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Régionales en Occitanie : Pradié promet 200 millions d'euros pour construire des "axes routiers stratégiques"

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Par , France Bleu Occitanie

Candidat des Républicains à la présidence de la région Occitanie, Aurélien Pradié a présenté sur France Bleu Occitanie son programme pour les transports. Il a écorché au passage une Carole Delga "coincée par ses amis écologistes" au sujet de la construction des routes.

Aurélien Pradié dans les studios de France Bleu Occitanie
Aurélien Pradié dans les studios de France Bleu Occitanie © Radio France - Jeanne-Marie Marco

Il est le tête de liste des Républicains pour les élections régionales en Occitanie en juin prochain. Le député du Lot, et secrétaire général des Républicains, Aurélien Pradié était l'invité de France Bleu ce lundi 10 mai.

Il y a 40 ans, le 10 mai 1981, la gauche s'emparait pour la première fois du pouvoir. Que représente aujourd'hui François Mitterrand pour le jeune élu de droite que vous êtes ?

Bon, je n'étais pas né. C'est une histoire qui me paraît ancienne, un peu lointaine. Je ne suis pas de gauche, je suis un homme de droite, mais personne ne peut contester qu'à cette époque là, François Mitterrand à incarner une forme d'espoir. Des espérances déçues. Il n'y a pas que du bien dans ce que François Mitterrand a fait. Loin de là. 

En tout cas, c'est ce que je pense, mais c'est une période qui a été pour les Français une période d'espérance. Et je pense que ce chemin, celui de l'espérance, n'est ni de gauche ni de droite. Et c'est un des chemins sur lequel je souhaite que ma famille politique puisse à nouveau reprendre le cap.

Pour ces élections régionales, vous faites des transports votre priorité. Qu'est-ce que vous proposez pour les habitants de la région ?

Voilà un mois que je suis en campagne. Et toutes les semaines je présente un pan entier de mes propositions, afin de montrer aux habitants de cette région que je ne suis pas là pour faire un coup politique. Si je suis là, c'est pour qu'une nouvelle génération préside cette région et la change. Les transports sont prioritaires. 

Aujourd'hui, nous avons une volonté de porter la ligne LGV. C'est une volonté dans laquelle je m'inscris. Je fais simplement une remarque. Pour l'instant, nous n'avons que des engagements de singe, celui du Premier ministre. Une lettre qui a été faite par le Premier ministre, qui n'est pas une convention signée mais un engagement qui n'est pas inscrit dans les budgets de la nation. 

Il nous faut trouver quatre milliards et même davantage. C'est pourquoi il faut que dans les mois qui viennent, la lettre du Premier ministre soit autre chose qu'une lettre et que nous ayons une convention de financement, comme c'est le cas en PACA. 

Mais une fois qu'on a parlé de la LGV, on n'a pas parlé de tous les transports. Je considère qu'on ne peut pas investir dans la LGV si on n'investit pas dans les TER. Et je ferai des TER une priorité, une vraie priorité. 

"Je serai comme président de région, beaucoup plus exigeant avec la SNCF."

Concrètement, qu'est ce que vous ferez, donc ?

D'abord, chaque investissement nouveau sur les TER sera conditionné à une qualité de service. Nous avons depuis 2018 une augmentation de plus de 2% des imperfections sur les transports, notamment les horaires. La SNCF paie 700.000 euros de pénalités, ce qui est dérisoire. Je serai comme président de région, beaucoup plus exigeant avec la SNCF. J'exigerais plus de transparence sur les horaires et les pénalités seront triplés pour nous assurer que ce transport soit de qualité.

Mais une fois qu'on a parlé de la LGV, et du TER, on n'a pas parlé de tous les transports. Dans notre région, le train ne représente que 10% de la mobilité régionale. Que fait-on pour le reste ? Je souhaite que nous puissions investir dans les routes. Madame Delga ne veut pas investir dans les routes parce qu'elle est coincée avec ses amis écologistes qui refusent la route. 

Moi, je considère que dans notre pays, dans notre région, on ne peut pas se déplacer sans la route. Nous créerons un fonds d'investissement routier de 200 millions d'euros qui investira chaque année dans tous les départements de la région pour qu'au terme de notre mandat, chaque département soit doté d'un axe routier stratégique. Je considère que la route n'est pas forcément négatif. Je souhaite que demain, on investisse avec les entreprises de la région dans des revêtements propres, environnementaux et respectueux des territoires. 

Malgré certaines avancées, notamment sur les financements de la LGV Bordeaux-Toulouse, vous estimez que Carole Delga n'a pas fait le travail ?

Elle l'a fait modérément. Mais moi, je ne suis pas là pour critiquer systématiquement sur la LGV. Il faut que tout le monde pousse dans le même sens. Simplement, je suis comme Saint-Thomas. Je ne crois que ce que je vois. D'abord parce que ça fait un petit moment qu'on nous parle de cette LGV.

Et donc, le seul courrier du Premier ministre, je vous dis les choses comme elles sont, ça ne vaut pas grand chose. Le Premier ministre Jean Castex dans quelques mois, il ne sera plus là. Et donc un courrier, ça ne suffit pas. Nos voisins de la région PACA ont obtenu des financements avec une convention de financement qui a été signée par l'ensemble des partis. 

C'est beaucoup plus qu'un simple courrier avec un timbre comme président de région. Mon boulot, ce n'est pas de faire de la communication politique. Mon boulot, c'est d'être exigeant et je soutiendrai tout ce qui permettra de pousser la LGV.  

"Moi, je ne tromperais pas les électeurs."

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a claqué la porte des Républicains après le refus du parti de s'allier à la République en marche aux régionales en région PACA. Votre parti va se remettre de ces cafouillages ?

Oui, il va se remettre. Et d'ailleurs, je fais partie de ceux qui se sont engagés à ce qu'on clarifie les choses. Vous savez, la politique est devenue détestable à mon sens, parce qu'elle est faite aujourd'hui de girouettes et d'opportunistes. Ça vaut pour Monsieur Estrosi, mais ça vaut aussi de tous les côtés. 

Vous savez, on a dans notre région un candidat du Rassemblement national qui est un ancien de la droite et qui est parti à la soupe parce qu'il a été battu lorsqu'il avait l'étiquette de droite. Parfois, il faut dire les choses clairement. La politique, de droite comme de gauche, elle est respectable. 

Quand on est fidèle à ses idées, je suis le seul candidat à être engagé à ce que ma liste de premier tour sur la même au second tour. Est-ce qu'un autre candidat dans cette région est capable de le faire ? Moi, je ne tromperais pas les électeurs. Je fais partie de cette génération, notamment chez les Républicains, qui considèrent que nous réussirons que si notre position est claire, et je pense qu'elle l'est désormais.  

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