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Régionales : Le FN "est un recul de ce que représente la France" (Gérard Onesta)

Toulouse, France

La liste Europe Ecologie les Verts - Front de Gauche - Nouvelle gauche socialiste - Parti Occitan menée par Gérard Onesta arrive en quatrième position en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées avec environ 10% des suffrages exprimés au premier tour des Régionales.

Gérard Onesta est un habitué des scrutins locaux
Gérard Onesta est un habitué des scrutins locaux © Radio France - Stéphanie Mora

Depuis 1988, il ne cesse de se présenter aux élections locales. Gérard Onesta a toujours essayé de conquérir le pouvoir chez lui sans jamais vraiment y parvenir. A 55 ans, le Tarnais est aujourd'hui à la tête de la seule liste mêlant Europe-Ecologie-les Verts et les composantes de « la gauche de la gauche ». Une liste créditée d'environ 10% des suffrages exprimés selon des résultats non-définitifs. En attendant, les négociations pour le second tour vont commencer ce lundi. Il s'agit pour "Les Verts" de faire barrage à la liste Front National menée par Louis Aliot et arrivée en tête du premier tour avec 31,4%. "C'est un recul complètement de ce que représente la France même aux yeux du monde, regrette Gérard Onesta, quand on va se promener dans la rue à partir d'aujourd'hui, on va se dire dans ce groupe de 10 personnes, il y en a trois, peut-être quatre qui ont réussi à mettre un jour un bulletin "brun" dans l'urne". 

Le constat dressé, la tête de liste régionale EELV analyse les résultats : "Franchement, on aurait eu deux ou trois points de plus, c'était ce que l'on espérait. Mais on espérait surtout que le Front National soit plus bas, et une situation politique beaucoup plus saine. Là, très clairement, si nous avons ouvert une route, elle porte un nom "Résistance". Nous sommes en pleine tempête. Nos rameurs sont prêts, espérons que ceux de Carole Delga le seront aussi dans la juste proportion décidée par les électeurs. Pas plus, pas moins. Ne commençons pas à donner l'impression qu'on se partage je ne sais quel poste alors que le navire est en train de couler."

Gérard Onesta (EELV) appelle à la Résistance.

Né à Albi d'un père italien ayant fui le fascisme et d'une mère montpelliéraine, Gérard Onesta est le cousin de Claude Onesta, qui deviendra le célèbre sélectionneur de l'Equipe de France de handball. Gérard, lui, suit des études d'architectures à Albi et Toulouse et monte sa propre agence, à Albi dans les années 80. C'est aussi dans les années 80, qu'il prend sa carte chez les Verts, en 1986 lors de la première poussée du Front National aux élections législatives. A 26 ans, Gérard Onesta est alors connu pour son engagement associatif et militant, il est aussi producteur et animateur d'émissions de radio libre.

Rapidement, il gagne des galons au sein des Verts à l'échelle nationale,  avant de toucher réellement à sa première campagne et pas n'importe laquelle : l'élection présidentielle de 1988. Il est alors coordinateur de la campagne d'Antoine Waechter dans le Sud-Ouest. Il est lui-même candidat écologiste aux élections cantonales dans le Tarn quelques mois plus tard. C'est sa première campagne en son nom. Suivront les municipales à Toulouse en 89, les législatives en 93 en Haute-Garonne; les européennes en 94; de nouveau les municipales mais cette fois à Albi en 95 et en 2001, les régionales en 98 (sur les listes du Tarn). Il n'en remporte aucune mais il est entre temps désigné porte-parole régional des Verts de Midi-Pyrénées. En 1994, il devient porte-parole national des Verts et sera un soutien très actif du candidat à la présidentielle Noël Mamère en 2002.

Gérard Onesta a reçu le soutien du maire EELV de Grenoble, Eric Piolle
Gérard Onesta a reçu le soutien du maire EELV de Grenoble, Eric Piolle © Radio France - Stéphanie Mora

De l'Europe à la Région

Gérard Onesta a surtout brillé grâce à sa carrière européenne. Il est élu député européen en 1991. Un mandat qu'il exercera, par trois fois, treize ans et demi au total (91-94 et 1999-2009). Il finit par abandonner la scène communautaire au profit d'un autre leader écologiste régional, José Bové.  En 2010, Gérard Onesta se lance à nouveau dans la bataille des régionales en Midi-Pyrénées, cette fois comme tête de liste régionale EELV (et non pas départementale comme en 1998). Il remporte 13.5% des voix au premier tour et fusionne avec les autres forces de gauche qui l'emportent au second tour. Gérard Onesta devient conseiller régional. Régulièrement à Sivens pour soutenir les militants anti-barrage, l'ancien architecte est aussi connu pour son combat anti-OGM. Il participe en 2004 à l'arrachage public d'OGM avec des faucheurs volontaires. Il est condamné par la justice l'année suivante aux côtés de José Bové, et  Noël Mamère notamment.

En 2015, il parvient à rallier les écologistes, le Front de Gauche, la nouvelle gauche socialiste (la toute naissante NGS) et les occitanistes sous la bannière Nouveau Monde. Cécile Duflot (EELV), Clémentine Autain (Front de Gauche), Pierre Laurent (PCF), Noël Mamère et Eric Piolle (maire EELV de Grenoble) viennent le soutenir. Gérad Onesta se fait aussi remarquer en brocardant Carole Delga pendant la campagne : "Delga ne sera pas présidente de région" confie t-il à la Gazette de Montpellier mi-novembre.

Amateur de plongée sous-marine et de musique (qu'il compose lui-même),  Gérard Onesta affirme avoir parmi ses soutiens populaires l'actrice Ariane Ascaride, le cinéaste et musicien serbe, Emir Kusturica, le comédien Robin Renucci et le réalisateur de la vérité si je mens, Thomas Gilou.

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