Politique

Régionales 2015 : la députée PS Monique Iborra soutient Philippe Saurel en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon

Par Lola Fourmy, France Bleu Toulouse mercredi 2 septembre 2015 à 19:07

Iborra
Iborra © Radio France - /Lola Fourmy

A trois mois des élections régionales, la députée socialiste de Haute-Garonne Monique Iborra décide de soutenir le maire divers gauche de Montpellier, Philippe Saurel, contre la tête de liste officielle PS Carole Delga. Un bureau fédéral doit examiner d'éventuelles sanctions ce jeudi rue de Solférino.

Cela faisait plusieurs semaines qu'avec leurs comptes Twitter Monique Iborra et Philippe Saurel échangeaient des amabilités . Le week-end dernier la députée PS a même invité le maire de Montpellier à la traditionnelle fête de l’ail de Cadours. C’est à la suite de cet évènement que le premier secrétaire du parti en Haute-Garonne a demandé à la parlementaire "de clarifier sa position" . C’est chose faite : Monique Iborra votera Phillippe Saurel.

Déçue des propres méthodes de son parti 

Monique Iborra dénonce d’abord les méthodes employées par son parti  : les alliances et répartitions des rôles entre le PS et le PRG, la création d’un poste de président délégué pour Damien Alary, ou encore le cumul des mandats que souhaite conserver la tête de liste socialiste Carole Delga.

Pour toutes ces raisons, mais aussi pour des griefs personnels et une ligne très "différente" de celle de l’ex ministre Carole Delga, Monique Iborra préfère voter pour le maire de Montpellier, le divers gauche Philippe Saurel .

"Mépriser Saurel est une erreur idiote".    — Monique Iborra, députée PS de la 6e circonscription de la Haute-Garonne

Elle se sent désormais plus proche de la ligne du candidat dissident du PS, pro-fusion de la première heure, que de celle de sa consœur du Parti socialiste, députée et ex membre du Conseil régional, comme elle. Pour cela, elle risque d’être exclue du parti .

Iborra - Son 1 Pourquoi Saurel

"Si je suis exclue, je ne serais pas heureuse, mais au moins j’assume mes positions"

Monique Iborra le rappelle : elle n’a pas fait de la politique pour taire ses opinions. Pour autant, elle ne compte pas démissionner parce qu’on lui met "la pression".

"Je garde mes convictions, je suis de gauche, est-ce que pour autant ça doit être du sectarisme ?" — Monique Iborra, députée PS

Iborra son 2- Pas de démission

Monique Iborra sera fixée sur d'éventuelles sanctions ce jeudi soir après le bureau fédéral où son cas doit être abordé, sans elle.