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Elections régionales en Ile-de-France : la bataille de l'entre deux tours est engagée

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Par , France Bleu Paris

Alors que Valérie Pécresse est en tête à l'issue du premier tour des élections régionales en Ile-de-France, la gauche et les écologistes ont décidé de s'unir au deuxième tour pour lui faire face. De leur côté, le RN et LREM se maintiennent. La campagne de l'entre deux tours est sans pitié.

Valérie Pécresse, Julien Bayou, Jordan Bardella , Laurent Saint-Martin
Valérie Pécresse, Julien Bayou, Jordan Bardella , Laurent Saint-Martin © Maxppp - Olivier Corsan Alexis Sciard

La campagne de l'entre deux tours pour les élections régionales en Ile-de-France a commencé sur les chapeaux de roue. La bataille pour gagner la région Ile-de-France est acharnée.

À l'issue du premier tour, la présidente sortante Valérie Pécresse (union à droite) est en tête (35,94%). Mais au second tour, elle doit faire face à une gauche et des écologistes (total 34,26%) qui ont décidé de s'unir derrière Julien Bayou pour tenter de remporter la victoire. 

Quant au Rassemblement Nationale avec Jordan Bardella et à La République en Marche avec Laurent Saint-Martin, ils ne lâchent pas et présentent, eux aussi, leur liste au second tour.

En Ile-de-France il y a donc une quadrangulaire pour le second tour des régionales.

Rachida Dati monte au créneau

Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris a appelé les Parisiens à la mobilisation pour le second, en avertissant dans un communiqué que "la très forte abstention pourrait favoriser la liste de fusion de la gauche". 

Rachida Dati estime que "Cette gauche est un danger pour l'Île-de-France". Elle fustige une "ambiguïté sur des sujets aussi importants que la défense des valeurs de la République et la lutte contre le communautarisme". Elle juge cette gauche " incompétente, sectaire et antisociale".

Le réquisitoire d'Anne Hidalgo contre Valérie Pécresse 

La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, qui soutient la fusion des listes de gauche, était sur franceinfo ce mercredi matin. Elle a tiré à boulets rouges sur Valérie Pécresse en critiquant vertement son bilan à la tête de la région. Elle estime que la présidente sortant de l'Ile-de-France n'a pas fait "grand-chose" pour la région. Elle critique son bilan sur les lycées qu'elle juge "dramatique" et lui reproche "une politique très clientéliste parce que les lycées parisiens ont été particulièrement maltraités".  

D'après la socialiste, la politique de la présidente de l'Île-de-France "n'a pas du tout été visionnaire sur les questions d'écologie, de lutte contre la pollution. Je me souviens encore combien en 2016-2017, elle a essayé d'empêcher Paris de faire ce que nous avons fait en matière de lutte contre la pollution". dit-elle. 

Valérie Pécresse et le "duel du deuxième tour"

La présidente sortante de la région estime être "le seul rempart contre cette gauche extrême". Elle était invitée du France Inter mardi. 

"Je le dis à tous les Franciliens qui n'ont pas voté pour moi au premier tour ou qui se sont abstenus en pensant que c'était déjà gagné, cela n'est pas gagné, cela se jouera au deuxième tour", a-t-elle poursuivi. 

Pour Valérie Pécresse, ce deuxième tour est "un duel, c'est un choix de société, entre moi et une alliance où j'estime que le Parti socialiste a perdu son âme, une alliance entre les socialistes, les Verts et LFI/Génération.s qui ont un problème avec la République."

Valérie Pécresse a aussi prévenu qu'elle arrêterait la politique si elle perdait cette élection régionale, alors même qu'elle fait partie des potentiels candidats de la droite évoqués pour la présidentielle de 2022.

Une fusion pour créer une dynamique à gauche

"Si on pense que ce rassemblement peut créer une dynamique, alors rien n'est joué", a affirmé lundi Clémentine Autain pour qui Valérie Pécresse "n'a aucune réserve" de voix.

La liste d'union de la gauche conduite par Julien Bayou (EELV) s'intitule "Le rassemblement pour l'écologie et la solidarité". Audrey Pulvar et est deuxième position. L'accord de fusion a été conclu après une nuit blanche et une douzaine d'heures de négociations.

Les interrogations du RN

"C'est vrai que nos électeurs ne se sont pas mobilisés mais ça ne veut pas dire qu'il y a une désaffection sur le fond et sur les idées", assure sur LCI le numéro deux du parti Jordan Bardella, tête de liste RN aux régionales en Ile-de-France. "C'est difficile de tirer des enseignements quand vos électeurs n'ont pas voté", ajoute-t-il.

Au premier tour, le Rassemblement National a chuté de neuf points et il n'est en tête que dans une seule région au lieu de six en 2015.

LREM défend l'idée de la pluralité des oppositions

Aucune victoire n'est possible pour Laurent Saint-Martin qui se maintient au second tour. Il ne croit pas à l'appel "à la mobilisation de tous les Républicains sincères" de Valérie Pécresse. 

"Valérie Pécresse ne pense pas ce qu'elle dit, si elle pensait réellement ne pas pouvoir être réélue, elle aurait fait des propositions d'alliance d'entre deux tours pour assurer la réélection", a-t-il estimé sur Sud Radio.

LREM s'explique sur son maintien. "Soyons clairs : Valérie Pécresse va gagner dimanche en Île-de-France", a estimé mardi dans un message publié sur Twitter Julien Bargeton, numéro deux à Paris sur la liste de la majorité présidentielle. Il estime que "l'enjeu est la pluralité des oppositions". 

"Je vois Valérie Pécresse renvoyer la gauche à des indigénistes, et Bayou qui renvoie Pécresse à l'extrême droite: notre rôle au Conseil régional sera d'avoir une voix qui ne tombera pas dans ces débats caricaturaux" et "malsains", abonde une figure du parti.

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