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Régionales en Occitanie : revivez le débat entre huit des neuf candidats

Huit des neuf candidats têtes de liste aux élections régionales en Occitanie ont débattu ce mercredi 9 juin sur France 3, en partenariat avec France Bleu, à moins de 15 jours du premier tour. Revivez le débat.

Huit des neufs candidats en lice pour les Régionales en Occitanie
Huit des neufs candidats en lice pour les Régionales en Occitanie - AFP, Radio France, Maxppp

Santé, agriculture, économie... Deux semaines après un débat organisé par France Bleu, huit des neufs candidats aux élections régionales en Occitanie ont débattu à Mirepoix (Ariège) pendant 1h30 ce mercredi soir, sur France 3, en partenariat avec France Bleu, alors que le scrutin se tient les 20 et 27 juin.

Carole Delga, présidente sortante (PS), donnée gagnante au second tour selon un récent sondage, Antoine Maurice (EELV), Malena Adrada (LO), Myriam Martin (LFI), Jean-Luc Davezac (Occitanie écologiste et citoyenne), Jean-Paul Garraud (RN), Aurelien Pradié (LR-UDI-LC), Vincent Terrail-Novès (DVD/LREM) étaient présents. Seul Anthony Le Boursicaud, candidat pour la Liste "Union Essentielle Occitanie" avait décliné l'invitation. 

La santé

Les candidats ont d'abord évoqué leurs positions sur la santé. "Demain plus aucun habitant ne doit être à plus de trente minutes de la prise en charge d'une urgence cardiaque ou d'une maternité",  dit Aurélien Pradié. Vincent Terrail-Novès salue l'action vaccinale du gouvernement et propose la même idée que le candidat LR ainsi que des bus pour aller dans les endroits éloignés "comme cela est fait dans l'Aude". Une déclaration qui a fait bondir Myriam Martin : "Il faut se battre quand il y a des difficultés, comme en Ariège. Proposer un bus quand on supprime des urgences, c'est une blague". 

Antoine Maurice veut agir sur la prévention et propose un grand plan sur la qualité de l'air, "nous pouvons agir sur les mobilités et l'agriculture pour améliorer la santé de notre population." Jean-Paul Garraud lui explique que "l'idée sera de modifier la politique gouvernementale, qui a délaissé la santé à l'Europe".

L'économie

Les candidats ont également évoqué l'économie. Carole Delga promet un fonds anti-faillite de 100 millions d'euros, et veut permettre aux entreprises en grande difficulté de voir la Région devenir actionnaire et entrer dans le capital, "pour avoir une sortie de crise positive". Sans se dire opposé à ce plan, Jean-Paul Garraud considère que la Région Occitanie "s'est affaissée, appauvrie" et explique qu'il n'est pas favorable " à une économie sous perfusion, qui ne fonctionne qu'avec des aides".

Aurélien Pradié dit "vouloir lever une nouvelle génération d'entrepreneurs. Un jeune qui fait deux mois de travail d'intérêt général pour une collectivité, aura droit à prêt à taux zéro", alors que Vincent Terrail-Novès veut une banque régionale pour l'écologie. Malena Adrada s'indigne "que l''on subventionne des entreprises" et affirme que "l'argent public doit aller dans les services publics".

Antoine Maurice, interrogé sur l'aéronautique, détaille sa volonté d'accompagner les entreprises par exemple sur le recyclage et d'accompagner "les emplois de demain par exemple dans les mobilités". De son côté, Jean-Luc Davezac souhaite se "rapprocher de ce qui se passe localement. Nous sommes régionalistes et nous pensons que la relance passe par l'écologie. L'économie de la Région pourrait par exemple être la première à zéro déchet."

Débat autour de Port-la-Nouvelle

Les candidats se sont accrochés sur Port-La Nouvelle, et le projet d'extension de ce port de l'Aude. "Nous sommes actionnaires minoritaires mais on peut bloquer les décisions. Je crois au partenariat du public et du privé, surtout sur la gestion spécifique de la gestion d'un port", dit Carole Delga. Antoine Maurice affiche sa divergence, indiquant que l'"on ne peut pas privatiser Port-la-Nouvelle pour en faire derrière un projet d'éolienne que nous soutenons un projet d'énergie fossile et de déforestation. Nous voulons un port du XXIe siècle où l'écologie est le moteur, comme des bateaux nettoyeurs de mer". 

Myriam Martin, elle, argue : "On est contre et on s'est rendu compte que c'était un désastre. C'est le port de l'économie d'avant, on fait venir des céréales d'Amérique du Nord, du bois de l'Amazonie". Ces débats "montrent bien les dissensions internes à la majorité de Madame Delga", souligne Jean-Paul Garraud. 

Les propositions sur l'agriculture

Alors que l'Occitanie, avec plus de 60.000 exploitations, est la première région agricole de France, les candidats ont débattu de leurs propositions à ce sujet. Antoine Maurice veut soutenir une transition vers une agriculture "zéro pesticide", il veut aussi aider à l'installation de nouveaux paysans en les aidant à acheter du foncier. Vincent Terrail-Novès propose d'accompagner financièrement 15.000 projets d'agriculteurs qui veulent organiser une filière courte et souhaite nommer un "référent du bien manger", alors que Myriam Martin veut aider des agriculteurs "à acquérir des terres, à se convertir en bio". Jean-Luc Davezac propose lui aussi aller "vers une agriculture sans intrans et avec des labels de qualité", quand Malena Adrada dit ne pas supporter que "les petits agriculteurs soient étranglés par les banques".

Carole Delga a elle défendu justement le label "Sud de France" et son bilan en insistant sur le fait que "nous avons 40% de produits bio et locaux dans les lycées et nous voulons arriver à 75%", et que le budget de la Région consacré à l'agriculture a été multiplié par 2,5. Aurélien Pradié, qui se pose "en défenseur des agriculteurs", propose de relancer "les projets de la colinéaire qui consistent à récolter de l'eau quand elle tombe du ciel" et prévoit "un grand plan pour l'eau". Le candidat LR s'est accroché avec le candidat écologiste parlant d'écologie intégriste. "Je suis petit fils de paysan, moi ! L'idéologie, c'est le modèle que vous vous défendez", lui a rétorqué Antoine Maurice.

Enfin, Jean-Paul Garraud propose la création d'une "maison des saisonniers", "car les agriculteurs ont des problèmes, c'est la main d'œuvre alors que nous avons trop de chômeurs."  

Débat autour de l'autoroute Toulouse-Castres

Concernant l'autoroute Toulouse-Castres, Carole Delga renvoie vers l'État : "Ce n'est pas la Région mais l'État. L'État a lancé l'appel à projet, (...) et le gouvernement va décider de l'entreprise qui va faire les travaux. La Région s'est engagée à 60 millions d'euros, donc les candidats qui disent que cela ne se fera pas, c'est mensonger. La décision a été prise et par François Hollande et par Emmanuel Macron." Myriam Martin lui a répondu : _"Les bras m'en tombent. La démocratie c'est tenir compte de ce que disent nos citoyens, certains proposent une alternative à cette autoroute. "Et elle ajoute : "Quand je pense que ce projet c'est verser 60 millions d'argent public à sans doute ce qui sera Vinci, cela pose problème !"_

Vers une quadrangulaire ?

Carole Delga a appelé à un vote utile "pour qu'il y ait le moins possible de voix pour l'extrême droite". Jean-Paul Garraud, qui lui a fait des appels du pied aux abstentionnistes, et qui a dit ne pas avoir sa carte au RN s'agace : "L'idée c'est de nous ranger dans un petit tiroir, celui des extrémistes. Je ne me reconnais pas là-dedans." 

Un récent sondage donne en tout cas la socialiste gagnante au second tour, même en cas de quadrangulaire, et ce scénario semble probable. Car concernant leur maintien au second tour alors qu'ils sont crédités de 11% des suffrages (on peut se maintenir à 10%), Vincent Terrail-Novès comme Aurélien Pradié ont tous deux sous-entendu qu'ils seraient présents au second tour. À la question vous maintiendrez-vous, le candidat soutenu par En Marche a répondu : "C'est une plaisanterie ? " 

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