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Politique

​Rentrée politique : les grands dossiers qui attendent le gouvernement

mardi 18 août 2015 à 13:17 - Mis à jour le mercredi 19 août 2015 à 3:00 France Bleu Bourgogne

​Les ministres du gouvernement font leur avant-dernière rentrée à l'Elysée ce mercredi, pour leur premier conseil des ministres de cette saison. Alors que la fin de l'année sera politiquement chargée, avec un rendez-vous électoral majeur, les régionales, et un événement international, la COP21, l'équipe de Manuel Valls va devoir s'attacher à plusieurs dossiers prioritaires.

Les ministres du gouvernement, le 31 juillet avant leur départ en vacances
Les ministres du gouvernement, le 31 juillet avant leur départ en vacances © MaxPPP

​Les vacances ont été de courte durée pour les ministres du gouvernement : partis à l'issue de leur dernier conseil des ministres de la saison 2014-2015 le 31 juillet, ils seront de retour au travail dès ce mercredi à l'Elysée, où François Hollande est déjà revenu depuis ce week-end. Il faut dire que le programme s'annonce chargé pour le "gouvernement de combat" voulu par le chef de l'Etat : à quatre mois des élections régionales, la gauche n'est pas en position de force et doit tenter de redresser la barre.

Cette rentrée politique est d'autant plus importante pour les ministres que c'est, selon beaucoup d'observateurs, la dernière rentrée "utile" du quinquennat : en effet, l'an prochain à la même période, il restera moins d'un an avant l'élection présidentielle, et la plupart des représentants politiques seront entrés, plus ou moins explicitement, en campagne ; les gros dossiers pourraient donc se retrouver mis en sourdine.

Qui pour remplacer François Rebsamen au Travail ?

C'est la première question qui intéressera François Hollande et Manuel Valls, dès le conseil des ministres de ce mercredi : le remplacement de François Rebsamen. Le ministre du Travail, réélu maire de Dijon le 10 août dernier, va devoir quitter le gouvernement . Il "pourra encore assurer ses responsabilités pendant quelques jours ou quelques semaines, le temps de transmettre ses dossiers à son successeur", a précisé Manuel Valls la semaine dernière.

Reste à savoir qui sera le successeur en question. Pour l'heure aucune certitude, mais plusieurs noms circulent, dont celui d'Alain Vidalies, actuel secrétaire d'Etat aux Transports, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, ou Jean-Marc Germain, un proche de Martine Aubry. En tout état de cause, le successeur de François Rebsamen aura fort à faire, car l'inversion de la courbe du chômage, annoncée depuis le début du mandat de Françiois Hollande, n'est toujours pas arrivée . Or, c'est la condition sine qua non que François Hollande a posé à sa candidature à une réélection en 2017.

L'épineux dossier des éleveurs

C'est le dossier qui a occupé la scène politique tout l'été : la protestation des producteurs de viande et de lait à propos des prix de leurs produits. Après deux semaines de manifestations et de blocages fin juillet, les éleveurs ont obtenu, après une ronde de négociations, la fixation d'un tarif minimum.

Mais les industriels chargés de l'abattage et de la transformation de leurs viandes n'ont pas tous accepté ces prix. Les deux principaux industriels de la filière porcine, la Cooperl et Bigard, boycottent depuis plus d'une semaine le Marché du porc breton, où la cotation du porc pour toute la France est fixée.

Après que la Cooperl et Bigard ont boycotté une table ronde lundi à Paris, les différents acteurs de la filière seront invités dès la semaine prochaine à prendre part à des discussions destinées à réformer le mode de fixation de la viande .

Le budget 2016

Alors que le gouvernement attendait une croissance autour de 0,3% pour le deuxième trimestre 2015, celle-ci est nulle. "La reprise est là mais elle (...) ne permet pas encore de redistribuer à tous les Françoais leur part des efforts consentis ces dernières années " , a expliqué le ministre des Finances Michel Sapin dans une tribune, parue vendredi dans le Monde. Le ministre s'est donc dit réticent à de nouvelles baisses d'impôts, après celles accordées pour l'impôt sur le revenu à neuf millions de foyers.

Pour préparer le budget 2016, le gouvernement s'est fixé comme priorités la santé et l'éducation, ainsi que les aides aux entreprises, et toujours la réduction du déficit. Le 9 juillet dernier, Michel Sapin a rappelé devant l'Assemblée nationale que le budget 2016 serait toujours dans la trajectoire fixée par le programme de stabilité, qui doit permettre de ramener le déficit public à 2,7% du PIB en 2017.

La sécurité routière

Les mauvais chiffres de la mortalité routière, qui a encore progressé de près de 20% en juillet par rapport à la même période en 2014, et un rapport qui pointe un "manque de volonté politique" pour combattre l'insécurité routière, le gouvernement a décidé d'agir : pour la première fois depuis 2011, il réunira "à la rentrée" un Comité interministériel à la sécurité routière (CISR).

Un projet pour l'Europe ?

C'était une annonce de François Hollande en juillet dernier : la présentation d'une série de propositions politiques pour mettre en place "un gouvernement économique européen" , dont la fonction serait de voter un "budget de la zone euro". Celui-ci permettrait de freiner des crises comme celle subie par la Grèce en ce moment, qui a failli lui coûter sa place au sein de la zone euro.

Objectif : "formuler des propositions à nos partenaires à l'autonome", selon Manuel Valls, qui a indiqué que le gouvernement travaillait déjà à la rédaction de ce texte "qui sera une base de débat" pour des discussions au niveau européen.

Pleins feux sur la COP21

Si vous n'avez pas encore retenu ce sigle, faites-le maintenant, car vous allez en entendre parler d'ici la fin de l'année : COP21, pour la 21e Conférence des Parties sur le climat. Cette conférence qui se déroulera du 30 novembre au 15 décembre à Paris a pour objectif d'aboutir à un nouvel accord mondial sur le climat.

D'ores et déjà, le gouvernement français, et en particulier la ministre de l'Ecologie Ségolère Royal, veulent être en pointe sur le sujet . La ministre était en déplacement en Afrique, ce début de semaine, pour y faire la promotion de la COP21.

Les régionales en vue

C'est l'horizon politique principal de la fin d'année : les élections régionales, dans les 13 nouvelles grandes régions redécoupées (plus l'outre-mer), qui se dérouleront les 6 et 13 décembre prochains . Ces élections sont importantes pour la gauche, car à l'heure actuelle toutes les régions métropolitaines, sauf une (l'Alsace), sont acquises au PS ou aux radicaux de gauche. Une vague bleue, après la défaite subie en début d'année lors des départementales, serait un nouveau revers électoral d'envergure pour le gouvernement.