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Politique

Remaniement : "Un gouvernement en cohérence avec les objectifs"

lundi 25 août 2014 à 17:13 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde

C'est le souhait de l'ex-ministre Michèle Delaunay à l'annonce du remaniement ministériel réclamé par François Hollande. Le président du Conseil général de la Gironde, Philippe Madrelle, réclame la fin de la récréation. L'UMP Yves d'Amécourt estime qu'il n'y a plus de majorité.

Manuel Valls et Arnaud Montebourg à la sortie du conseil des ministres : l'image appartient désormais au passé
Manuel Valls et Arnaud Montebourg à la sortie du conseil des ministres : l'image appartient désormais au passé © Maxppp

Michèle Delaunay (PS) : "On doit retrouver un cap, un courage"

Michèle Delaunay - Maxppp
Michèle Delaunay © Maxppp

"François Hollande ne pouvait demeurer dans l'atmosphère actuelle sans prendre la direction des choses. Il était indispensable de demander à Manuel Valls de composer un gouvernement en cohérence avec les objectifs fixés. Il y a quelques mois, on parlait de couacs. Ici, ce sont de vrais désaccords. On doit retrouver une ligne, un cap, un courage. C'est la bonne décision.

Pour la suite, il faut savoir que ce que fait chaque ministre est très important. Un ministre en moins et ce sont des administratifs qui font le travail. En fait, le gouvernement doit surtout être très compact dans son expression. Chacun a son poste. Me concernant, je pense que le ministère qui a été le mien n'est pas concerné par ce remaniement. Point. Je ne fais pas de travaux d'approche. Je peux vous en donner ma parole."

Yves d'Amécourt (UMP) : "La crise est devant nous"

Yves d'Amécourt UMP Gironde - Radio France
Yves d'Amécourt UMP Gironde © Radio France - Yves Maugue

"Les Verts ont quitté la majorité lors du dernier remaniement. Le Front de gauche a quitté la majorité dès après l'élection présidentielle. Aujourd'hui François Hollande dit merci à Arnaud Montebourg et on se demande bien comment le Président de la République va continuer à gouverner. On attend désormais la réaction des députés et des sénateurs pour savoir s'il conserve une majorité au Parlement. Donc la crise est devant nous. C'est un Président qui a été élu contre Nicolas Sarkozy et qui n'a pas été élu sur un projet. D'ailleurs, dès le lendemain de son élection, il a commencé à faire l'inverse de ce pour quoi il avait été élu. Aujourd'hui, il y a une majorité d'intérêts à l'Assemblée nationale et non une majorité d'idées. Mais la France n'a pas le temps d'attendre et le mieux serait d'appeler le peuple à voter de nouveau pour que l'on ait une majorité de travail à l'Assemblée et que l'on puisse faire passer les réformes dont la France a besoin."

Philippe Madrelle (PS) : "Il faut que la récréation s'arrête"

Philippe Madrelle, le président du Conseil Général de la Gironde - Maxppp
Philippe Madrelle, le président du Conseil Général de la Gironde © Maxppp

"Si on n'est pas d'accord, il y a une règle tacite : on démissionne. On connait des exemples, Jean-Pierre Chevènement, Léon Schwartzenberg et d'autres aussi au sein de la droite. D'ailleurs la droite me fait bien rire quand on sait que le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a duré 41 jours, que le gouvernement de François Fillon a duré 42 jours. Valls, c'est déjà 147 jours. 

Le Parti socialiste est un parti de débat, un parti où il y a des oppositions, un parti où il y a des courants. Mais, comme disait Jules Guesde, la première des règles au sein du Parti socialiste, c'est la discipline. A l'intérieur du Parti, si on n'est pas d'accord, on le dit, on l'exprime, on tente de faire valoir son point de vue. Mais à l'extérieur, il faut que la récréation s'arrête."