Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

VIDÉOS - Retour en six dates sur l'ascension fulgurante d'Emmanuel Macron, plus jeune président de la Vème République

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

En remportant le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron devient le plus jeune président de la Vème République. De son travail dans l'ombre du gouvernement Hollande à son élection, retour en six dates sur un parcours fulgurant.

Emmanuel Macron sur l'esplanade du Louvre, face à ses partisans le soir de son élection.
Emmanuel Macron sur l'esplanade du Louvre, face à ses partisans le soir de son élection. © AFP - Patrick Kovarik

A 39 ans, Emmanuel Macron est devenu, ce dimanche 7 mai, le plus jeune président de la Cinquième République après sa victoire contre Marine Le Pen. De sa nomination comme secrétaire général adjoint à l'Elysée à son élection, retour sur le parcours d'un homme très pressé.

1.Conseiller à l'Elysée, il murmure à l'oreille de Hollande

En mai 2012, Emmanuel Macron est nommé secrétaire général adjoint de l'Élysée auprès de François Hollande. A 34 ans, il prend déjà toute la lumière et fait davantage parler de lui que le secrétaire général de l'Elysée lui-même. Il avait été, en 2007, rapporteur adjoint de la commission Attali, avant d'en être nommé membre. C'est là qu'il côtoie des grands patrons, se créé un réseau. "Un formidable accélérateur de carrière", explique Philippe Riutort, chercheur au laboratoire Communication et politique du CNRS. Macron est l'un des artisans du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. Lors de son pot de départ de l'Elysée, en juillet 2014, François Hollande aura cette petite blague : "Je me suis souvent présenté à l'étranger comme l'homme qui travaille avec Emmanuel Macron". A l'époque, L'Express dresse le portrait du Mozart de l'Elysée et affirme que Jacques Attali l'imagine alors "Président dans 20 ans".

François Hollande et Emmanuel Macron en avril 2014, lors d'une réception à l'Elysée.
François Hollande et Emmanuel Macron en avril 2014, lors d'une réception à l'Elysée. © AFP - Alain Jocard

2. Ministre de l'Economie, de l'ombre à la lumière

Le 26 août 2014, à la faveur de la démission d'Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron est nommé ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II. En annonçant sa nomination, Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Elysée, qui a suggéré sa nomination, ne peut s'empêcher de sourire. Emmanuel Macron devient le plus jeune ministre de l’Économie depuis Valéry Giscard d'Estaing. "Il devient un personnage public", explique Philippe Riutort. "Il devient le porte-voix de la politique économique de François Hollande. Il travaille sa communication de très près". Il se méfie des médias. "Il se méfie énormément des journalistes politiques, de la petite phrase. Il préférait être suivi sur des gros dossiers au long cours," explique le chercheur. "Il préfèrait être vu comme un ministre qui agit plutôt que comme un ministre qui parle." Dans la vidéo ci-dessous, Jean-Pierre Jouyet annonce la nomination d'Emmanuel Macron avec un large sourire (à 1'36").

Ministre de l'Economie, il mûrit le projet de devenir un présidentiable. "Très tôt, sa visibilité dépasse le politique", explique Philippe Riutort. Il fait la une de Paris Match, mais aussi de magazines comme Okapi, très au-delà de la sphère politique. La une de paris Match est symbolique : "C'est rarissime que Match fasse sa une avec un homme politique qui n'est pas un président", explique le chercheur. Le numéro se vend très bien, et Macron devient "bankable".

3. Au lancement d'En Marche! , ses adversaires sceptiques

En avril 2016, Emmanuel Macron lance son mouvement En marche! "Il a cette idée de devenir une marque politique, indique Philippe Riutort. Mais le lancement d'En Marche! , autour de lui, on n'y croit pas, explique le chercheur. C'est considéré comme de la com', du marketing." Pourtant, Macron fédère les volontés de renouveler la politique. "Des gens qui ne s’intéressaient plus du tout à la politique se mettent à tracter pour lui. Il a senti très tôt ce besoin de renouvellement, le fait de refuser les partis", poursuit Philippe Riutort. Dès les premières secondes, le clip de lancement de son mouvement donne le ton. En Marche! veut en finir avec le "mal français d'un pays sclérosé par les blocages politiques et sociaux, qui préservent les privilèges de quelques-uns au détriment de millions d'autres."

4. La démission, ou l'émancipation de Hollande

A la fin de l'été 2016, lorsqu'il démissionne, le projet d'Emmanuel Macron est mûr. Sa démission, initialement prévue en juillet, a été reportée en raison de l'attentat de Nice. Très tôt, il théorise le fait que François Hollande ne pourra pas se représenter et la mort du PS. "Il m'a trahi avec méthode", aurait dit de lui François Hollande. C'est lors de cette annonce officielle qu'il se pose en anti-système. "J'ai touché du doigt les limites de notre système politique, lance-t-il. Toutes ces limites ont construit notre impuissance collective et le fait que nous ne puissions pas aller plus loin."

Il officialise son envol du ministère en expliquant que sa démarche "n'est pas compatible avec l'appartenance à un gouvernement qui restreint l'action au strict champ de compétences ministérielles, ni avec l'indispensable solidarité qui s'impose à un ministre."

5. L'annonce de sa candidature, le destin en marche

En novembre 2016, Emmanuel Macron annonce officiellement qu'il est candidat à la Présidentielle. Une annonce faite depuis un centre de formation de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. "Je crois plus que tout que nous pouvons réussir, que la France peut réussir", explique-t-il. Il justifie également son ambition : "La décision de me présenter aux plus hautes charges de la République est le fruit d'une conviction intime et profonde".

Pendant la campagne présidentielle, longue et particulièrement violente, "il bénéficie de circonstances exceptionnelles", décrypte Philippe Riutort. Alain Juppé, qui échoue à la primaire, laisse l'espace du centre-droit à Macron, qui se revendique ni de gauche ni de droite. Puis les affaires plombent la candidature de François Fillon. L'effondrement de Benoît Hamon, désigné par la primaire de la gauche, et les positions radicales de Jean-Luc Mélenchon lui offrent un alignement des planètes exceptionnel. Il bénéficie d'un vote utile, de raison, dès le premier tour. Lors du débat de l'entre-deux-tours, il met Marine Le Pen face à ses contradictions, notamment sur la sortie de l'euro qui figure dans le programme de la candidate.

6. L'élection du plus jeune président de la République

Le 7 mai 2017, A 39 ans, Emmanuel Macron est le plus jeune président de la République jamais élu en France. "Il est même plus jeune que Napoléon Bonaparte, précise Philippe Riutort. Il a sauté des étapes, mais il a toutes les caractéristiques de la fonction", explique le chercheur. Inspecteur des finances, énarque, ambitieux, "il a surtout profité de l'état du jeu politique français et de la demande de renouvellement des représentants politiques", tranche Philippe Riutort.

Tout juste élu, Emmanuel Macron vient rencontrer ses partisans sur l'esplanade du Louvre, et fait une entrée symbolique qui l'installe dans le costume de président de la République. Il pénètre seul sur la place en musique, accompagné par "L'Ode à la joie" de Beethoven, l'hymne européen.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess