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Robert Ménard soutien du RN en Occitanie "Carole Delga n'a pas un mauvais bilan, mais elle est insupportable"

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Ce dimanche en Occitanie, la tête de liste RN pour les régionales va devoir redresser la barre pour essayer de menacer la présidente sortante. Ce jeudi, Robert Ménard, le maire de Béziers, proche des idées du Rassemblement National sans y adhérer et soutien de Jean-Paul Garraud, était notre invité.

Jaen-Paul Garraud au centre, entouré de Louis Aliot le maire de Perpignan à gauche et Robert Ménard le maire de Béziers à droite. Jaen-Paul Garraud au centre, entouré de Louis Aliot le maire de Perpignan à gauche et Robert Ménard le maire de Béziers à droite.
Jaen-Paul Garraud au centre, entouré de Louis Aliot le maire de Perpignan à gauche et Robert Ménard le maire de Béziers à droite. © Maxppp - Christophe Barreau

Au premier tour des élections régionales en Occitanie, Jean-Paul Garraud a été distancé par Carole Delga de plus de 250.000 voix. Le candidat du RN a recueilli 22,6% des suffrages contre 39,6% pour la socialiste et 12,2% pour Aurélien Pradié, le poulain de la droite et du centre. Invité de la matinale de France Bleu Occitanie, Robert Ménard le maire de Béziers qui fait campagne pour le candidat Garraud.

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Regrettez-vous d'avoir soutenu Jean-Paul Garraud qui est arrivé deuxième, loin derrière Carole Delga au premier tour ?  

Pas du tout. D'abord parce que j'ai de l'estime pour Jean-Paul Garraud. C'est un honnête homme, quelqu'un de chaleureux, qui a été un excellent magistrat et un excellent député pour qui j'ai la plus grande estime personnelle. Ensuite, il y a la politique. Je pense, et je ne suis pas au Rassemblement National, qu'il incarne ce dont on a besoin dans cette région. Je ne suis pas de ceux qui disent que le bilan de Carole Delga est nul. Ce n'est pas vrai. Sur le terrain économique, sur la pandémie, elle a eu tout un tas d'actions, auxquelles ma ville s'est associée d'ailleurs, qui sont positives. Mais en même temps, je pense que sur d'autres terrains, comme la sécurité dans les lycées ou la sécurité dans les transports en commun, Valérie Pécresse à Paris, en Ile-de-France, fait beaucoup mieux qu'elle.

Vous avez quand même bien conscience que pour être élu président, il faut être connu...

Oui, bien sûr. Il a sans doute un déficit de notoriété, mais en même temps, le déficit de notoriété ne fait pas de vous un mauvais candidat. Ça fait un candidat qui a du mal à percer dans les médias, à être entendu et à être visible. J'en conviens, j'en ai parlé avec lui.  

Est-ce une erreur de casting de la part de Marine Le Pen en Occitanie ?  

Non, ce n'est pas une erreur de casting. C'est que le Rassemblement National, et la droite de la droite, a du mal à trouver des gens qui l'incarne et qui lui donne un visage. Quand on vote pour un maire, par exemple, on ne vote pas pour des idées, on vote pour quelqu'un qui incarne cette fonction. Peut-être a t-il du mal à le faire.

"Moi je ne la traite pas de fasciste ou de bolchévique. Son sectarisme est stupide."

N'est-ce pas aussi un problème de campagne, sur le fond ? Julien Léonardelli, le numéro un du RN en Haute-Garonne n'a pas su nous citer les grandes propositions du candidat Garraud... 

Je ne sais pas, je ne connais pas ce garçon. Je pense que quand Jean-Paul Garraud explique qu'il y a des manques dans la politique de Carole Delga, qu'il s'agit de saupoudrage, je crois qu'il a raison. Quand on voit ses choix concernant l'aide à un certain nombre d'associations du bout du monde ou de la politique migratoire, je pense que c'est un mauvais choix et qu'il vaut mieux donner de l'argent pour les gens d'ici.  Si je trouve que certains aspects de la politique de Carole Delga sont positifs, sur d'autres aspects, c'est largement négatif. Et puis, le fait, la personnalité de Carole Delga est insupportable. Pardon de le dire. Moi, je ne dis pas de Carole Delga que c'est une fasciste ou une bolchevique totalitaire. Son sectarisme est insupportable. Quand elle ne cesse de rappeler à Béziers ou ailleurs les luttes contre le racisme, c'est juste stupide. 

C'est quoi le sectarisme ? Faire preuve d'intolérance, d'étroitesse d'esprit ? C'est le socialisme de Carole Delga selon vous ?

Je connais plein d'élus socialistes avec qui je peux discuter sans aucun problème et qui n'ont pas mon opinion. Carole Delga a tout de suite l'insulte à la bouche. Elle pense que dès que vous n'êtes pas d'accord avec elle, et que vous avez des idées comme les miennes, vous êtes d'extrême droite. Carole Delga ose venir me demander ou me faire une leçon de liberté... Qu'est-ce qu'elle a fait dans sa vie pour défendre concrètement la liberté, la démocratie, les droits de l'Homme? Rien. Moi, j'ai passé 25 ans de ma vie à prendre des risques. Elle, ses seuls risques, cela a été de traîner sa personne dans les allées du pouvoir.

Et son gros score au premier tour, quasiment 40%, ça n'est pas le résultat d'un labourage du terrain ? 

Si bien sûr, je vous l'ai dit, je ne suis pas dans la caricature. Carole Delga a un bilan qui n'est pas que négatif. En même temps, sur un certain nombre de points. Il y a de vraies critiques. Et sur sa personnalité, on a besoin à la tête de la Région de gens qui n'excluent pas toute une partie de la population. Quand elle parle de gens qui ont mes idées ou celles de Jean-Paul Garraud, on a l'impression que ce sont des sous-hommes. 

"Aurélien Pradié et Jean-Paul Garraud, c'est le même camp, la même sensibilité."

Jean-Paul Garraud a t-il besoin des voix d'Aurélien Pradié, des voix des Républicains ?

Dès le début, j'ai rencontré Aurélien Pradié, j'ai discuté avec lui. Je n'ai cessé de leur dire à lui et Jean-Paul Garraud qu'ils arrêtent de se taper dessus l'un l'autre. Moi, je n'ai pas d'ennemis à droite. Je n'ai jamais dit un mot désagréable sur M. Pradié. Je n'en dirai pas. Aujourd'hui, on a besoin de tout le monde. Je ne suis pas dans les partis, c'est une machine à perdre à droite. On a une droite stupide, une droite qui se déchire, une droite qui passe son temps à se dire du mal les uns des autres. Pradié, Garraud, nous avons des divergences, mais c'est le même camp, la même sensibilité. Aurélien Pradié ne veut pas le dire mais il a plus en commun avec Jean-Paul Garraud qu'avec Carole Delga. Ils ne savent pas faire taire leurs divergences pour voir ce qu'ils ont en commun.

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