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Politique

"Moins de parlementaires, c'est moins de ruralité et de proximité," selon le sénateur PS du Loiret Jean-Pierre-Sueur

jeudi 5 avril 2018 à 12:19 Par Eric Normand, France Bleu Orléans

Moins de parlementaires, introduction d'une dose de proportionnelle, cumul des mandats : le premier ministre a présenté sa réforme des institutions. Mais la mesure sur la baisse de 30% du nombre de parlementaires fait polémique, Jean-Pierre Sueur, le sénateur PS du Loiret, explique ses réserves.

Jean-Pierre Sueur, circonspect sur la baisse du nombre de parlementaires
Jean-Pierre Sueur, circonspect sur la baisse du nombre de parlementaires © Maxppp - Yoan Valat

Loiret, France

Le gouvernement a décidé, dans le cadre de la réforme des institutions, de réduire d'un tiers le nombre de parlementaires et d'introduire une dose de 15% de proportionnelle aux législatives à partir de 2022, sans oublier l'interdiction d'exercer plus de trois mandats consécutifs et  identiques. Mais la mesure qui fait le plus polémique, c'est bien sûr celle sur la baisse de 30% du nombre de parlementaires, députés et sénateurs. 

La mise en garde du sénateur Jean-Pierre Sueur

"Cette décision sera sans doute populaire, mais moi je mets en garde parce qu'un tiers de parlementaires en moins, cela va se traduire par moins de proximité," explique Jean-Pierre Sueur. Le sénateur socialiste rappelle "qu'il y a 3 sénateurs dans le Loiret pour 700 000 habitants. Donc ça fait 1 sénateur pour 230 000 habitants. Imaginez, s'il n'y en a plus que deux!" 

Jean-Pierre Sueur met en avant sa charge de travail déjà à l'heure actuelle dans sa circonscription : "Je regarde ce que je fais toute la journée : je rencontre constamment les syndicalistes, les agriculteurs, les chefs d'entreprise, des responsables d'associations ou encore des élus pendant 3 jours par semaine. Je vais dans toutes les villes, dans tous les villages, tout le temps, c'est mon travail parce qu'il faut être sur le terrain. Mais en même temps, on nous dit, pas de chaises vides, il faut être présent au parlement. Alors j'y suis aussi 3 ou 4 jours par semaine et je débats des textes de lois, je fais des propositions, je fais des amendements, je ne fais rien d'autre que mon boulot. Mais je vous assure que si on réduit le nombre de parlementaires, les endroits dépeuplés, les milieux ruraux risquent encore d'en pâtir." 

Les révisions des institutions seront présentées le 9 mai prochain en conseil des ministres.