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Réforme des retraites : qui pourrait perdre, qui pourrait gagner ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu
France

Suite de la réforme très sensible du quinquennat ce jeudi : le gouvernement présente ses pistes et celles du Haut-Commissaire Jean-Paul Delevoye aux partenaires sociaux. Parmi nous, qui serait gagnant ou perdant ?

La réforme des retraites devrait être adoptée après les élections municipales du printemps prochain.
La réforme des retraites devrait être adoptée après les élections municipales du printemps prochain. © Maxppp - Vincent Isore

Difficile à dire avec certitude qui sera perdant ou gagnant avec la nouvelle réforme des retraites. Car ce n'est que la deuxième phase qui débute ce jeudi 5 septembre 2019, avec la présentation des pistes du gouvernement aux partenaires sociaux à Matignon. Cela dépendra des options retenues. En s'appuyant sur les premières pistes, on peut néanmoins déjà voir qui pourrait perdre avec le nouveau système à points, au lieu des 42 qui existent aujourd'hui.

Derniers arrivés, derniers servis

Si la dernière option était retenue, avancée fin août par Emmanuel Macron, de calculer les droits à la retraite sur le délai de cotisation en accélérant la loi Touraine qui prévoit d'allonger la durée à 43 ans, au lieu de 41 et demi, aujourd'hui, les plus diplômés seraient perdants. Ils sont entrés dans le monde du travail plus tard, parfois à peine avant 30 ans, ont donc moins cotisés. Ils devraient alors rattraper leur retard en travaillant plus, parfois même jusqu'à 67 ans.

Pareil pour ceux qui ont une carrière hachée, en "gruyère", avec des trous donc. Si certains ont commencé à 20 ans, avant de s'arrêter quelques mois, puis de reprendre dans une entreprise, et de s'arrêter à nouveau, et qui finissent par cumuler par exemple 3 ans d'inactivité, le départ ne se ferait pas avant 66 ans.

Une nouvelle méthode de calculs défavorable à certains

Avec la fin du système des trimestres à valider, tous les salaires rapporteraient des points. Les fonctionnaires seraient donc perdants. Jusqu'ici, leur pension est égale à 75% de leur traitement des six derniers mois, hors prime, les meilleurs de leur carrière. Mais le futur régime de retraite prévoit de calculer la pension sur tout leur parcours.

Les cadres, qui ont aussi une carrière ascendante, seraient aussi perdants. Avec le nouveau système, tous leurs salaires compteraient, même ceux du début, les plus bas, qui n'ont rien à voir avec leurs revenus actuels.

Et les gagnants alors ?

Ceux qui ont commencé à travailler tôt, à 18/20 ans - c'est souvent le cas des artisans, des commerçants - pourraient partir dès 63 ans à taux plein. En revanche, en cas d'âge pivot à 64 ans, la piste du Haut-Commissaire chargé de la réforme Jean-Paul Delevoye, ils seraient perdants. Ils devraient travailler plus pour toucher autant.

Le nouveau système pourrait aussi arranger les agriculteurs. Ils touchent en moyenne 757 euros par mois à la retraite. Là, le calcul pourrait s'aligner sur celui des salariés. Ils gagneraient alors 1000 euros en moyenne. En contrepartie, le taux de cotisation augmenterait de 21 à 28%.

Mais d'après des experts, tout le monde serait finalement perdant

Le gouvernement répète que l'objectif final est d'améliorer la retraite des plus précaires, une sorte de redistribution. Sauf que, d'après un récent rapport d'un collectif d'experts anonymes "reformedesretraites.fr", les générations futures seraient toutes perdantes. En comparant la situation avant/après réforme, ils avancent que les calculs du gouvernement sont tronqués.

Entre deux générations à carrière égale, et à âge égal de départ à la retraite, les enfants toucheraient moins que leurs parents, partis à la retraite en 2025. Alors, pour atteindre le même montant de pensions ils pourraient avoir à travailler 3 ans de plus qu'eux.

Ils prennent l'exemple d'un père et de son fils, Mathieu, né en 1961, et Mathias, né en 1990, salariés non-cadres du privé, ayant commencé leur carrière à 22 ans et à carrière complète dans la même entreprise. Si Mathieu prend sa retraite à 64 ans en 2025, il touchera, dans le système actuel, 73% de son dernier salaire. Si Mathias prend sa retraite au même âge, mais dans le système Macron, lui touchera bien moins, 56% de son dernier versement. 

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