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Remaniement : les réactions après l'annonce du nouveau gouvernement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le nouveau gouvernement a été annoncé ce lundi soir. La nomination d'Eric Dupond-Moretti à la Justice ou encore celle de Gérald Darmnin à l'Intérieur ont fait beaucoup réagir.

Les nominations d'Eric Dupont-Moretti et Gérald Darmanin font notamment beaucoup réagir.
Les nominations d'Eric Dupont-Moretti et Gérald Darmanin font notamment beaucoup réagir. © Maxppp - Maxppp

Le secrétaire général de l'Elysée a annoncé lundi soir les noms des nouveaux ministres et ministres délégués du gouvernement de Jean Castex. Eric Dupond-Moretti devient ministre de la Justice, Gérald Darmanin décroche l'Intérieur et Barbara Pompili, députée LREM de la Somme, devient ministre de la Transition écologique.

Un nouveau gouvernement qui fait beaucoup réagir. 

"Une déclaration de guerre à la magistrature"

L'arrivée d'Eric Dupond-Moretti au ministère de la Justice fait couler beaucoup d'encre. L'Union Syndicale des Magistrats a notamment déclaré que cette nomination était "une déclaration de guerre à la magistrature". "Eric Dupond-Moretti semble détester les magistrats qu'il ne se prive pas d'insulter régulièrement, il souhaite la suppression de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), la scission du corps (siège/parquet), soit tout l'inverse de ce que porte l'USM", a déclaré Céline Parisot, présidente de l'Union syndicale des magistrats.

Nommer une personnalité aussi clivante et qui méprise à ce point les magistrats, c'est une déclaration de guerre à la magistrature. - Céline Parisot, présidente de l'Union syndicale des magistrats

Autre son de cloche du côté de Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux qui représente les 70.000 avocats français. Elle a déclaré à l'AFP : "Les avocats attendent des actes politiques forts, un ministre qui les soutienne, qui sache ce qu'est être avocat. Eric Dupond-Moretti incarne cela". Selon elle, "il représente la liberté de parole, la défense des droits".

Pour Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, "à la Justice est nommé un militant d'extrême gauche qui souhaite l'interdiction du RN, premier parti d'opposition. Ça promet...".

"A lui d'aller chercher l'argent pour les policiers"

L'arrivée de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur a notamment fait réagir les syndicats de policiers. Pour Yves Lefebvre, patron du syndicat Unité SGP FO, "il avait les cordons de la bourse comme ministre du Budget. Maintenant qu'il est le premier flic de France, à lui d'aller chercher l'argent pour les policiers, pour l'indemnité du travail de nuit ou la nouvelle bonification indiciaire".

Pour Fabien Vanhemelryck, du syndicat Alliance, "le malaise est grand dans les rangs de la police et nous le jugerons sur les actes. Un soutien sans faille est indispensable et l'amélioration des conditions de travail doit être immédiate (matériel, mesures sociales, revalorisation heures de nuit.... ). En espérant qu'il nous rencontre rapidement et qu'un plan Marshall se mette en place dans la foulée".

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a lui salué l'arrivée du maire de Tourcoing place Beauvau : "Notre pays a besoin d'un ministre de l'Intérieur efficace. Gérald Darmanin a les qualités pour assumer cette mission. Je sais quel honneur cela représente pour ce serviteur de l'État".

Un gouvernement "libéral banal" et "plus à droite que jamais"

Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, estime lui que c'est "un gouvernement libéral banal. Castaner/Belloubet, hontes de l'Intérieur et de la Justice enfin démissionnés. Darmanin et Dupond-Moretti doivent rétablir la dignité et l'honneur."

Interrogé par l'AFP, Christian Jacob, président des Républicains, a déclaré : "Tout ça pour ça ! (...) Ce gouvernement, pour quoi faire? C'est essentiellement un jeu de chaises musicales (...) On est face à une crise économique et sociale sans précédent, avec un président de la République incapable de fixer un cap et une ambition, et qui essaie de gagner du temps avec un casting sans savoir quelle pièce va être jouée".

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure est également déçu : "La crise appelait un changement profond. Au final, c'est un gouvernement plus à droite que jamais. Macron promettait de se réinventer mais il continue de concentrer tous les pouvoirs. Ce n'est pas un gouvernement, c'est un caprice." 

Julien Bayou, secrétaire général d'EELV, a lui souhaité "Bon vent" à Barbara Pompili, nommée ministre de la Transition écologique : "Une feuille de route simple, celle de la Convention citoyenne, climat. Espérons qu'elle fasse mieux que lors de son passage comme secrétaire d'Etat à la biodiversité sous Hollande. Assez de discours, des actes".

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