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Politique

Robert Ménard relaxé pour son tweet et ses déclarations sur les enfants musulmans dans sa ville

mercredi 14 mars 2018 à 16:37 Par Elisabeth Badinier, France Bleu Hérault et France Bleu

Après avoir été condamné en première instance à 2 000 euros d'amende, le maire de Béziers a finalement été relaxé par la cour d'appel de Paris pour ses propos tenus en 2016 sur le nombre d'enfants musulmans dans les écoles. L'incitation à la haine n'est pas caractérisée pour la justice.

Robert Ménard (illustration)
Robert Ménard (illustration) © Maxppp -

Béziers, France

La cour d'appel de Paris a relaxé ce mercredi le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, condamné l'an dernier pour avoir déclaré qu'il y avait trop d'enfants musulmans dans les écoles de sa ville. 

En première instance en avril dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Robert Ménard à 2.000 euros d'amende pour "provocation à la haine et la discrimination".  

Les juges d'appel ont justifié ce revirement par un changement de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui exige désormais que les propos incriminés contiennent "une exhortation éventuellement implicite" à la haine ou à la discrimination pour que le délit de "provocation" soit constitué, ce qui n'est ici, selon eux, pas le cas. 

L'élu était poursuivi pour avoir publié sur Twitter le 1er septembre 2016 le message suivant: "#rentréedesclasses: la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d'anciennes photos de classe".  

Il était également jugé pour avoir déclaré sur LCI le 5 septembre: "Dans une classe de centre-ville de chez moi, 91% d'enfants musulmans. Évidemment que c'est un problème".  

Les sept associations antiracistes qui s'étaient constituées partie civile, dont la Licra, le Mrap, la Ligue des droits de l'Homme, SOS racisme et la Maison des potes, ont donc été déboutées. En première instance, entre un euro symbolique et mille euros de dommages et intérêts leur avaient été alloués. 

"La réalité l'emporte sur la fiction"

"Les incriminations infâmes n'ont pas tenu. Comme d'habitude, ces associations jettent de l'huile sur le feu. Mais comme d'habitude, la réalité l'emporte sur la fiction. Et, enfin, justice a été rendue." réagit Robert Ménard dans un communiqué.

(avec AFP)