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Politique

Remaniement à haut risque pour Valls et Hollande

mardi 26 août 2014 à 7:00 - Mis à jour le mardi 26 août 2014 à 17:03 Par Thibaut Lehut, France Bleu

La formation d'un nouveau gouvernement, annoncée par François Hollande lundi, cristallise l'une des plus graves crises politiques de son mandat. Dans un contexte économique et social tendu, le chef de l'Etat va devoir imposer ses choix à une majorité de moins en moins docile.

François Hollande et Manuel Valls
François Hollande et Manuel Valls © Maxppp

> VIDEO - Suivez en direct l'annonce du gouvernement Valls II (18h)

Ce ne sont plus les Verts ou le Parti radical de gauche que François Hollande va devoir désormais affronter, mais toute une aile du PS, dont les membres les plus éminents viennent de faire exploser le gouvernement. Avec le départ d'Arnaud Montebourg, de Benoît Hamon et d'Aurélie Filippetti, l'Elysée et Manuel Valls ont lancé un message fort à leurs amis politiques : ils n'infléchiront pas le cap de leur politique économique et poursuivront l'austérité. Alors que la nouvelle équipe gouvernementale sera annoncée ce mardi après-midi, une question émerge cependant : restera-t-il encore une majorité pour la soutenir ?"La base de la majorité présidentielle et parlementaire s'est rétrécie après le départ des Verts du gouvernement dans la foulée de la nomination de Valls et elle se rétrécira encore davantage si les députés frondeurs sont soutenus par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon" , explique en effet à l'AFP le politologue Frédéric Dabi (Ifop).

Jean-Vincent Holeindre, Politologue

Dissolution inéluctable ou réflexe de survie ?

De fait, c'est bien vers les parlementaires que tous les regards vont se tourner, sitôt le gouvernement nommé. Si les écologistes ont déjà annoncé lundi soir qu'ils ne la soutiendraient pas, le groupe socialiste ne semble pas disposé à accorder un blanc-seing à la nouvelle équipe Valls. Or le Premier ministre et François Hollande ne peuvent se permettre de perdre le soutien de nouveaux députés. Le groupe PS, qui détient une fragile majorité à l'Assemblée, a déjà vu bon nombre de ses membres se désolidariser du gouvernement en avril, quand 41 frondeurs s'étaient abstenus sur le vote du programme d'économies 2015-2017. C'est donc à un difficile exercice d'équilibrisme politique que l'exécutif doit se plier en deux jours. Impossible de compter sur le seul soutien des hommes de Valls, qui ne pesait que 5,63% lors de la primaire socialiste de 2011, contre 17,19% pour Montebourg et 30,42% pour Aubry, tous deux représentants de cette aile gauche "frondeuse" du PS. S'il est mis en minorité au sein même de son propre camp, le chef de l'Etat n'aura d'autre choix que de recourir à la dissolution. Une extrémité que la gauche de la gauche ne juge plus taboue, le Parti de gauche réclamant "un retour aux urnes", et que l'opposition évoque ouvertement.

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