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VIDEO - Régionales en Centre-Val de Loire: "la validation d'un bilan" pour le président réélu François Bonneau

La liste de gauche de François Bonneau arrive largement en tête aux élections régionales en Centre-Val de Loire, avec 39% des voix. "La volonté d'unir, de rassembler, de rassembler l'ensemble de la gauche (...) a été très fortement soutenue" estime le socialiste, invité de France Bleu Orléans.

François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, invité de France Bleu Orléans.
François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, invité de France Bleu Orléans. © Radio France - Antoine Denechere

La gauche, unie, arrive largement en tête en Centre-Val de Loire, au second tour des élections régionales. La liste du président sortant socialiste François Bonneau totalise plus de 39% des suffrages, dans un scrutin marqué par une forte abstention. "La prime au sortant fonctionne lorsque le travail a été fait. Ce n'est pas automatique", estime sur France Bleu Orléans François Bonneau, qui entame un troisième mandat. 

On se doute que la nuit a été courte. Quel est votre état d'esprit ce matin?

D'abord heureux, heureux pour l'équipe que je conduis, heureux pour ces près de 40 % d'électeurs qui se sont déplacés et qui ont choisi de soutenir la liste que je conduisais. Heureux parce que finalement, la volonté d'unir, de rassembler, qui m'a guidé, rassembler l'ensemble de la gauche, les écologistes, le centre gauche, cette dynamique là a été très fortement soutenue par les électeurs de notre de notre région. C'est un bon signe, qu'à la fois l'action des six années passées est bien appréciée, bien validée, c'est un signe que nos concitoyens souhaitent aller au delà des limites du politique, souhaitent se rassembler sur un projet, sur une ambition pour la région. J'ai eu depuis beaucoup de messages des milieux économiques, des milieux culturels, des milieux associatifs. Les gens sont heureux d'attaquer cette nouvelle étape.

C'est parti pour un troisième mandat. Au jeu du "Stop ou Encore" Bonneau, les gens ont dit plutôt encore hier, mais il y a très peu de joueurs. 67,2% d'abstention dans le Loiret, ces électeurs qui ont boudé les urnes, vous les entendez ? 

Bien sûr. Comment ne pas les entendre alors qu'ils avaient déjà, il y a un an, boudé les urnes pour les élections municipales, qu'ils le font pour les départementales et les régionales hier, et on le sait, la tendance est la même sur le plan national et européen, donc c'est un vrai sujet. Il faut la démocratie participative et la démocratie représentative, c'est-à-dire choisir ses représentants. Nos concitoyens aujourd'hui sont nombreux à douter de cela, à ne pas se déplacer, donc ça va être vraiment pour nous une absolue priorité, réfléchir à la manière dont on peut leur faire partager ce qu'est la politique. La politique, c'est leur quotidien, c'est les transports, les lycées, l'emploi, la formation, le développement durable, et il faut qu'on aille sur le terrain plus encore. Vous savez que j'y vais beaucoup, je passe pour quelqu'un qui est sur tous les territoires, mais il faut que nous allions avec l'ensemble de l'équipe plus encore sur le terrain pour mettre nos concitoyens dans le plaisir de faire de la politique concrète. 

Tous les présidents sortants ont été réélus. Plus qu'un vote d'adhésion, est-ce que ce n'est pas simplement ce que l'on a beaucoup entendu, une prime au sortant ?

La prime au sortant fonctionne lorsque le travail a été fait. Ce n'est pas automatique. Je crois que c'est à la fois la validation d'une présence, mais surtout une validation d'un bilan, etc. Dans notre région, on le sait, nos concitoyens considèrent qu'avec mon équipe, j'ai fait le boulot pendant six ans et ils le disent avec leur bulletin. C'est important et c'est important aussi de penser à réunir.

Vous allez devoir faire avec une nouvelle majorité, cette fois ci plus élargie que d'habitude, on va y retrouver les socialistes, bien sûr, les écologistes, les communistes, les Insoumis. Comment faire pour ménager toutes les sensibilités ? Charles Fournier estime qu'on "ne peut pas revivre le même mandat". Quel pas allez-vous faire vers ces personnes qui vous ont rejoint entre les deux tours?

C'est dans le concret que ça se passe. Il y a les déclarations et le concret. Faire en sorte que toutes nos politiques soient marquées de la volonté d'une nouvelle dynamique sociale. Aujourd'hui, il y a trop de gens, c'est aussi le sens de l'abstention, qui considèrent qu'ils sont dans une situation de précarité et de difficultés, des jeunes qui doutent de leur avenir, etc. Donc, mettre l'accent sur le social, mettre l'accent sur le développement durable, c'est-à-dire une vision du développement économique et des transports qui soit protectrice de notre environnement. Ce sont là deux éléments importants. Et puis aussi, une vision pour l'économie. On n'aura pas demain de développement de la région si on n'a pas des entreprises qui fonctionnent, si on n'a pas d'emplois pour les salariés.

Vous devriez être réélu vendredi, il y a peu de suspense. Quelle va être votre première mesure ?

Elle est immédiate, c'est par rapport à l'attractivité de notre région et à la politique touristique que nous mettons en œuvre là pour le mois de juillet et pour le mois d'août. Il faut vraiment faire une grande grande mobilisation pour sortir de la période du confinement. On a des atouts formidables la Loire à vélo, on a  les Nouvelles Renaissance(s), des spectacles dans les grands sites, etc. Il faut réussir la saison touristique, je dis ça pour les restaurateurs, je dis ça pour le commerce, je dis ça pour nos sites, pour les associations qu'animent. Et puis, le deuxième enjeu, c'est préparer la rentrée. Je parlais tout à l'heure de solidarité, la rentrée, c'est par exemple l'ordi solidaire, un ordi à 20 euros pour un boursier six parts. Donc, il faut créer les conditions de l'égalité des chances, non pas dans le discours, mais dans la réalité. Ça va être une priorité, préparer la rentrée pour que chaque jeune ait sa chance.

On va parler de votre équipe au Conseil Régional qui sera votre premier vice-président?

Ça n'est pas encore décidé.

Cela pourrait être un Insoumis ?

Non, ça ne pourra pas être un insoumis parce qu'un premier vice-président, c'est ma conception des choses, il est appelé à me représenter dans beaucoup de situations, donc il est dans une grande proximité et il appartient à la force politique majoritaire de cette majorité. Il sera socialiste.

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