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Politique
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Réforme des retraites : Jean-Paul Delevoye démissionne, le gouvernement ne retirera pas sa réforme

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Nord

Accusé de conflits d'intérêts, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a démissionné ce lundi 16 décembre 2019. Il sera remplacé "dans les plus brefs délais" a indiqué le chef de l'État.

Jean-Paul Delevoye a présenté sa démission ce lundi 16 décembre 2019
Jean-Paul Delevoye a présenté sa démission ce lundi 16 décembre 2019 © Maxppp - CHRISTOPHE PETIT TESSON

Mis en cause pour avoir omis de déclarer plusieurs mandats et activités dans sa déclaration d'intérêts, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a présenté sa démission ce lundi 16 décembre admettant "une légèreté coupable". Une démission acceptée "avec regret" par Emmanuel Macron qui a indiqué qu'il sera remplacé "dans les plus brefs délais".

Delevoye dénonce "les attaques violentes et amalgames mensongers"

La "confiance (avec les partenaires sociaux) est fragilisée sous les coups d'attaques violentes et d'amalgames mensongers" a justifié Jean-Paul Delevoye dans une déclaration transmise à l'AFP, estimant qu'à travers son "procès", on "veut porter atteinte au projet" de réformes des retraites, qu'il juge "essentiel pour la France".

Le gouvernement salue le "sens des responsabilité" du Haut-commissaire

"Le haut commissaire a jugé préférable de démissionner afin de pouvoir répondre aux critiques dont il fait l'objet. Nous saluons sa démarche de responsabilité à un moment important de la réforme" a commenté l'Élysée. "C'est de bonne foi que Jean-Paul Delevoye a commis ces omissions, il va pouvoir s'en expliquer. Il aura les moyens de se défendre en quittant ses fonctions", a souligné l'entourage d'Emmanuel Macron, qui a salué son "travail très substantiel au service d'une réforme historique".

De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a dit "prendre acte" de la démission de Jean-Paul Delevoye, et salue le "sens des responsabilités" du ministre. Le Premier ministre "le remercie pour le travail de conviction et de dialogue mené depuis deux ans en tant que haut-commissaire aux retraites avec les partenaires sociaux et les parlementaires", a ajouté Matignon, dans un communiqué.

Satisfaction de l'opposition

Cette démission était réclamée par l'opposition qui accusait le "M. Retraites" du gouvernement de conflits d'intérêts. "Il était temps" a notamment twitté le Parti socialiste.

Satisfaction partagée par Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national.

Cette démission doit s'accompagner du retrait du projet de réforme des retraites a commenté pour sa part le chef de file de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Le gouvernement ne retirera pas sa réforme 

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a affirmé lundi soir que la réforme des retraites demeurait après la démission de Jean-Paul Delevoye, et qu'elle ne serait pas retirée."Cette réforme ne s'en va pas avec Jean-Paul Delevoye, elle sera toujours défendue par le gouvernement", a assuré Sibeth Nidaye sur BFMTV.

Une déclaration d'intérêts avec de nombreux oublis 

Nommé en septembre 2017 haut-commissaire à la réforme des retraites puis entré en septembre dernier au gouvernement, Jean-Paul Delevoye a reconnu avoir omis de déclarer sa fonction d'administrateur bénévole dans un institut de formation de l'assurance, l'Ifpass, et a rectifié ce week-end sa déclaration d'intérêts en déclarant 13 mandats, dont 11 bénévoles, soit dix de plus que dans la version initiale. Il a également cumulé sa fonction gouvernementale avec celle, rémunérée, de président de Parallaxe, un institut de réflexion sur l'éducation, cumul déclaré mais pas autorisé, ce qu'il dit avoir appris ensuite.

Jean-Paul Delevoye a démissionné ce lundi. - Visactu
Jean-Paul Delevoye a démissionné ce lundi. © Visactu - Visactu
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