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Politique

Richard Ferrand sur l'affaire Benalla : "On ne fait pas payer les lampistes quand on est chef"

mercredi 25 juillet 2018 à 16:59 Par Benjamin Bourgine, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

Le député du Finistère et président du groupe majoritaire à l'Assemblée nationale assume le message du président de la République hier en petit comité, à Paris. Richard Ferrand revient sur l'expression, curieuse, dans la bouche d'un Président : "qu'ils viennent me chercher". Explication de texte.

Richard Ferrand à sa permanence parlementaire
Richard Ferrand à sa permanence parlementaire © Radio France - Benjamin Bourgine

Finistère, France

France Bleu : Le fait d'avoir choisi de parler uniquement aux parlementaires de sa majorité, hier soir, était-ce la bonne manière de faire ?

Richard Ferrand : L'an passé à la même date, j'avais invité le président de la République. Et cette année, nous organisions un pot de fin de session, on peut appeler ça comme ça. Avec à la fois les députés de La République En Marche, les sénateurs et les élus du Modem. J'ai invité le Président, il s'est saisi de cette occasion pour s'exprimer, je ne vois pas la difficulté. Les députés qui étaient là représentent nos territoires et le peuple, puisque nous avons été élus et par conséquent, je ne vois pas ce qu'il y aurait de mal à s'exprimer là.

Sa phrase "qu'ils viennent me chercher", est-ce que c'était la bonne formule, qui sont ces "ils" ?

RF : Le Président s'est exprimé pendant 30mn. Là, nous parlons d'une phrase qui fait huit secondes, par laquelle il voulait dire qu'il n'y a pas pas de souci, si on veut le mettre en cause, si on veut dire que c'est lui qui est responsable, il dit "j'assume mes responsabilités. S'il n'y a qu'un responsable, c'est moi. S'ils veulent chercher la responsabilité, qu'ils viennent me chercher". 

Parce que lui n'est pas favorable à la République des fusibles. Par le passé, quand il y avait une situation délicate, eh bien systématiquement on virait un subalterne, un subordonné et puis on considérait que le problème était purgé. Et de la sorte, les premiers responsables pouvaient se planquer en quelque sorte. 

Lui dit "j'assume ce qui s'est passé". Puisque c'est lui qui avait autorisé le recrutement de cet individu, et ça s'est révélé, comme il l'a dit, une forme de trahison par le comportement tout à fait inapproprié qu'a eu Monsieur Benalla. C'est une expression de courage du Président. On ne fait pas payer les lampistes quand on est chef. Et on n'est pas chef que par beau temps.

"Ils", c'est qui alors ? Les membres de la commission d'enquête, les Français pas contents ? C'est un peu trivial, voire léger, non ?

RF : Je ne trouve pas là de légèreté particulière. On voit bien qu'il y a là une espèce de volonté de dire que cette dérive individuelle de quelqu'un... signerait une affaire d’État. Vous voyez bien qu'il y a une instrumentalisation politique de quelque chose qui est la faute d'un individu. Donc ceux qui cherchent à porter atteinte au chef de l’État, ce sont toutes celles et tous ceux qui veulent transformer une faute individuelle en affaire d’État.

Ceux qui attendent des démissions, ou des changements de poste rapidement seront déçus ?

RF : C'est ce que j'ai compris de l'expression du président de la République.

Parlons de la réforme constitutionnelle, qui est ajournée. Il va falloir attendre la rentrée ?

RF : Si vous permettez, elle n'est pas ajournée, elle est reportée. Elle tient en trois textes. La réforme constitutionnelle, qui nécessite la majorité des 3/5e (NDLR : de l'ensemble du Parlement, Assemblée nationale et Sénat) puis il y a deux réformes, qui sont des lois organique et ordinaire, qui sont adoptées à la majorité. Notamment, ces lois, ce sont elles qui contiennent les trois engagements essentiels pris devant les Français. La réduction du nombre de parlementaires, l'instillation d'une dose de proportionnelle, et la limitation de la durée des mandats dans le temps. Donc, ces principaux engagements pourront être tenus, et nous rouvrirons à la rentrée ces chantiers, comme celui de la réforme constitutionnelle.

Et celui-là sera bien en haut de la pile dès le mois de septembre ?

RF : En haut de la pile, je ne sais pas, mais le Premier ministre a dit "à la rentrée en septembre". C'est le gouvernement qui organise l'ordre du jour des travaux parlementaires.