Politique

Réfugiés | Gaël Perdriau, le maire de Saint-Étienne juge "symbolique" l'aide de 1.000 euros par place d'hébergement

Par Laureline Dubuy, France Bleu Saint-Étienne Loire samedi 12 septembre 2015 à 19:01

Le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau.
Le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau. © Radio France

Ce samedi Gaël Perdriau, le maire de Saint-Étienne était à Paris avec près de 700 élus pour organiser l'accueil des réfugiés. Pour lui, l'aide de 1.000 euros par place d'hébergement annoncée par le gouvernement ne peut pas influencer les maires dans un sens ou dans l'autre.

Près de 700 élus ont été reçus ce samedi à Paris par le gouvernement pour organiser l'accueil des réfugiés. Le Premier ministre, Manuel Valls s'est engagé à créer de nouvelles places d'hébergement. Le nombre précis doit être annoncé mercredi prochain lors du débat à l' Assemblée Nationale consacré aux migrants. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve lui, a annoncé une aide de 1.000 euros par place d'hébergement pour les communes. Le maire de Saint-Étienne juge cette aide _symbolique.__

"Je pense qu'un maire dans les responsabilités qui sont les nôtres, ne prend pas une décision d'accueillir ou de ne pas accueillir pour 1.000 euros de plus ou de moins. Pour moi c'est vraiment de l'ordre du symbolique et je ne pense pas que ça puisse faire évoluer la position des maires dans un sens ou dans l'autre. L'important c'est de mobiliser les moyens qui existent déjà sans forcément faire appel à d'avantage de moyens financiers."  Gaël Perdriau, le maire de Saint-Étienne

_

Pour Gaël Perdriau, l'aide de 1 000 euros est "symbolique"

Gaël Perdriau a demandé au gouvernement d'intervenir directement en Syrie contre Daech et contre le régime Assad. Le maire de Saint-Étienne est le premier maire de droite à avoir invité clairement les réfugiés à venir s'installer dans sa ville. Ce samedi tous les partis politiques étaient représentés. Pour Gael Perdriau l'accueil des réfugiés ne doit pas être une question de tendance politique.

L'accueil des réfugiés doit dépasser les clivages politiques pour Gaël Perdriau