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RETOUR SUR 2017 - Laurent Wauquiez homme politique de l’année de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Ils ont fait l’actu en 2017 et vont la faire en 2018. La personnalité politique de l'année c’est incontestablement dans notre Région le patron d'Auvergne-Rhône-Alpes devenu en fin d’année l’homme fort de la droite française.

Laurent Wauquiez dans la studio de France Bleu Saint-Étienne Loire
Laurent Wauquiez dans la studio de France Bleu Saint-Étienne Loire © Maxppp - Yves Salvat

Clairement pas vraiment d'hésitation dans notre région, la personnalité politique de 2017, c'est Laurent Wauquiez, le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes Depuis quelques jours, il a été élu président du parti Les Républicains. Une ascension officiellement entamée le 3 septembre dernier avec votre discours lors de la montée du Mézenc.   

France Bleu : C’était un souhait de lancer votre campagne chez vous en Haute-Loire ?    

Laurent Wauquiez : "Je l’ai voulu dans notre Région, au Mézenc, juste à côté des sources de la Loire C’est une manière de dire que tout partait de chez nous, que tout partait du terrain."   

Comment vous allez faire pour reconstruire la droite tout en gérant la Région ? Cela faisait beaucoup de travail ?    

"On a eu de très bons résultats à la Région. On a été classé comme étant la collectivité locale la mieux gérée de France. On a réussi à ne pas augmenter les impôts contrairement au gouvernement. Et on a enclenché des chantiers importants comme la rénovation des lycées ou comme remettre des produits de notre agriculture dans nos cantines. Je pense que j’ai toujours montré que ma priorité restait ma Région. Depuis 2 ans c’est ma priorité. Je n’oublie pas que les gens m’ont fait confiance pour s’occuper de notre Région qui est la plus belle de France.  Souvent, il y a eu des doutes. On s’est dit : « il va redevenir député parce que c’est mieux payé, parce qu’il y a plus davantage. » Non j’ai choisi président de Région. Je me suis engagé dans cette démarche bénévole pour mon parti, pour ma famille politique, mais je veux que les gens de ma Région comprennent que je ne les oublierai pas." 

"Moi je vais tout changer" — Laurent Wauquiez

L'année catastrophique de la droite... et la campagne désastreuse de François Fillon à la présidentielle ont été une chance. Cela vous a permis de prendre cette place de numéro un de la droite ?   

C’est difficile de penser, quand on est de sensibilité de droite, que 2017 a été une chance. On a tout perdu. Et puis surtout on a dégoûté les Français.  Moi je vais tout changer. Je mets une nouvelle génération. Je vais enlever tous ces vieux visages qu’on voyait non-stop, qui se sont tapé dessus. Quarante ans d’âge de moyenne. On va tout refonder, en réfléchissant aux erreurs que l’on a faites. La question de l’exemplarité. Qu’est-ce que c’est d’être de droite ? La défense des classes moyennes, la lutte contre le communautarisme, la défense du travail plutôt que l’assistanat. Un discours qui est simple, qui est clair et où les Français peuvent se dire que face à Macron il y a un choix."  

En 2018, vous allez devoir continuer à dire que vous ne faites pas du Marine Le Pen ? Vous allez réussir à convaincre ?   

C’est une vieille méthode qui date de François Mitterrand pour empêcher la droite d’aborder un certain nombre de thèmes. Oui je parle du déclassement des classes moyennes, de questions d’insécurité.  Je ne veux pas me définir par rapport au Front National ou à Emmanuel Macron.   

Vous regrettez ces propos ?   

"Non pas du tout. Pas un seul instant. Et je veux bien me faire comprendre. Les exemples que j’ai donné ce ne sont pas les seuls exemples. J’ai donné des exemples de notre région mais on peut parler de quartiers de Marseille, de la Seine-Saint-Denis, de certains quartiers Toulouse. Des quartiers où ce n’est plus la République. Et on voudrait que je me taise."   

Cela a froissé des habitants, des élus de la Loire. Y compris dans votre camp. C'est dur d'entendre de dire d'un quartier qu'on aime que c'est un quartier perdu ?   

"Précisément, les premiers à en souffrir ce sont les gens de ces quartiers. Ce sont les gens que l’on a abandonné. D’ailleurs le maire de Saint-Etienne ensuite a corrigé son propos en disant : "ben ce que dit Laurent Wauquiez c’est vrai". Alors ce n’est pas notre faute, c’est la faute de l’Etat, mais c’est vrai. Je ne veux pas faire semblant. Il y a trop de politiques qui cachent la réalité. Réalité que trop de compatriotes vivent au quotidien. Moi je dis les choses. Et je pense que c’est la seule manière de pouvoir corriger les choses.   Ce que j’ai dit je le maintiens intégralement. Et c’est précisément parce que j’aime Saint-Etienne et Firminy que je le dis. Je ne veux pas qu’on les laisse sombrer en silence.  Moi j’ai le courage de dire tout haut ce que trop de Français sont condamnés à penser tout bas."   

En 2018, pas d’échéances électorales, alors on vous souhaite quoi ?  

"De continuer à faire avancer notre Région."

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