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Régionales dans le Grand Est : "La dynamique est très forte en faveur de Jean Rottner"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Sud Lorraine

Il y aura bien une quadrangulaire au deuxième tour des régionales dans le Grand Est, dimanche 27 juin. On fait le point avec le directeur de Sciences-Po Nancy, François Laval.

Jean Rottner, Laurent Jacobelli, Eliane Romani et Brigitte Klinkert, les quatre candidats qualifiés pour le deuxième tour des régionales dans le Grand est
Jean Rottner, Laurent Jacobelli, Eliane Romani et Brigitte Klinkert, les quatre candidats qualifiés pour le deuxième tour des régionales dans le Grand est © Maxppp - D. Szuster / J. Bruley / P. Brocard / V. Meyer

Le deuxième tour des élections régionales, c'est dimanche 27 juin. Et dans le Grand Est, il y aura bien quatre candidats, tous les qualifiés se maintiennent : Jean Rottner (LR, sortant), arrivé en tête avec plus de 31% des voix, Laurent Jacobelli (RN), deuxième avec plus de 21%, Eliane Romani (EELV), plus de 14%, et Brigitte Klinkert (majorité présidentielle), plus de 10% des suffrages exprimés. 

François Laval, le directeur de Sciences-Po Nancy, livre son analyse sur France Bleu Lorraine.

"La dynamique est très forte pour Jean Rottner, constate-t-il. Le RN est à 10% derrière, et son gros avantage, c'est que ses opposants sont divisés. Le Rassemblement national ne peut pas compter sur les voix de Florian Philippot, il n'y a pas d'accord à gauche entre Eliane Romani et Aurélie Filipetti, et on peut imaginer que la liste de Brigitte Klinkert continue de reculer un peu."

Maintien de la ministre Brigitte Klinkert : la nécessité d'un ancrage local avant la présidentielle

On peut s'étonner de la décision prise par la ministre Brigitte Klinkert de se maintenir, avec seulement un peu plus de 10% des suffrages. Mais pour François Laval, "c'est compliqué d'expliquer à vos colistiers que vous vous arrêtez alors que vous avez fait campagne, et qu'il n'y a normalement pas de risque de victoire du RN.

Il pense aussi à "des consignes de l'Elysée. Emmanuel Macron prépare les présidentielles. Tout bêtement, pour pouvoir être candidat, il faut avoir 500 parrainages d'élus locaux, dans 30 départements différents. Or, LREM n'en a pas beaucoup.

RN : un électorat peu sensible "à une campagne très présidentielle"

Laurent Jacobelli (RN) n'a pas fait le score qu'il espérait, ce qui bat en brèche la théorie selon laquelle l'abstention profite à l'extrême-droite. "Marine Le Pen a presque tancé ses électeurs en leur intimant d'aller voter. Elle s'attendait à ce qu'ils se mobilisent dans une campagne très présidentielle, et son électorat n'y a pas été très sensible", souligne François Laval. 

Absence d'accord Romani-Filipetti : "La gauche a compris qu'elle ne gagnerait pas cette élection"

Du côté de la gauche, Eliane Romani et Aurélie Filipetti, on l'a dit plus haut, n'ont pas trouvé d'accord. François Laval évoque "un conflit de personnes entre ces deux têtes de liste. C'est aussi la preuve que la gauche a compris qu'elle ne gagnerait pas cette élection. Parce que si elle avait eu cette opportunité, il y aurait eu cause commune, c'est ce qui s'est passé aux dernières municipales à Nancy." 

Eliane Romani (EELV) n'avait pas d'intérêt à "faire reculer des membres de sa liste" en fusionnant avec celle de L'Appel inédit.

Encore une forte abstention dimanche ? "Il y a une remobilisation quand il y a un véritable enjeu"

Enfin, selon François Laval, l'abstention risque encore d'être forte dimanche prochain. "Il y a une remobilisation quand il y a un véritable enjeu" explique le politologue, "C'est ce qui s'était passé en 2015, l'électorat notamment centriste s'était fortement mobilisé pour faire barrage à Florian Philippot. Là, l'enjeu est minime." 

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