Politique

Rétro 2016 | Retour sur l'état d'urgence dans le Poitou

Par Marie-Coralie Fournier, France Bleu Poitou mardi 27 décembre 2016 à 9:51

Avec l'état d'urgence, les forces de l'ordre renforcent leur surveillance.
Avec l'état d'urgence, les forces de l'ordre renforcent leur surveillance. © Maxppp - Maxppp

L'état d'urgence a duré toute l'année en France. Retour sur les conséquences de cette mesure nationale dans le Poitou, ce matin, dans la Rétrospective de 2016.

L'état d'urgence est décrété en France juste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris puis prolongé ensuite à cinq reprises, à cause de la menace terroriste.

Perquisitions et assignations facilitées

Il permet aux préfets d'ordonner des perquisitions administratives, sans autorisation d'un juge. Il facilite aussi les assignations à résidence, les interdictions de cortèges, les contrôles d'identité, les fouilles ou les fermetures de lieux de réunion.

Mais certains dénoncent des abus, et un coup porté aux libertés : le 30 janvier, des manifestants se rassemblent à Niort, Châtellerault et Poitiers. Dans la foulée, un observatoire de l'état d'urgence et des libertés, est créé à Châtellerault par plusieurs associations.

Sécurité renforcée

Avec cet état d'urgence et le plan Vigipirate, la sécurité est renforcée sur les évènements et dans certains lieux, comme les centres commerciaux, les gares ou le Futuroscope. Des militaires sont postés à l'entrée du parc, en plus des agents de sécurité, depuis le mois de juillet, dans la foulée de l'attentat de Nice.

Des réservistes appelés en renfort

Mais face à l'épuisement des policiers et militaires,les gendarmes à la retraite sont appelés en renfort. Le gouvernement leur propose de devenir volontaires dans la réserve opérationnelle. En un week-end, en juillet, 107 réservistes s'engagent en Poitou-Charentes.

L'état d'urgence est toujours activé en France. La dernière prolongation date du 10 décembre, votée en conseil des ministres, jusqu'au 15 juillet 2017, pour couvrir les élections présidentielles et législatives.