Politique

Royal lâchera la tête de la Région

Par William Giraud, France Bleu Poitou jeudi 3 avril 2014 à 15:33

Ségolène Royal et Philippe Martin lors de la cérémonie de passation de pouvoir au ministère de l'Ecologie
Ségolène Royal et Philippe Martin lors de la cérémonie de passation de pouvoir au ministère de l'Ecologie © Christophe Petit-Tesson/MaxPPP

Contrairement à ce qu'annonçaient ses proches ce mercredi lors de sa nomination à l'Ecologie, Ségolène Royal ne cumulera pas ministère et présidence du conseil régional.

Après la surprise, le volte-face. Aussitôt nommée mercredi ministre de l'Ecologie, du développement durable et de l'énergie, Ségolène Royal faisait savoir par l'intermédiaire de ses proches qu'elle resterait la présidente de la Région Poitou-Charentes. Malgré son entrée au gouvernement. Ce jeudi matin, elle a finalement fait marche arrière.

Aux commandes d'un super ministère, numéro 3 du gouvernement, Ségolène Royal recule après avoir essuyé les attaques de la droite qui, de Jean-Pierre Raffarin (sénateur UMP de la Vienne) à Elisabeth Morin-Chartier (députée européenne), a bondi à l'annonce du cumul des deux fonctions.

Elle quittera la présidence d'ici juin

"On va appliquer les règles, les polémiques politiciennes de l'UMP sont dérisoires. On ne part pas comme une voleuse du jour au lendemain sur un territoire. Je transmettrai la présidence dans le cadre d'un vote qui aura lieu en session " a déclaré Ségolène Royal sur France Bleu Poitou en précisant bien qu'elle resterait conseillère régionale pendant toute la durée de sa participation au gouvernement. Cette transmission à la tête de l'exécutif régional se fera d'ici l'été, le temps d'installer une nouvelle équipe et de procéder à son élection.

Une exception au sein du gouvernement

Ces déclarations sont aux antipodes de ce qui a été dit hier par sa porte-parole Maryline Simoné qui signifiait à Sud-Ouest qu'un changement à la tête de la Région n'était pas d'actualité : "On continue comme avant " s'était contentée de lâcher la vice-présidente du conseil régional. Finalement, le cumul des mandats ne devrait durer que quelques semaines.

Pendant ce laps de temps, Ségolène Royal constituera une exception au sein du gouvernement. A titre de comparaison, l'autre nouvel entrant, le maire de Dijon François Rebsamen (nommé ministre du travail) n'a lui pas tergiversé. C'est son premier adjoint qui le remplace à l'hôtel de ville pendant sa parenthèse gouvernementale.

Ségolène Royal au micro de France Bleu Poitou