Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 54 en orange

Remaniement : Gérald Darmanin nommé ministre de l'Intérieur

-
Par , France Bleu, France Bleu Nord

Gérald Darmanin, jusqu'alors ministre de l'Action et des comptes publics, a été nommé lundi ministre de l'Intérieur du gouvernement Castex. Il a récemment été réélu maire de Tourcoing, dès le premier tour au mois de mars.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur
Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur © AFP - Thomas SAMSON

Il a obtenu une promotion. Jusqu'alors ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin a été nommé lundi ministre de l'Intérieur du gouvernement Castex, a annoncé le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler.

Issu de la droite LR mais rallié à Emmanuel Macron depuis 2017, Gérald Darmanin avait déjà été pressenti à Beauvau en octobre 2018, lors du dernier remaniement d'ampleur.

Récompensé

Élu maire de Tourcoing dès le premier tour au mois de mars et rare ministre "politique" expérimenté aux côtés d'Emmanuel Macron malgré son jeune âge, ancien lieutenant de Nicolas Sarkozy devenu "cogneur" de Bercy, Gérald Darmanin se voit récompensé avec sa nomination au ministère de l'Intérieur.

Juste après son élection en mars dernier, le désormais ex-ministre des Comptes publics avait expliqué vouloir "peser davantage" sur les choix politiques et "continuer à travailler" avec le président de la République.

Une sortie interprétée par certains comme une offre de services pour Matignon, même si l'intéressé jurait qu'il était un "soutien loyal et fidèle" d'Edouard Philippe.

L'arrivée de cet ambitieux de 37 ans place Beauvau en remplacement de Christophe Castaner récompense son soutien réitéré au président de la République, après plus de trois ans passés au sein de Bercy.

"Je suis sociologiquement de gauche et culturellement de droite" - Gérald Darmanin

Avant de rejoindre le "paquebot", Gérald Darmanin était novice en matière budgétaire. Mais il y a imposé sa marque en faisant voter plusieurs textes de loi, comme le droit à l'erreur, ou avec la mise en place d'une brigade d'agents des impôts dotée de pouvoirs de police.
Il peut surtout se prévaloir d'avoir mis la fiscalité française au diapason de la plupart des grands pays avancés en faisant prélever l'impôt sur le revenu directement sur la feuille de paie, malgré les fortes réticences d'Emmanuel Macron.

"Je suis sociologiquement de gauche et culturellement de droite" : voilà comment se définit l'ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, passé avec armes et bagages chez En Marche après la présidentielle de 2017.

Un discours qui trouve pleinement sa place dans le credo présidentiel du "en même temps", avec lequel Gérald Darmanin - présenté par beaucoup comme le ministre le plus "politique" du gouvernement - affirme être "très à l'aise", rejetant les accusations d'"opportunisme politique".

Fidèle sarkozyste devenu pivot de la Macronie

Ce petit-fils de tirailleur algérien, né à Valenciennes (Nord) d'un père tenancier de bar et d'une mère femme de ménage à la Banque de France, a pourtant connu une ascension sinueuse depuis son engagement au RPR à l'âge de 16 ans.

Diplômé de Sciences Po Lille, Gérald Darmanin a débuté sa carrière comme collaborateur de Christian Vanneste, exclu en 2012 de l'UMP après des propos considérés comme homophobes, avant de rejoindre Xavier Bertrand, alors secrétaire général du parti.

Passé au secrétariat d'Etat chargé des Français de l'étranger et à celui des Sports, il s'est ensuite fait élire député du Nord en 2012, puis maire de Tourcoing en 2014.

C'est aux côtés de Nicolas Sarkozy, dont il devient le porte-parole en vue de la course à la présidence de l'UMP, qu'il se fait cependant remarquer, en raison de ses prises de position en faveur des classes populaires, qu'il défend au nom de ses origines modestes.

Coordinateur de la campagne de Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite en 2016, à l'issue de laquelle ce dernier se fait balayer au premier tour, il finit par abandonner la campagne de François Fillon, en désaccord avec la ligne de LR.

Quand Emmanuel Macron remporte la présidentielle en 2017, M. Darmanin acte la rupture avec son ancien parti en rejoignant Edouard Philippe, dont il est proche, au gouvernement. Une décision vécue comme une "trahison" à droite mais que l'intéressé assume crânement.
A l'université d'été du Medef l'an dernier, il mettait en garde contre "ceux qui demandent plus de libéralisme" et prennent le risque d'une "situation à l'italienne, d'un pays fracturé".

Il a "parfaitement décodé le logiciel En Marche" et s'est fait le chantre d'un programme présidentiel appris "par cœur", abonde un député de la majorité.

Accusé de viol

Mi-juin, Gérald Darmanin a affirmé qu'il n'avait "rien à se reprocher" alors que la cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des investigations concernant une accusation de viol en 2009 à son encontre.

La Cour de cassation avait ordonné en novembre 2019 à la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris de réexaminer la validité du non-lieu dont avait bénéficié en 2018 M. Darmanin, accusé par une femme, Sophie Patterson-Spatz, de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance.

Le gouvernement

La liste des ministres : 

  • Jean-Yves le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères
  • Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, de la jeunesse et des sports
  • Bruno Le Maire, ministre de l'économie, des finances et de la relance
  • Florence Parly, ministre des armées
  • Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur
  • Elisabeth Borne, ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion
  • Sébastien Lecornu, ministre des Outre-Mer
  • Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des Territoires
  • Eric Dupont-Moretti, ministre de la Justice
  • Roselyne Bachelot, ministre de la Culture
  • Olivier Véran, ministre des solidarités et de la Santé
  • Annick Girardin, ministre de la Mer
  • Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation
  • Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation
  • Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique

Les ministres délégués :

  • Marc Fesneau,  ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec Parlement
  • Elisabeth Moreno, ministre déléguée à l'égalité femmes/hommes
  • Franck Riester, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité
  • Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du logement
  • Jean-Baptiste Djebarri, ministre délégué chargé des transports
  • Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des comptes publics
  • Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie
  • Alain Griset, ministre délégué chargé des PME
  • Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des sports
  • Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée chargée de la mémoire et des anciens combattants
  • Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la citoyenneté
  • Brigitte Klinkert : ministre déléguée chargée de l'insertion
  • Nadia Hai, ministre déléguée chargée de la ville 
  • Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l'autonomie
  • Gabriel Attal porte-parole du gouvernement
Choix de la station

À venir dansDanssecondess