Politique DOSSIER : Poitou-Charentes : dette et impayés

Rétro 2016 | Retour sur l'affaire des comptes de Poitou-Charentes

Par Marie-Coralie Fournier, France Bleu Poitou mardi 27 décembre 2016 à 9:54

L'affaire tourne au bras de fer entre Ségolène Royal et Alain Rousset.
L'affaire tourne au bras de fer entre Ségolène Royal et Alain Rousset. © Radio France - Aurore Jarnoux

La première année de la grande région Nouvelle Aquitaine restera celle de l'affaire des comptes de l'ex Poitou-Charentes. Révélation, démission, passes d'arme politique et enquêtes sur la gestion : la rétrospective retrace les étapes ce matin.

La grande région qui réunit Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes naît le 1er janvier 2016, et devient la plus vaste région de France : 84.000 km2 et 5,8 Millions d'habitants. Son nom, Nouvelle Aquitaine, est adopté en juin après des mois de concertation, groupe de travail, consultation et pétitions.

Révélations de "dérives financières"

Mais le mariage connaît des tensions dès les premiers mois. Le 23 février, le président de la grande région, Alain Rousset, révèle des dérives financières en Poitou-Charentes et demande des comptes aux anciens dirigeants. Les montants sont donnés dans la presse : 132 millions € d'impayés et 46 millions € d'emprunts à très hauts risques.

Démission de l'ancien président

Dans la foulée, des cadres sont démis de leurs fonctions et l'ancien président de Poitou-Charentes Jean-François Macaire démissionne de sa délégation aux finances de la nouvelle région. Il se terre ensuite dans le silence pendant des mois, le temps des enquêtes. La chambre régionale des comptes lance une expertise. La grande région commande un audit à un cabinet privé, qui confirme les chiffres.

La réponse de Ségolène Royal

La nouvelle région prend des mesures : subventions supprimées, festival les Nuits Romanes et dispositif "isolation 10.000 toitures" annulés. Les regards se tournent vers Ségolène Royal, ancienne présidente de Poitou Charentes. Sa réponse : elle menace plusieurs fois de porter plainte pour diffamation.