Politique

Réforme du collège : les profs appelés à la grève le 17 septembre

Par Samanta E. Eyoum, France Bleu mercredi 2 septembre 2015 à 15:52 Mis à jour le mercredi 2 septembre 2015 à 16:35

Une grève prévue pour le 17 septembre.
Une grève prévue pour le 17 septembre. © maxPPP

Plusieurs syndicats étaient hostiles à la réforme du collège en 2016.Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire appelle donc les enseignants à une troisième grève le 17 septembre, a-t-il annoncé ce mardi.

Depuis sa présentation en mars, la réforme du collège pour 2016 a suscité de nombreuses polémiques. Plusieurs syndicats, hostiles à cette réforme, appellent les enseignants à une troisième grève le 17 septembre . C'est ce mardi que le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a annoncé la nouvelle.

À l'issue d'une réunion de l'intersyndicale composée des organisations Snes-FSU, Snep, FO, CGT, Snalc et SUD, la co-secrétaire générale du Snes, Frédérique Rolet, déclare que "la grève est actée dès aujourd'hui". Deux organisations auraient demandé un délai "pour consulter leurs instances sur une manifestation nationale en octobre souhaitée par une majorité" a-t-elle ajouté auprès de l'AFP.

Le discours tenu par la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui se voulait pourtant apaisant, a au contraire beaucoup irrité , explique la co-secrétaire. "Quand elle parle de malentendu avec les enseignants, ce n'est pas un malentendu, les gens savent lire et écrire."

La ministre a cependant insisté sur l'entrée en vigueur "à la rentrée prochaine" de cette réforme, sur BFM TV, toujours ce mardi. Avant l'annonce de la date de la nouvelle grève elle a d'ailleurs tenu a précisé que "si l'intersyndicale, qui c'était déjà mobilisée (...) décide de se mobiliser à nouveau, c'est son droit". 

De nombreuses polémiques

Les textes de la réforme du collège, publiés au Journal officiel en mai, sont toujours changeables, selon le Snes. La veille de cette publication, la première grève avait lieu. Réunissant 27,6 % des enseignants des collèges publics selon le ministère de l'Education Nationale, le double selon l'intersyndicale. La deuxième journée de mobilisation, le 11 juin, a, elle, rassemblé 11, 9% de grévistes au dire du ministère, trois fois plus selon l'intersyndicale. Lorsqu'on l'interroge sur la capacité à mobiliser, deux semaines à peine après la rentrée scolaire, Mme Rolet rétorque "On ne part pas de rien."

Le deuxième syndicat de l'éducation, le SE-Unsa, qui lui soutient la réforme du collège , estime que la rentrée scolaire est une période difficile pour relancer un mouvement, explique Christian Chevalier, son secrétaire général :

"Le calendrier du Snes va se heurter à celui de sa fédération, la FSU, qui a appelé à une grève interprofessionnelle sur les salaires le 8 octobre, tout comme la CGT et Solidaires" Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa à l'AFP

La suppression d'une large partie des classes bilangues et des options latin et grec ont provoqué la colère des enseignants de lettres classiques et d'allemand, et celle de la droite. Les syndicats anti-réforme critiquent quant à eux la part d'autonomie accordée aux professeurs et l'interdisciplinarité prévue (croiser deux disciplines lors d'un même cours), estimant que celle-ci créera une rivalité entre les collèges ainsi que les disciplines.