur franceinfo. "Les salariés de la SNCF et la RATP ne sont pas engagés dans ce mouvement pour leurs régimes spéciaux, ils le sont contre la réforme qui s'adresse à tous les Français. Donc ce n'est pas en nous disant que la transformation des régimes spéciaux sera progressive que le Premier ministre a fait la démonstration du progrès de cette réforme à point", a-t-elle précisé. La CGT-Cheminots a lancé un appel "à renforcer la grève", tout comme FO, qui appelle "l'ensemble des salariés du privé et du public à s'y associer".

La CFE-CGC, syndicat représentant les cadres, est sur une ligne assez similaire. "Je reste officiellement dans le camp des opposants", a expliqué le secrétaire général François Hommeril, "je continue à considérer que cette réforme, elle est inutile, mais surtout elle est dangereuse et il apparaît après le discours du Premier ministre qu'elle est de plus en plus dangereuse".

Réunie mardi soir, l'intersyndicale (CGT-FO-Solidaires-FSU et les syndicats étudiants Fidl, Unef, MNL et UNL) avait déjà appelé à deux nouvelles journées de mobilisation les 12 et 17 décembre, sous la forme d'actions locales jeudi, et d'une manifestation parisienne mardi prochain.

Un "bon équilibre" pour le Medef

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a de son côté qualifié de "bon équilibre" les propositions présentées par le Premier ministre, tout en regrettant d'avoir "perdu six mois". "Du côté des entrepreneurs que représente le Medef, c'est un bon équilibre entre une réforme qui est redistributive (...) et la nécessité que tout ça doit être financé par quelqu'un et donc qu'il faut, quand c'est possible, qu'on travaille plus longtemps", a-t-il réagi.

"Nous allons discuter", promet Édouard Philippe

"Ma porte est ouverte, ma main est tendue", a exprimé le Premier ministre depuis le Sénat, suite à ces réactions négatives. "Ce projet que nous avons mis sur la table il va donner lieu à des discussions avec les organisations syndicales, nous allons discuter", a-t-il ajouté. 

Après une ultime réunion la veille à l'Elysée où Emmanuel Macron a reçu ministres et responsables de la majorité pour faire le point, Edouard Philippe s'est exprimé à la mi-journée devant le Conseil économique, social et environnemental pour présenter "l'architecture" de la réforme visant à fondre les 42 régimes de retraite actuels - général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires - en un seul système universel par points.

Réforme des retraites : les mesures d'Édouard Philippe - Visactu
Réforme des retraites : les mesures d'Édouard Philippe © Visactu
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