Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Régionales 2021 : "la colère gronde" assure F. Megdoud, tête de liste Lutte ouvrière en Centre-Val de Loire

-
Par , France Bleu Berry

"Les autres se proposent de gérer les affaires de la bourgeoisie dans le cadre du système capitaliste. Nous nous proposons de le renverser", assure Farida Megdoud, la tête de liste Lutte ouvrière en Centre-Val de Loire pour les élections régionales.

Farida Megdoud, enseignante à Orléans, tête de liste Lutte ouvrière en Centre-Val de Loire pour les élections régionales
Farida Megdoud, enseignante à Orléans, tête de liste Lutte ouvrière en Centre-Val de Loire pour les élections régionales © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Comme en 2010 et en 2015, Farida Megdoud mène la liste Lutte ouvrière des élections régionales en Centre-Val de Loire, les 20 et 27 juin. Farida Megdoud, enseignante à Orléans, se veut la candidate des travailleurs et des gens en colère. "Cette crise sanitaire nous rend encore plus déterminés et légitimes parce que ce dont il est question aujourd'hui, c'est de la domination des capitalistes sur l'ensemble de la société estime-t-elle. On est dans un contexte de crise sanitaire et de crise économique qui ont durement touché ce monde du travail. Plus de cent mille morts, des centaines de milliers de travailleurs ont perdu leur emploi, la précarité s'est généralisée, le monde du travail au sens large, évidemment, les salariés, les chômeurs, les actifs, les retraités doivent se faire entendre".

C'est la troisième fois que vous prenez la tête de la liste Lutte ouvrière pour les Régionales. Vous n'avez jamais dépassé les 2%, ne serait-il pas temps de changer ?

Non, au contraire, cette crise sanitaire nous rend encore plus déterminés et légitimes parce que ce dont il est question aujourd'hui, c'est de la domination des capitalistes sur l'ensemble de la société. C'est ça que nous voulons remettre en cause. Nous sommes les seuls à le faire. Nous sommes les seuls à dire que, que ça soit sur le plan sanitaire, le plan climatique, le plan économique, il n'y a pas d'issue.

Le club des milliardaires s'est élargi

Mais vous même, vous le reconnaissez, vous n'avez pas vraiment de chance d'être élus, pourquoi y allez-vous quand même? 

Parce qu'il faut que ce camp se fasse entendre et qu'on défende un programme de lutte. Aujourd'hui, on voit que le capitalisme nous mène dans une impasse. Que ce soit sur le plan sanitaire, sur le plan économique, regardez le "quoi qu'il en coûte" de Macron : 100 milliards. Combien d'euros ont été à l'hôpital ? Combien d'euros ont été à l'éducation ? Ça a servi à arroser les grands groupes, qui sortent enrichis. Le club des milliardaires s'est élargi. Donc, tous ceux qui ne se résignent pas aujourd'hui à cet ordre social qui les écrase, qui les pousse vers la pauvreté, et avec tous ces partis politiques qui se sont succédés au gouvernement, qui ont géré les affaires de la bourgeoisie, je les invite à exprimer leur colère en votant pour le camp des travailleurs.

Encore une fois, vous partez seuls. Pourquoi ne pas tenter des alliances ? Peut être avec la France insoumise, voir même la liste Démocratie écologique qui a été montée avec l'ancien gilet jaune Jérémie Clément et l'écologiste Christelle de Crémiers ? 

Les autres se proposent de gérer les affaires de la bourgeoisie dans le cadre du système capitaliste. Nous nous proposons de le renverser. Demandez leur s'ils veulent le renverser, je crois qu'ils vous diront non, ils veulent pas renverser le capitalisme. Les travailleurs, aujourd'hui, ils portent tout dans la société. On l'a vu pendant le confinement. On a vu qui a continué à travailler, qui a porté la société, qui soigne, qui éduque, qui transporte et créé les richesses. Ils font fonctionner la société et nous ont dit qu'ils doivent la diriger.

Vous voulez vous faire le porte voix des travailleurs, on l'a compris, notamment de ceux que l'on appelle la première et la seconde ligne pendant le Covid. Si vous aviez été à la Région, qu'auriez vous fait pour eux? Auriez vous vraiment eu les moyens de les aider ?

Vous savez que ça soit au niveau de la région, de l'Etat ou de l'Europe, aujourd'hui, toutes ces institutions, c'est une immense machinerie qui sert à arroser d'argent public le grand capital, le secteur privé.  Au moment où, dans l'Europe entière, en France, les hôpitaux sont démunis, le 11 mai, je crois, les services de réanimation étaient en grève pour crier leur alarme, pour dire qu'ils ne s'en sortent pas. Et bien ça, c'est inadmissible. C'est inadmissible qu'on ait supprimé 100.000 lits d'hôpitaux en 10 ans. Avant la pandémie, les personnels soignants, les personnels des Ehpad, ont sonné l'alarme. Ils ont manifesté et la crise du Covid est arrivée après.

La seule façon de s'exprimer, c'est de dire qu'on refuse cet ordre social qui nous écrase

Cela a été entendu, il y a eu le Ségur de la santé, 15.000 recrutements, 19 milliards d'euros d'investissement dans l'hôpital.

Alors là, vous êtes mal informé. Vous savez que les suppressions de lits continuent. 100 lits qui sont supprimés dans la région Centre-Val de Loire dans chaque département, 250 en Indre et Loire. La prime de 180 euros, c'est pas ça ce que veulent les personnels. Ils veulent des augmentations de salaire. Ils veulent des recrutements de personnels.  De tous les personnels, des infirmières aux personnels de santé ou de médecins internes qui sont épuisés. Oui il y a de la colère, de la colère qui gronde et cette colère doit s'exprimer. La seule façon de s'exprimer, c'est de dire qu'on refuse cet ordre social qui nous écrase. Et ce sera la seule liste qui permettra de le faire.

Je cite de votre programme : vous parlez des Régions comme les vaches à lait des capitalistes, pointez notamment les 500 millions d'euros qu'elles ont versés au Fonds de solidarité pour les entreprises. Pourtant, soutenir l'économie, c'est soutenir l'emploi ?

C'est ce qu'on veut nous faire croire. Mais en réalité, aujourd'hui, le "quoi qu'il en coûte", il n'a pas protégé les travailleurs. Il n'a pas empêché les licenciements. Il n'a pas empêché que les cadences augmentent dans les entreprises. Il n'a pas empêché que les travailleurs se fassent voler leurs congés. Dans une entreprise de la région, Delpharm, qui est présente à Orléans, dans le Loiret, le patron a voulu voler les congés des travailleurs, a voulu les faire travailler plus,  supprimer les pauses, ce n'est pas la Région qui est intervenue pour protéger les travailleurs. C'est leur lutte elle même qui a limité la casse. 

Les sept têtes de liste aux élections régionales en Centre-Val de Loire
Les sept têtes de liste aux élections régionales en Centre-Val de Loire
Choix de la station

À venir dansDanssecondess