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Politique

Retraites : après 27 jours de grève, les vœux d'Emmanuel Macron sont très attendus

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Par , France Bleu

La France a vécu mardi son 27e jour de grève contre la réforme des retraites. La prise de parole d'Emmanuel Macron, à l'occasion des vœux présidentiels, pourrait-elle changer la donne ? Elle est en tout cas très attendue.

Emmanuel Macron à l'occasion de ses voeux télévisés, le 31 décembre 2018.
Emmanuel Macron à l'occasion de ses voeux télévisés, le 31 décembre 2018. © Maxppp - MICHEL EULER

Avec des transports toujours très perturbés, la France a vécu ce mardi son 27e jour de grève contre la réforme des retraites. Le ton est même monté entre les syndicats et le gouvernement, ces derniers jours. Les traditionnels vœux d'Emmanuel Macron, diffusés à 20h, peuvent-ils faire émerger un début de solution au blocage ? Rien n'est moins sûr.

Classique dans la forme, inconnu sur le fond

La parole du président de la République est en effet très attendue, alors que le conflit social contre le projet de "système universel" de retraite par points est déjà plus long que celui de 1995. Peut-il annoncer un renoncement total ou partiel à la réforme ? Est-il prêt à faire des concessions sur certains de ses aspects ? Est-il au contraire déterminé à ne rien changer ? Peu d'informations ont filtré sur la teneur de ces vœux télévisés. Le chef de l'Etat devrait réaffirmer "l'ambition forte du gouvernement" et la sienne pour la réforme des retraites, a expliqué lundi l'Elysée à l'AFP. Il devrait aussi se "redire ouvert au dialogue et rappeler le sens et la portée générale de la réforme". Il "n'est pas prévu à ce stade qu'il entre dans le détail de la réforme", ont précisé les proches du Président.

Comme d'habitude, l'allocution sera enregistrée au préalable, puis diffusée à 20 heures. Le format devrait être classique, avec une intervention depuis le bureau présidentiel. Cela durera "sans doute 15 minutes maximum, mais c'est difficile de le dire avec certitude car le discours n'est pas finalisé", a expliqué l'Elysée à France Télévisions. 

Quasi muet sur les retraites depuis des semaines, le chef de l'Etat s'est contenté d'un appel, en vain, à la trêve pour Noël et a fait savoir qu'il renonçait à sa pension de Président, avant de se retirer au fort de Brégançon, dans le Var. Il s'est ainsi ménagé une possible fenêtre de tir pour débloquer la situation en ce 31 décembre. Sauf s'il opte pour le bras de fer, au risque de radicaliser les opposants.

"Grand temps d'appuyer sur le bouton stop", pour les syndicats

"Je pense qu'il est grand temps d'appuyer sur le bouton stop", a redit lundi sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, pour qui "le projet se délite, à l'évidence". "Ça fuit de toutes parts et le gouvernement est obligé de colmater les brèches" en multipliant les concessions, a-t-il relevé. "On s'aperçoit que (le futur système) ne fonctionne pas pour telle ou telle profession, que ce soient les pilotes, les pompiers, les danseurs de l'Opéra...", a énuméré le dirigeant syndical, partisan d'un retrait total du projet.

Même revendication à la CGT-Cheminots, fer de lance d'une contestation sans pause. "La trêve, c'est la défaite", a estimé sur RFI Mathieu Bolle-Reddat, leader de cette fédération cégétiste à Versailles. Pour ce syndicaliste cheminot, les grévistes sont d'autant plus "déterminés" que le gouvernement est "extrêmement brutal, agressif, méprisant".

Une tension croissante ces derniers jours

Le ton, de fait, est monté d'un cran dimanche entre l'exécutif et les opposants les plus déterminés à la réforme. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a reproché à la CGT de pratiquer un syndicalisme "de blocage" voire "d'intimidation" quand le numéro un de la centrale, Philippe Martinez, accusait le gouvernement d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" d'un conflit lancé le 5 décembre.

C'est en tout cas la seconde fois que le chef de l'Etat prononce ses vœux en pleine crise sociale. L'an dernier, il faisait face à la colère des gilets jaunes.

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