Politique

Saint-Étienne : les cent jours de Gaël Perdriau

Par Mathilde Montagnon, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 7 juillet 2014 à 19:29

Gaël Perdriau, le soir lors de sa victoire à Saint-Étienne.
Gaël Perdriau, le soir lors de sa victoire à Saint-Étienne. © Maxppp

Cela fait cent jours ce mardi que la liste UMP-UDI-Modem, conduite par Gaël Perdriau, a remporté le second tour des élections municipales à Saint-Étienne. Cent premiers jours qui sont censés tracer la voie de ce début de mandat.

C’était le 30 mars dernier : la liste UMP-UDI-Modem remportait le second tour des élections municipales à Saint-Étienne et la mairie basculait à droite. Cent jours plus tard, l’opposition de gauche tire un premier bilan de l’action du nouveau maire Gaël Perdriau. Elle dénonce un début de mandat marqué par "l’improvisation" , notamment sur les questions financières. En ligne de mire : la mise en place d’un double système pour la réforme des rythmes scolaires, le podium sur la place Jean-Jaurès pour la fête de la musique qui aurait coûté 40.000 euros ou encore l’embauche de 40 agents au sein de la police municipale.

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Le commerce, terrain d'affrontements en ce début de mandat

La gauche dénonce un fossé entre les promesses électorales et les actes notamment en ce qui concerne le commerce. Elle parle de "décisions catastrophiques" : sur le doublement de la galerie marchande d’Auchan Villars, le projet d’hôtellerie et de loisirs sur la zone du Pont de l’Âne à Monthieu et l’abandon des Ursules où devait s’installer Monoprix, selon elle.

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Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, estime, lui, que la gauche est très mal placée pour lui donner des leçons sur le commerce. Il explique qu’à l’issue du mandat de Maurice Vincent, l’emploi commerçant dans le centre-ville a baissé de 8% et que la zone du Pont de l’Âne et celle de la gare de Chateaucreux, sont encore des "friches" .

Cent jours de Gaël Perdriau : "qu'ils nous laissent travailler" selon G.Perdriau

Le Parti socialiste estime que Gaël Perdriau "n’a pas l’étoffe" pour être maire de Saint-Étienne, dénonçant la mise à pied de plusieurs salariés de l’Opéra-théâtre ainsi que la sortie du maire en marge des cérémonies pour le centième anniversaire de la mort de Jean Jaurès. Le week-end dernier, il a traité de "fascistes" trois jeunes militants communistes qui avaient crié "vive le socialisme" * à la fin de la cérémonie. Le PCF et les jeunes communistes demandent d’ailleurs des "excuses publiques"* au maire, sinon ils affirment qu’ils porteront l’affaire devant la Justice.