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Politique

Richard Ferrand : "Je serai candidat à la succession de François de Rugy"

mercredi 5 septembre 2018 à 6:01 Par Annaïg Haute et Benjamin Bourgine, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

Le député finistérien, patron du groupe en Marche à l'Assemblée nationale, fait figure de favori dans la course au perchoir. Il pourrait prendre la tête de l'Assemblée Nationale la semaine prochaine. Il se confie à France Bleu Breizh Izel.

S'il est élu, le député du Finistère mènera les débats à l'Assemblée
S'il est élu, le député du Finistère mènera les débats à l'Assemblée © Maxppp - .

Bretagne, France

Richard Ferrand se réjouit évidemment de la nomination de François de Rugy au Ministère de la transition écologique.  

"François de Rugy est à la fois un homme d'Etat, un homme engagé dans l'écologie depuis toujours, et je n'ai pas de doutes sur le fait qu'il aura la capacité d'être dans ce que j'appellerai l'écologie active, l'écologie positive, conciliable avec l'innovation, explique le député de Chateaulin-Carhaix. Il saura à la fois porter notre projet, expliquer les enjeux et répondre au défis climatiques et écologiques qui sont les nôtres aujourd'hui".

Il tacle Nicolas Hulot

"Nicolas Hulot a fait le choix de partir. Francois de Rugy a fait le choix de mettre son expérience et son engagement au service de la cause écologique, qui traverse tous les ministères et toutes les sensibilités, qui répond aux enjeux d'aujourd'hui."

"Je serai candidat à la sucession de François de Rugy"

"Ce matin le bureau du groupe de La République en marche, que je préside, s'est réuni et, à cette occasion, j'ai indiqué que je serai candidat à la succession de François de Rugy. On s'est entretenu avec le Président de la République, le Premier ministre et avec François de Rugy lui-même. Il y a deux phases, il y a une phase de désignation interne, puisque d'autres collègues ont bien sur la liberté de se présenter. Et à l'issue de ce vote interne, il y aura un vote solennel, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 12 septembre prochain".

"Aucune élection n'est jamais gagnée d'avance"

Richard Ferrand est plus que favori pour ce poste au perchoir, mais se veut prudent : "Depuis ma première élection comme Conseiller général de Carhaix, j'ai appris qu'aucune élection n'était jamais gagnée d'avance, qu'il faut être humble. Il faut expliquer pourquoi on est candidat, ce qu'on veut faire. Et ensuite obtenir la confiance. Aucune élection n'est gagnée d'avance quelque soit la position sur la ligne de départ. "

Alors que le changement à la tête de l'Assemblée était plutôt attendu en milieu de mandat, le mouvement est anticipé, ce que Richard Ferrand explique assez simplement : "Finalement les circonstances de la vie et les circonstances de la politique on fait, qu'en effet, ce changement va intervenir à la tête de l'Assemblée nationale dès le 12 septembre".

Sa vision du perchoir

Richard Ferrand livre également à France Bleu, la vision qu'il a de ses vraisemblables futures responsabilités : "Tout d'abord je souhaite poursuivre les réformes engagées dans l'Assemblée nationale par François de Rugy pour rendre notre fonctionnement plus efficace, plus transparent et plus moderne en quelque sorte."

"Un chantier à ouvrir sur le règlement intérieur de l'Assemblée"

Il poursuit : "Egalement il me semble qu'il y a un chantier à ouvrir qui est celui de la réforme de notre règlement intérieur, qui est encore à certains égards _assez vieillot, assez archaïque_, et qui demande à être dépoussiéré pour nous permettre de travailler de manière plus rapide."

Il veut accélérer les choses

"La difficulté majeure, c'est le temps qui s'écoule entre le moment où on rentre un texte de loi, et le moment où il rentre dans la vie concrète. Je suis assez déterminé à œuvrer pour que ce délai soit le plus court possible, tout en permettant évidement au débat d'avoir lieu, aux uns et aux autres de dire pourquoi ils approuvent ou désapprouvent tel ou tel texte ou comment ils se proposent de le modifier, de l'amender puisque tel est le rôle des parlementaires", ajoute Richard Ferrand. 

Contrôler et évaluer les politiques

"Mais il y a aussi un autre volet qui est très important et qui est peut-être insuffisamment utilisé de nos jours. C'est cette mission de contrôle et d'évaluation des politiques publiques qui incombent aux parlementaires. C'est à dire vérifier qu'une loi votée produit bien les effets escomptés et produit bien l'efficacité qu'on attendait d'elle. C'est tout un travail, qui à coté du vote de la loi, à coté du fait que l'on porte les dossiers de notre territoire, on contrôle et on évalue les politiques publiques pour s'assurer de leur pertinence et de leur efficacité, sinon il faut les modifier."