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Politique

Richard Ramos : "Oui, je serai dans le combat des municipales à Orléans en 2020"

lundi 3 septembre 2018 à 20:05 Par François Guéroult et Christophe Dupuy, France Bleu Orléans

"Parfaitement à l'aise dans la majorité présidentielle", le député Modem du Loiret Richard Ramos regrette "l'affaiblissement du rôle du Parlement". Il annonce aussi qu'il "s'impliquera pleinement dans les municipales 2020 à Orléans", sans préciser sous quelle forme se traduira ce combat.

Richard Ramos, invité de "Controverse", lundi sur France Bleu Orléans
Richard Ramos, invité de "Controverse", lundi sur France Bleu Orléans © Radio France - François Guéroult

Orléans, France

Rentrée politique ce lundi sur France Bleu Orléans, avec le retour de "Controverse" :  chaque premier lundi du mois, une heure d'émission pour parler politique, en partenariat avec le site d'information apostrophe45.fr . Premier invité de cette saison : Richard Ramos, député Modem de la 6ème circonscription du Loiret, Orléans-Est. A 50 ans, ce fidèle de François Bayrou continue à cultiver son image d'électron libre à l'Assemblée nationale. Tout en réfléchissant - c'est lui qui l'annonce - aux élections municipales d'Orléans de 2020.

On est dans le dur"

Cette rentrée politique a lieu dans un contexte compliqué pour le gouvernement : démission de Nicolas Hulot, affaires Benalla et Nyssen, tergiversations sur l'impôt à la source, cotes de popularité au plus bas... "Oui, les temps sont durs, reconnaît Richard Ramos, mais c'est dans la tempête qu'on regarde les grands capitaines. Après l'élection d'Emmanuel Macron, il y a eu une sorte de magie qui a duré plus longtemps que les Cent Jours ; aujourd'hui, on est dans le dur. Il faut continuer à réformer le pays, avec une aura diminuée." Au passage, Richard Ramos pointe certaines erreurs d'Emmanuel Macron -"Benalla n'avait rien à faire là, la protection du Président de la République doit être assurée soit par la police nationale, soit par la gendarmerie" ou encore "les écarts de langage" quand le Président fustige "les Gaulois réfractaires au changement". Mais il se refuse à parler de "désillusion". Richard Ramos regrette surtout que "le rôle du Parlement soit de plus en plus affaibli" et que "le Modem n'ait pas incarné jusqu'ici le volet social et humaniste au sein de la majorité." Première partie de l'émission à écouter ici :

"Il faut se retrousser les manches et accompagner le Président face aux difficultés qui nous attendent"

Je ne veux pas que Bercy soit la ligne politique de la société'

Comment, dès lors, envisager les prochaines réformes ? L'inflation à 2,3% va-t-elle amener un problème de pouvoir d'achat ? "Il faut faire attention, mais il faut aussi dire que pendant des années on a fabriqué du pouvoir d'achat en fabriquant de la dette française." Le gouvernement veut désindexer les pensions de retraites : "Je n'y suis pas favorable pour les petites pensions, c'est-à-dire en dessous d'un seuil autour de 2 000 ou 2 500 €", prévient Richard Ramos. Il approuve en revanche l'idée d'exonérer les heures supplémentaires, "c'est une bonne mesure, j'assume parfaitement la formule de Nicolas Sarkozy : travailler plus pour gagner plus". Au total, la politique d'Emmanuel Macron est-elle socialement juste ? "Oui, mais pas suffisamment ! car Bercy fixe trop souvent la ligne politique " répond Richard Ramos : "J'ai le sentiment qu'on a fait beaucoup de réformes économiques, mais qu'on n'a pas fait attention aux plus humbles." Malgré tout, Richard Ramos se dit "parfaitement à l'aise au sein de la majorité présidentielle", notamment grâce à la liberté de vote au sein du groupe Modem : "c'est notre liberté de conscience". Deuxième partie de l'émission à écouter ici :

"Il faut que les Français puissent se dire : c'est dur les réformes, mais elles sont justes. Or aujourd'hui, ce n'est pas suffisant."

Richard Ramos annonce qu'il sera présent dans le débat des municipales de 2020 à Orléans - Radio France
Richard Ramos annonce qu'il sera présent dans le débat des municipales de 2020 à Orléans © Radio France - François Guéroult

En politique, il faut être courageux : on ne peut pas renoncer à l'impôt à la source !"

Comme le veut la tradition dans "Controverse", Richard Ramos a ensuite été confronté aux voix mystères à identifier. Nous avions choisi de le faire réagir à 3 personnalités : Daniel Cohn-Bendit (ex député européen EELV), Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics) et Maxime Buizard (président des Jeunes Agriculteurs du Loiret). 

  1. Sur Daniel Cohn-Bendit qui a refusé de remplacer Nicolas Hulot au ministère de l'Ecologie : "Je suis pour un ministre de l'Ecologie qui aurait un secrétaire d'Etat à l'Agriculture, sinon on aura toujours ces querelles. Mais le départ de Nicolas Hulot, c'est un vrai regret." Faut-il en profiter pour faire un large remaniement ministériel ? "Moi, je suis un député de base, cette question-là ne me préoccupe pas."
  2. Sur Gérald Darmanin et l'impôt à la source : "Je pense qu'il faut aller jusqu'au bout des réformes, parce que sinon les Français ne comprendraient pas. En politique, il faut être courageux."
  3. Sur Maxime Buizard et le glyphosate : "On aurait dû inscrire la date de 2021 dans la loi pour être sûr que l'interdiction entre en vigueur. Il faut protéger les agriculteurs contre eux-mêmes, car le glyphosate est dangereux pour la santé. Mais le problème, ce n'est pas d'arrêter le glyphosate : c'est de continuer à importer des produits qui contiennent du glyphosate ! c'est ça, le débat européen."

Cette troisième partie de l'émission est à écouter ici :

Le jeu des voix et les réactions de Richard Ramos

Je m'investirai pleinement dans les municipales de 2020 à Orléans"

Quant à la politique locale, Richard Ramos est très clair :"Bien sûr que je réfléchis aux municipales de 2020 à Orléans." Sera-t-il tête de liste à Orléans en 2020, et quittera-t-il Fay-aux-Loges où il est conseiller municipal depuis 2008 ? "Je n'en suis pas à dire "je serai tête de liste" -  vous savez, je suis un très bon numéro 2, 3, 4, 5 ! Orléans est en plein cœur de ma circonscription : moi, j'aime Orléans, et ce qui est certain, c'est que _je vais bâtir un projet pour Orléans_, je vais faire en sorte que les idées que je porte, ma façon de faire de la politique en déclivant la gauche et la droite, ça soit porté à Orléans, et que ceux qui voudront porter ce projet viendront le porter." Un projet avec qui ? "Je n'en sais rien." Un projet pour quoi faire ? "Pour qu'Orléans soit une ville culturelle alors qu'elle est devenue une ville événementiel", "pour réfléchir à la gratuité des transports en commun", "pour une régie municipale dans les cantines"... En tout, sous une forme ou une autre, "Oui, je serai dans le combat des municipales à Orléans, et je compte bien m'y investir pleinement", conclut Richard Ramos. Quatrième partie de l'émission à écouter ici :

Dans cette dernière partie, Richard Ramos évoque sa façon d'être député et les municipales de 2020 à Orléans