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Politique

RETRO 2015 - François Hollande au Struthof pour la journée nationale de la déportation

jeudi 24 décembre 2015 à 17:26 Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

L'année 2015 aura été marquée par la visite de François Hollande au Struthof, au camp de Natzweiler. Le seul camp de concentration nazi installé sur le sol français. Le dimanche 26 avril, le président de la République est venu célébrer la journée nationale de la déportation.

François Hollande et une délégation européenne à la sortie du camp du Struthof
François Hollande et une délégation européenne à la sortie du camp du Struthof © Maxppp

Alsace, France

François Hollande a choisi de célébrer la Journée nationale de la déportation et le 70e anniversaire de la Libération des camps, en Alsace, dans le camp de Natzweiller-Struthof. Il s'agit du seul camp de concentration nazi sur le sol français actuel. L'Alsace était alors annexée au Reich Allemand. François Hollande était le premier président français à visiter la chambre à gaz de ce camp._

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Témoignages poignants d'anciens déportés_

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Une cérémonie très émouvante marquée par les sanglots, à la tribune, de Robert Salomon,  ancien détenu du camp alsacien. "Au delà de nos langues, de nos nationalités, de nos confessions, de nos convictions, de nos frontières, afin que nous ne revivions plus jamais ça ni nos enfants, ni nos petits-enfants, ni l'humanité. Vive la France, vive l'Europe, vive la paix et la liberté", termine en pleurs l'ancien déporté.

René Baumann, lui, a découvert l'univers des camps fin 43, quand son groupe de résistants a été dénoncé. Cet habitant d'Hirsingue a connu Natzweiler, Mauthausen et Dachau. Étiqueté N-N, "Nacht und Nebel", "Nuit et brouillard", il était condamné à s'effacer petit à petit.

"Je suis le seul qui reste de mon groupe d'amis, on était ensemble sur les bancs de l'école. Ils ont tous disparus. J'ai toujours dit qu'aussi longtemps que je vivrais, je viendrais leur rendre hommage", raconte Henri Poirson, 91 ans. Il est est venu de Moussey, dans les Vosges, pour témoigner. Il n'a pas été détenu au Struthof mais au camp de Schirmeck, avant que les Allemands le transfèrent à Dachau, puis à Auschwitz. 

"Il ne faut pas grand chose pour que l'histoire dérape"

Cette cérémonie marquait aussi le 70e anniversaire de la libération des camps. "Ce n'est jamais très facile d'assumer dans son histoire un camp de concentration, il y a quand même plus noble comme symbole. Mais cela nous rappelle qu'il ne faut pas grand chose pour que l'histoire dérape", assène la directrice du camp, Frédérique Neau-Dufour.

Pas question d'oublier. François Hollande l'a rappelé au pied du monument aux morts en lançant "un appel à la dignité humaine, un appel à la liberté, un appel à l'espérance. Nous avons l'impérieux de voir de construire, nous les Européens, un monde meilleur".**

52.000 personnes ont été internées au Struthof, 22.000 y ont perdu la vie.

**Voir aussi : RETRO 2015 - Une année d'actualité en Alsace