Politique

Réunion publique à Seyssins : l'Isère se met "En Marche"

Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère jeudi 16 février 2017 à 21:48

Gérard Collomb a mis sa faconde au service du mouvement "En Marche", pour tenter de convaincre les 300 personnes du public.
Gérard Collomb a mis sa faconde au service du mouvement "En Marche", pour tenter de convaincre les 300 personnes du public. © Radio France

Gérard Collomb est venu faire la promotion du candidat Emmanuel Macron lors d'une réunion publique à Seyssins (Isère) ce jeudi soir. Trois cents personnes étaient présentes : élus, adhérents, curieux, souvent en attente d'être convaincus.

"Il est jeune, j'aime l'homme et le dynamisme", "il faut changer quelque chose, et il incarne un mouvement qui m'attire", "il y a pas mal de choses qui résonnent en moi dans le discours de Macron"... Toutes ces paroles sont celles d'adhérents, ou de curieux, venus assister à la réunion publique "En Marche" à Seyssins. Tous sont séduits, mais à l'heure d'assurer à 100% un bulletin dans l'urne en avril prochain, les "enmarchistes"' débutants prennent des gants.

La réunion publique avait lieu au Prisme, à Seyssins. - Radio France
La réunion publique avait lieu au Prisme, à Seyssins. © Radio France

Des adhérents encore indécis

Car tous aimeraient en savoir un peu plus, pour être sûrs de leur vote. "J'étais au meeting à Lyon, je suis venu voir dans une réunion plus petite comment ça se passait pour conforter ou pas mes intentions de vote", raconte Laurent, ancien électeur socialiste pour qui "il est temps de se rassembler avec des gens d'un bord différent". À quelques rangs de là, Frédéric est honnête : "j'ai liké sur Facebook, suite à ce soir mon choix va peut-être se faire, ça va dépendre de ce qu'il y a de présenté".

Parmi les adhérents quelques-uns sont donc entièrement convaincus, mais beaucoup attendent encore un déclic, à l'instar des élus. Plusieurs sont présents : Fabrice Hugelé, le maire de Seyssins, Olivier Véran, député socialiste, Catherine Kamowski, maire sans étiquette de Saint-Egrève, ainsi que des élus de Seyssins ou des maires de villes plus petites. Mais peu sont engagés dans la campagne, et la position d'attente est de mise.

Je suis vraiment là en observateur, je suis intéressé par la fraîcheur de ce mouvement, on est arrivé au bout d'un cycle." Fabrice Hugelé, maire de Seyssins.

Malgré ce genre de déclarations, les élus attendent pour s'engager, et peu osent s'exprimer. Comme si la campagne d'Emmanuel Macron, après la "marche" avant, attendait un déclic pour passer la seconde. La venue du maire de Lyon, Gérard Collomb, premier soutien du candidat, avait pour but de convaincre les électeurs

Gérard Collomb a réaffirmé sa confiance dans le candidat Emmanuel Macron. - Radio France
Gérard Collomb a réaffirmé sa confiance dans le candidat Emmanuel Macron. © Radio France

Collomb réagit aux propos sur la colonisation

Le maire de Lyon a en tout cas profité de sa venue pour s'exprimer au sujet des propos récents d'Emmanuel Macron : celui-ci avait désigné la colonisation comme "un crime contre l'humanité". Gérard Collomb tente de faire redescendre la pression.

Ce qu'il dit c'est qu'il faut en finir avec le passé, et qu'on se mette ensemble aujourd'hui à construire un avenir autour de la Méditerranée

Les discours ont aussi insisté sur "comment" convertir les "indécis" au "Macronisme". - Radio France
Les discours ont aussi insisté sur "comment" convertir les "indécis" au "Macronisme". © Radio France