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Politique

Richard Ferrand élu président de l'Assemblée nationale

mercredi 12 septembre 2018 à 18:27 - Mis à jour le mercredi 12 septembre 2018 à 21:34 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Richard Ferrand a été élu ce mercredi président de l'Assemblée nationale avec 254 voix sur 484 (52,4 % des suffrages exprimés). Le député du Finistère, élu sous l'étiquette La République en marche, remplace François de Rugy nommé ministre de la Transition écologique.

Richard Ferrand à Tours, le 10 septembre 2018.
Richard Ferrand à Tours, le 10 septembre 2018. © AFP - GUILLAUME SOUVANT

Facilement investi lundi par les députés LREM lundi, Richard Ferrand, 56 ans, élu du Finistère et jusque-là chef de file du groupe a été élu président de l'Assemblée nationale ce mercredi avec 254 voix sur 484 (52,4 % des suffrages exprimés). Il succède à François de Rugy qui remplace Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique. 

Annie Genevard (LR), Ericka Bareigts (PS), et Mathilde Panot (LFI), et Marc Fesneau (MoDem) étaient aussi candidats au perchoir. La candidate LR a récolté 95 voix et son homologue du MoDem, 86 voix, a annoncé à la tribune de l'Assemblée la vice-présidente Carole Bureau-Bonnard, qui présidait la séance.

Elu sans triomphe

Illustration des remous qui traversent la Macronie en cette rentrée difficile pour la majorité, Richard Ferrand n'a pas fait le plein des voix dans son camp qui compte 312 députés. Fin juin 2017, son prédécesseur François de Rugy l'avait emporté avec un score nettement plus large de 353 voix, qui incluait celles du MoDem.

Plusieurs élus LR et de la gauche de la gauche n'ont, d'ailleurs, pas manqué de railler une "petite majorité" et le signe d'une "défiance". L'élection du député du Finistère a toutefois été saluée par une standing ovation de la part des élus LREM. 

Dans son discours d'intronisation, le 14e président de l'Assemblée de la Ve République, visiblement ému, s'est engagé à "persévérer dans la modernisation" de l'institution, à co-construire et mieux évaluer les textes, et aussi à "veiller à la séparation des pouvoirs" et à être "garant de la pluralité". 

Antithèse du renouvellement

Alors que le perchoir n'a jamais été occupé par une femme, des critiques se sont encore fait entendre mercredi, lors des questions au gouvernement : "Au secours Barbara" Pompili, principale challengeuse de Richard Ferrand chez les marcheurs, ont lancé certains à droite. Des critiques partagées par certains élus LREM.

Le choix de Richard Ferrand évite toutefois une nouvelle crise dans la majorité, déjà bousculée par l'affaire Benalla.  Aux prises avec la justice dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne, le nouveau président de l'Assemblée nationale a laissé entendre qu'il ne démissionnerait pas nécessairement s'il devait être mis en examen. "M. Macron offre un sursis au vieux monde", a dénoncé dans les couloirs du Palais Bourbon l'Insoumis Adrien Quatennens.

Selon son entourage, Richard Ferrand ne prévoit pas de remettre en jeu sa nouvelle fonction dans un an, à mi-mandat, un engagement initialement annoncé pour tous les LREM au début de la législature.

Plusieurs dossiers compliqués attendent désormais les députés et leur nouveau président : marathon budgétaire de l'automne, projet de loi Pacte sur les entreprises à compter du 25 septembre, mais aussi la délicate réforme institutionnelle.