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Politique DOSSIER : Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray

Saint-Étienne-du-Rouvray : il y a eu un "échec" dans le suivi d'un des terroristes, reconnaît Manuel Valls

vendredi 29 juillet 2016 à 8:58 Par Marina Cabiten, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

La décision de la justice antiterroriste de libérer Adel Kermiche, un des deux auteurs de l'attentat jihadiste de Saint-Etienne-du-Rouvray, en l'assignant à résidence sous bracelet électronique, est un "échec, il faut le reconnaître". Ce sont les mots de Manuel Valls vendredi.

Manuel Valls arrive à l'Élysée après l'attentat contre une église près de Rouen
Manuel Valls arrive à l'Élysée après l'attentat contre une église près de Rouen © Maxppp - MaxPPP

C'est un "échec, il faut le reconnaître" admet le Premier ministre Manuel Valls dans le journal Le Monde ce vendredi, au sujet de la libération sous bracelet électronique de l'un des deux auteurs de l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray.

"Avoir une approche différente"

"Cela doit conduire les magistrats à avoir une approche différente, dossier par dossier, compte tenu des pratiques de dissimulation très poussées des jihadistes", déclare le Premier ministre, tout en affirmant qu'il ne sera pas "celui qui, au mépris de tout équilibre des pouvoirs, tomberait dans la facilité de rendre ces juges responsables de cet acte de terrorisme".

C'est la première fois que l'exécutif reconnaît un échec des autorités après la tuerie au camion de Nice le 14 juillet et l'égorgement d'un prêtre dans son église près de Rouen, le 26 juillet. Dans son entretien, Manuel Valls dit "comprendre les interrogations" suscitées par le suivi judiciaire d'Adel Kermiche, coauteur de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Une libération contre l'avis du parquet

Lui et l'autre tueur, Abdel Malik Petitjean, 19 ans également, faisaient l'objet d'une fiche "S". Kermiche, 19 ans, qui souffrait de troubles du comportement et était obsédé par la Syrie, a été décrit comme "une bombe à retardement" par plusieurs témoins. Jamais condamné, il avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dès mars 2015 pour avoir tenté de rejoindre les terres du jihad. Après une seconde tentative en mai 2015, il avait été incarcéré, période au cours de laquelle il se serait encore davantage radicalisé, avant d'être libéré en mars 2016, contre l'avis du parquet, et assigné à résidence sous surveillance électronique. L'organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l'attentat et diffusé une vidéo où les deux hommes prêtent allégeance à son chef, Abou Bakr al-Baghdadi.

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