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Rugby - Projet Aguilera : la tension monte entre la maire de Biarritz et le président du Biarritz Olympique

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Par , , France Bleu Pays Basque

Le torchon brûle entre Maider Arosteguy, la maire de Biarritz et Jean-Baptiste Aldigé, le président du Biarritz Olympique. La ville se désengage du projet de réhabilitation du plateau d'Aguilera. Elle demande au club de rugby de lui proposer un plan de financement qui engage moins d'argent public.

Jean-Baptiste Aldigé, le président du Biarritz Olympique s'est invité à la conférence de presse de la maire de la ville, Maider Arosteguy. La ville se désengage du plateau d'Aguilera
Jean-Baptiste Aldigé, le président du Biarritz Olympique s'est invité à la conférence de presse de la maire de la ville, Maider Arosteguy. La ville se désengage du plateau d'Aguilera © Radio France - Paul Nicolaï

Le projet de réhabilitation du plateau d'Aguilera au cœur des discussions à Biarritz. La municipalité se désengage de ce projet souhaité et porté par le président du Biarritz Olympique Pays Basque (BOPB). La maire de la ville Maider Arosteguy a tenu ce mardi 16 février, un point presse pour expliquer les raisons de ce revirement. L'élue ne se doutait pas qu'un invité surprise ferait irruption : Jean-Baptiste Aldigé, le président du BOPB.  

Il est arrivé tranquillement et s'est installé dans la salle. Le service communication de la ville de Biarritz s'est agité, Maider Arosteguy lui a demandé de quitter les lieux. Lui, s'est défendu en arguant que sa présence était légitime parce que sa société représente une centaine d'emplois, avant de sortir et d'attendre à l'extérieur. 

"Le rugby professionnel nous amène dans des dépenses gigantesque, qui se rapprochent des besoins financiers du football et une collectivité de 25.000 habitants ne peut plus suivre financièrement."

Le temps pour la maire de Biarritz de mettre les chiffres sur la table : Le projet global selon elle coûte 58 millions d'euros. Dans cette enveloppe, 42 millions sont attribués directement aux aménagements en faveur du rugby professionnel, 11 millions d'euros pour le sport amateur et cinq millions d'euros destinés à divers aménagements dans ce quartier. 

Maider Arosteguy a souligné qu'en l'état actuel, le projet serait financé en très grande partie par de l'argent public puisque le club serait prêt à investir cinq millions d'euros, le reste serait donc à la charge des collectivités publiques. Impossible précise l'édile. "Depuis 2014, la ville de Biarritz a dépensé 7,5 millions d'euros pour aider et soutenir son club. Moi-même durant la dernière saison je n'ai pas failli à ce soutien puisque la ville n'a pas baissé d'un euro l'accompagnement financier vis à vis du BO. Mais aujourd'hui, surtout _en période de crise du coronavirus, il est hors de question de dévier de nos engagements et de dépenser des dizaines de millions d'euros pour une entreprise privée, même si c'est notre club chouchou_. Le rugby professionnel nous amène dans des dépenses gigantesques, qui se rapprochent des besoins financiers du football et une collectivité de 25.000 habitants ne peut plus suivre financièrement."

"Le risque effectivement c'est que l'actionnaire qui est propriétaire de cette entreprise privée décide, même s'il en a les moyens, de ne plus financer le club".

La ville propose au BOPB d'ouvrir son actionnariat et de trouver de nouveaux partenaires. Puis, de revenir avec un "projet financièrement plus viable". "Je dis à l'actionnaire majoritaire qui a toujours dit que l'argent public ne l'intéressait pas : trouvez ou aidez nous à trouver des sources de financement qui ne sont pas de l'argent public parce qu'aujourd'hui mon engagement de maire vis à vis des Biarrots est de dire que la vente des terrains d'Aguilera doit servir à améliorer les infrastructures à destination des associations, à améliorer l'état de la voirie, doit servir à la rénovation des écoles. Mais, ne doit pas être fléchée en faveur du rugby professionnel. _Cela a toujours été mon engagement pendant la campagne et je n'en dévierai pas_. Le risque effectivement c'est que l'actionnaire qui est propriétaire de cette entreprise privée décide, même s'il en a les moyens, de ne plus financer le club. Je souhaite que l'actionnaire qui est venu il y a trois ans avec une ambition se donne les moyens de son ambition".

Des chiffres contestés par le président du BOPB

La conférence de presse s'est ainsi achevée. Jean-Baptiste Adilgé patientait dans un hall attenant. Il a refusé toute déclaration officielle. Le président du directoire du Biarritz Olympique Pays Basque a simplement réfuté les chiffres avancés par la maire de la ville. Selon lui, le projet ne prévoit pas de verser directement 42 millions d'euros aux rugby professionnel. Il estime par ailleurs que Maider Arosteguy est "en train de charger la barque du club pour peut-être des ambitions politiques qui passerait par d'autres projets". Des propos tenus hors micros mais en public, devant plusieurs journalistes. Jean-Baptiste Aldigé n'a pas précisé ce que le club envisage de faire dans les mois à venir. 

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