Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La réforme des retraites

Retraites : le projet de réforme adopté par l'Assemblée après le rejet des motions de censure

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Sans surprise, l'Assemblée nationale a rejeté mardi soir les motions de censure de droite comme de gauche opposées à Edouard Philippe et son recours au 49-3. La réforme des retraites est donc adoptée en première lecture sans vote.

Edouard Philippe s'est vu opposer deux motions de censure qui ont finalement été rejetées
Edouard Philippe s'est vu opposer deux motions de censure qui ont finalement été rejetées © Maxppp - Christophe Morin

Le projet de réforme des retraites a été adopté mardi soir, en première lecture, à l'Assemblée Nationale. Le premier ministre Edouard Philippe, dénonçant à la tribune "l'obstruction" de l'opposition et "les combines procédurales", a eu recours à l'article 49 alinéa 3 de la constitution pour faire passer le texte sans débat. 

Les deux motions de censure ont été rejetées

Dès l'annonce samedi du recours au 49-3, après 13 jours de débat en première lecture, deux motions de censure avait été déposées. La motion de LR a recueilli 148 voix et celle des trois groupes de gauche (PCF, PS et LFI) 91 voix. Les deux sont loin d'atteindre la majorité absolue de 289 suffrages nécessaires pour faire tomber le gouvernement.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

"Fiasco parlementaire", "désastre démocratique", "guérilla populaire"

Le chef de file des députés LR Damien Abad a critiqué mardi un "fiasco parlementaire sans précédent" sur une réforme qui fera des Français les "grands perdants". 

Les Insoumis notamment soutenaient cette motion pour "dire non au gouvernement", malgré un "désaccord complet" avec la droite sur le fond, a expliqué François Ruffin, le député LFI de la Somme.  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Défendant la motion de gauche, le communiste André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, a fustigé un "désastre démocratique" avec le recours à l'arme "funeste" du 49-3 qui "parachève la chronique du fiasco annoncé de cette réforme". 

"Vous avez fracturé le pays", a renchéri la socialiste du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault. 

Quant à Jean-Luc Mélenchon (LFI) il a taclait un 49-3 "décidé sournoisement", promettant la poursuite d'une "guérilla populaire et parlementaire, pacifique".  

Le Rassemblement national de Marine Le Pen a soutenu la motion de gauche, mais pas celle de droite, pour marquer son opposition au report à 65 ans de l'âge de départ à la retraite. 

La majorité est confrontée à des départs au compte-gouttes. Ainsi la députée encore apparentée LREM, Albane Gaillot a d'ailleurs voté la motion de censure de la gauche pour protester contre le 49-3.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

"Calembredaines", "le 49-3 c'est vous !"

De son côté, le président du groupe LREM à l'Assemblée Gilles Le Gendre a lancé sous des huées à la gauche de la gauche, à l'origine de milliers d'amendements : "le 49-3, c'est vous ! ".  

Le Premier ministre a lui insisté sur une réforme de "justice sociale" : "ceux qui défendent le statu quo (...) racontent bien trop souvent des calembredaines". Récusant tout "coup de force", il a regretté qu'une minorité "bloque systématiquement les questions de fond." Ce n'est pas à l'"honneur du débat parlementaire", a ajouté Edouard Philippe, en vantant un "texte de compromis" avec l'intégration de 180 amendements issus des différents bancs et des discussions avec les partenaires sociaux.  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

La mobilisation dans la rue

Dans la rue, les opposants à la réforme ont manifesté à nouveau mardi à Paris et en région  contre ce qu'ils considèrent être un "passage en force". Au sein des cortèges clairsemés, les slogans clamaient "Macron traître et retraites" ou "49-3, on n'en veut pas".  

Chez les avocats, une des professions les plus hostiles à la réforme, le barreau de Paris a voté la poursuite de la grève jusqu'au mercredi 25 mars inclus.  

La suite du parcours de la réforme

Les députés ont au menu à partir de ce mercredi le projet de loi organique accompagnant la réforme et objet de 1.800 amendements.  

La réforme poursuivra ensuite son parcours au Sénat à majorité de droite en avril, avant de revenir à l'Assemblée, le gouvernement visant toujours une adoption définitive avant l'été.

Entre-temps, sont attendues les conclusions de la "conférence de financement", dont la CGT et FO ont claqué la porte.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess