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Politique

INFOGRAPHIE - Rentrée : les dossiers sensibles qui attendent le gouvernement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le Conseil des ministres, ce mercredi, est synonyme de rentrée pour le gouvernement. Ce dernier va devoir gérer plusieurs dossiers sensibles et a prévu de lancer plusieurs réformes compliquées. Tour d'horizon de cette rentrée politique.

Emmanuel Macron va présider le premier Conseil des ministres post-estival, ce mercredi.
Emmanuel Macron va présider le premier Conseil des ministres post-estival, ce mercredi. © AFP - Francois Mori / POOL

Les vacances sont terminées pour le gouvernement. Le premier Conseil des ministres post-estival a en effet lieu ce mercredi matin à Paris. Et pour cette rentrée, Emmanuel Macron a prévu de poursuivre ses réformes, avec les chantiers périlleux des retraites et de la PMA pour toutes, notamment. 

Alors que la colère continue de couver dans une partie du pays, l'exécutif entame une année qui s'annonce mouvementée et à fort enjeu politique, puisqu'elle sera marquée par les élections municipales en mars prochain. Voici les principaux dossiers à surveiller.

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La PMA pour toutes

Promis par le candidat Macron, plusieurs fois repoussé, le projet de loi sur la bioéthique et sa mesure phare sur l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes doit être examiné à partir du 24 septembre par les députés. Présenté le 24 juillet en Conseil des ministres, le texte prévoit le remboursement de la PMA par la Sécurité sociale, mais aussi la possibilité d'autoconservation de ses ovocytes et la fin partielle de l'anonymat du don de sperme. La gestation pour autrui (GPA), elle, doit rester interdite.

Le débat au tour de ce projet de loi pourrait réveiller la Manif pour Tous, ce qui pourrait compliquer la campagne des municipales de La République en Marche. Une vingtaine d'associations ont annoncé une manifestation de protestation le 6 octobre à Paris.

Les retraites

La réforme des retraites est le gros dossier des mois à venir. Le rapport Delevoye, présenté au juillet, a tracé les grandes lignes du débat : la disparition des 42 régimes spéciaux de retraite remplacés par un régime de retraite universel par points, et un âge d’équilibre fixé à 64 ans.

Sur ce dossier, le gouvernement ouvre une nouvelle phase de concertation. Les partenaires sociaux seront reçus par Edouard Philippe les 5 et 6 septembre. La date de présentation du projet de loi n'est pas encore fixée. FO et la CGT ont déjà prévu de mobiliser contre la réforme, unanimement rejetée par les syndicats, à la fin du mois de septembre.

Une crise qui s'amplifie à l'hôpital

La ministre de la Santé Agnès Buzyn ne pourra faire l'économie de trouver de l'argent pour l'hôpital public, dont les personnels sont à bout. 217 services d'urgences sont en grève pour plus de moyens, un chiffre qui n'a cessé d'augmenter depuis plusieurs mois. Le gouvernement va devoir trouver des solutions.

Le casse-tête du budget

Dans le domaine économique, Emmanuel Macron ne devrait pas décréter de nouvelles mesures de lutte contre le chômage : le taux a atteint au deuxième trimestre 8,5%, son plus bas niveau en 10 ans, et le gouvernement a toujours demandé du temps pour que les effets des réformes engagées se fassent sentir.

C'est le bouclage du budget 2020 qui sera en revanche difficile à effectuer. De bonnes nouvelles ont notamment été annoncées côté fiscalité, avec des baisses de l’impôt sur le revenu à hauteur de de 5 milliards d’euros, la suppression de la taxe d’habitation, la suppression de niches fiscales pour les entreprises. Mais il faut financer ces mesures, qui s'ajoutent aux aides annoncées suite à la crise des "gilets jaunes". Les caisses de l'État ont été délestées sur 2019 et 2020 de près de 17 milliards d'euros.

Emmanuel Macron a aussi renoncé à une forte baisse du nombre de fonctionnaires, allégeant la pression politique sur ce sujet explosif. Mais la Cour des Comptes a épinglé en juin le flou sur le financement des mesures et craint un dérapage des déficits. Autre point noir, la récession qui menace l'Allemagne, principal partenaire économique de la France, et qui pourrait venir fragiliser la faible croissance française.

Déclaration de guerre au plastique

Le Sénat examinera à partir du 24 septembre le projet de loi sur l'économie circulaire, qui décrète la guerre au plastique. Il prévoit d'en renforcer la collecte, afin de réduire de moitié les déchets mis en décharge et d'atteindre 100% de plastiques recyclés d'ici à 2025. Indice de "réparabilité" des produits, nouvelles filières de responsabilité et systèmes de consigne sont ses principaux points. 

Autre innovation, la mise en place d'une convention citoyenne de Français tirés au sort chargés de réfléchir à de nouvelles solutions écologiques. Pour l'Elysée, cette forme de politique participative est le marqueur d'un "acte II" du quinquennat qui se veut plus ouvert au dialogue.

Les fonctionnaires et les profs sur le qui-vive

Deux réformes déjà appliquées ou sur le point de l'être pourraient refaire parler d'elles à la rentrée. Celle de la fonction publique d'abord, promulguée début août, prévoit notamment un recours accru aux contractuels et un mécanisme de rupture conventionnelle comme dans le privé. Les syndicats la perçoivent comme un "mauvais coup" et attendent que les modalités de sa mise en application soient précisées, le 5 septembre.

L'autre réforme, c'est celle du lycée. Elle acte la suppression des filières en voie générale, et redéfinit la forme du bac, dont la note finale sera calculée à 40% à partir du contrôle continu et à 60% selon les résultats des épreuves terminales. Des enseignants y restent opposés et l'édition du bac 2019 a été perturbée par des mouvements de grève. Plusieurs organisations syndicales du secondaire avaient promis en juillet une rentrée scolaire "très compliquée", avec des préavis de grève sur l'ensemble du mois de septembre.

Des agriculteurs en colère

L'accord de libre-échange avec le Canada (Ceta), ratifié par les députés LREM en juillet, a suscité la colère d'une partie du monde agricole. Et un feuilleton est venu rythmé l'été : celui des permanences de députés marcheurs dégradées, partout en France, tantôt par des agriculteurs, tantôt par des "gilets jaunes", tantôt par des écologistes. La gendarmerie nationale expliquait début août avoir reçu des consignes de la part des préfectures pour patrouiller davantage autour des permanences et des résidences de députés pouvant être ciblées. 

La question des migrants s'invite à l'Assemblée

Un débat sur la politique migratoire sera organisé le 25 septembre à l'Assemblée nationale. Un rendez-vous voulu par Emmanuel Macron, qui n'est pas forcément censé déboucher sur des décisions mais qui déchaînera sans doute les passions, au moins le temps d'une journée à l'Assemblée. Un débat identique aura lieu le 2 octobre au Sénat.

Les municipales ont déjà commencé

Elles n'auront lieu que dans sept mois mais occupent déjà les états-majors politiques, Emmanuel Macron compris, qui arbitre les investitures dans les principales villes. Le choix des candidats suscite de nombreuses frictions entre La République en marche, en quête d'ancrage local, et son allié le MoDem, par exemple à Bordeaux, Rennes, Toulouse ou Marseille. Et à Paris, Cédric Villani, écarté au profit de Benjamin Griveaux de l'investiture LREM, réfléchit à une candidature alternative qui met l'entourage de Macron sous pression.

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