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Politique

Région ALPC. Les indemnités des élus alignées à la hausse

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Un alignement vers le haut, pas vers le bas. La majorité des conseillers régionaux Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes a adopté la délibération sur le montant des indemnités ce lundi. Pas de baisse de 20% comme le réclamait le Front national.

Le président de la Région Alain Rousset est hostile à la baisse des indemnités
Le président de la Région Alain Rousset est hostile à la baisse des indemnités © Maxppp

Bordeaux, France

Le débat a été animé à Bordeaux pour la 2e séance du conseil régional Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ce lundi. Il était question du montant des indemnités des 183 élus de la collectivité. Cela donne pour :

  • Un conseiller régional : 2661 euros brut par mois
  • Un membre de la commission permanente : 2927 euros
  • Un vice-président : 3725 euros
  • Le président du conseil régional : 5512 euros. Mais comme Alain Rousset est aussi député, cette indemnité est ramenée à 2757 euros.

La loi détermine un plafond en fonction de la population. Ces montants correspondent à ce qui est autorisé pour une région de plus de 3 millions d'habitants. Ce qu'était l'Aquitaine. Et ce qu'est maintenant l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Résultat, une grosse différence pour certains :  l"indemnité augmente de 40% pour les élus du Poitou-Charentes. + 75% même pour ceux du Limousin.

Le Front national avait déposé un amendement pour une baisse de 20% des indemnités. « Dans la conjoncture économique et dans la désaffection de la classe politique, le FN pensait qu’il était bon de donner un signal fort à la population », estime le deux-sévrien Jean-Romée Charbonneau, conseiller régional Front national. Amendement rejeté. D'autres régions ont elles choisi de limiter ces indemnités. C'est le cas en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine ou en Auvergne-Rhône-Alpes

"Si nous voulons être gérés par des apparatchiks, par des retraités ou par des gens qui ont du fric alors poursuivons dans cette démagogie", Alain Rousset, président de la Région ALPC

Le président socialiste de la Région Alain Rousset assume totalement son choix. « La rémunération conditionne la compétence des élus », explique-t-il devant l’assemblée. Il poursuit : « Si nous voulons être gérés soit par des apparatchiks, soit par des retraités, soit par des gens qui ont du fric alors poursuivons dans cette démagogie ». Alain Rousset qui s'est en revanche dit pour une diminution du nombre d’élus.

Malgré tout, une baisse de l’enveloppe globale

La direction générale des services a sorti sa calculette. Les indemnités vont désormais représenter une dépense annuelle de 7,8 millions d’euros contre 8 millions d’euros si l’on additionne les chiffres des trois anciennes Régions. Une économie de 200 000 euros par an qui s’explique par la baisse du nombre de vice-présidents : 15 contre 40 auparavant. Il y a également moins de membres de la commission permanente. Et puis il n’y a plus qu’un seul président.

Les absences non justifiées sanctionnées

Autre aspect qui fait lui beaucoup plus consensus : les sanctions en cas d’absences injustifiées. En cas d’absences sans motif valable (maladie, travail...), entre 40 et 60% sur un trimestre, l'élu pourra voir son indemnité baisser de 30%.

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