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Relance économique et gratuité des masques : ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron

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Par , France Bleu

Le chef de l'État a répondu aux questions de TF1 ce mardi soir, après l'accord trouvé sur un plan de relance européen après la crise du coronavirus. Emmanuel Macron a expliqué à quoi allaient servir ces 40 milliards d'euros. Il exclut par ailleurs d'instaurer la gratuité des masques dans le pays.

Emmanuel Macron était l'invité de TF1 ce lundi soir.
Emmanuel Macron était l'invité de TF1 ce lundi soir. © Maxppp - JOHN THYS / POOL

"C'est le moment le plus important de la vie de l'Europe depuis la création de l'euro" a déclaré le chef de l'État ce mardi soir, invité dans le journal de TF1. Il est revenu notamment sur l'accord négocié avec les pays de l'Union européenne et a expliqué à quoi allait servir concrètement ces fonds. 

"Nous toucherons 40 milliards d'euros sur ce plan de relance, soit le troisième bénéficiaire en Europe, ce qui correspond à 40% des dépenses qui seront les nôtres", a détaillé le chef de l'État, des fonds qui permettront de financer notamment "l'emploi des jeunes, les petites et moyennes entreprises, artisans, commerçants, le tourisme, la rénovation thermique des bâtiments".

Les revenus garantis pour les agriculteurs

Les agriculteurs seront également assurés de garder leurs revenus pour les sept prochaines années, a dit Emmanuel Macron, grâce notamment à l'accord négocié sur le futur budget de la PAC, politique agricole commune. "Nous avions peur que le Brexit ait une conséquence et qu'en quelque sorte la sortie du Royaume-Uni conduise à baisser le revenu de nos agriculteurs, ce ne sera pas le cas", a détaillé le Président.

Ces 40 milliards d'euros permettront également "de financer les régions", ajoute-t-il, "en particulier nos régions ultra-marines".

Pour rappel, le plan prévoit un fonds de 750 milliards d'euros, qui pourront être empruntés par la Commission sur les marchés. Il se compose notamment de 390 milliards de subventions, allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie, et formant une dette commune à rembourser par les Vingt-Sept.

Il n'y aura pas d'impôts supplémentaires

"Ce n'est pas le contribuable français qui payera", promet le Président à propos de la dette contractée par chaque pays européen. "Nous allons créer au niveau européen une taxe numérique (...) pour taxer les grands acteurs du numérique qui ne payent pas la même TVA, impôt sur les entreprises, que payent d'autres entreprises plus petites. Cela permettra de financer cet emprunt", a-t-il ajouté.

Il a également mis sur la table la taxe plastique, qui permettra de payer cette dette et puis la taxe carbone aux frontières, "pour éviter aussi une concurrence déloyale". Tout ça permettra de rembourser la dette contractée. Ce sont donc les grands acteurs internationaux et européens qui vont payer cette dette a promis Emmanuel Macron.

Les masques ne seront pas gratuits

Revenant sur la situation sanitaire du pays, le président de la République n'a pas fait d'annonce sur une éventuelle gratuité des masques de protection, demandée par la gauche et l'opposition, même si "la priorité reste d'avoir accès aux masques". Pour lui, le contribuable français n'a "pas vocation à payer des masques" pour tout le monde, mais ceux qui ne peuvent pas en acheter seront "aidés", alors que le port du masque est devenu obligatoire dans les lieux publics clos. "Celles et ceux qui n'ont pas les moyens doivent être aidés, mais notre rôle, c'est de sécuriser les stocks, que ce soit pour le soignants mais aussi pour les Français", a-t-il ajouté.

Tolérance zéro 

Le Président a enfin prôné une "tolérance zéro" pour tous ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre et aux soignants, notamment après l'agression de Bayonne ou celle d'un pompier en Essonne. "Une réponse immédiate est nécessaire" a dit Emmanuel Macron, qui sera "intraitable" sur les incivilités.

"Je veux que nos concitoyens mesurent ce qu'il s'est passé durant ces quatre jours et quatre nuits. C'est le fruit d'un travail de 3 ans entre la France et l'Allemagne", a conclu le chef de l'État.

Le plan de relance européen
Le plan de relance européen © Visactu
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