Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

« Salvezza è Rilanciu » : l’Assemblée de Corse vote ses mesures d’urgence

-
Par , , France Bleu RCFM

La situation de crise économique découlant de la crise sanitaire est en débat ces deux jours au sein de l'hémicycle de l'Assemblée de Corse. La première partie du plan « Salvezza è Rilanciu » de la CDC consacrée aux mesures d’urgences doit être voté ce vendredi.

La première partie du plan « Salvezza è Rilanciu » de la CDC consacré aux mesures d’urgences doit être voté ce vendredi
La première partie du plan « Salvezza è Rilanciu » de la CDC consacré aux mesures d’urgences doit être voté ce vendredi - DR/

L’Assemblée de Corse en session mi- présentielle mi- vidéo a débuté l'examen du volet "Salvezza" de son plan « Salvezza è Rilanciu » ce jeudi. Une première partie d'aide économique et sociale de l'ordre de 400 millions d'euros dont 300 devront être contractualisés avec l’État. Une quarantaine de mesures d'urgence au total, pour un montant de 406 millions d'euros avec pour objectif de soutenir les entreprises et l'activité économique, mais aussi préserver l'emploi et limiter les dégâts sociaux engendrés par cette crise.

Tout pour le patronat ? 

Ce jeudi l'opposition a annoncé qu'elle ne voterait pas contre bien qu'elle ait émis de nombreuses critiques, tant sur la forme que sur le fond. Exemple avec la faiblesse de l’aide sociale comparée à celle économique, faiblesse dénoncée par François-Xavier Ceccoli, du groupe "La Corse dans la République" et avant lui Jean-Charles Orsucci, leader du groupe « Andà per dumane », qui s'est demandé pourquoi plusieurs syndicats n'avaient pas voté ce rapport lors de la session du Conseil Économique et Social : « Lorsque le STC ne vote pas ce rapport, ni FO et la CGT, j’imagine qu’ils ont des griefs à y apporter, oui vous avez décliné un certain nombre d’action _pour les précaires et précarisés, 2.5% sur les 400 millions d’euros, pour le compte n’y est pas_…Le déséquilibre extraordinaire entre les aides aux entreprises et l’accompagnement des précaires, 11 millions d’euros sur 400 je ne suis pas sûr que vous allez réussir à l’expliquer. »

Jean-Charles Orsucci et François Xavier Ceccoli

Le Président du Conseil Exécutif, Gilles Simeoni, n’ayant que très peu apprécié ces remarques s’en est pourtant expliqué : « Ce calcul est totalement inexacte, sur 100 millions d’euros il y a 29 millions d’aide à l’emploi et l’employabilité, sur l’accompagnement des personnes précaires et précarisées il y a 10,79 millions, on est déjà à 40 millions. Lorsque vous considérez « qu’il n’y a que 10 millions, que  tout le reste c’est pour le patronat, c’est économique et pas social », je ne peux pas être d’accord. _Dans la mesure Salvezza 2, quand on donne 3000 euros au petit commerçant ou artisan ou à l’indépendant, vous ne pouvez pas considérer que ce n’est pas social, ce ne sont pas des nantis, des privilégiés_, votre présentation ne résiste pas à l’examen. »

Gilles Simeoni

« Les gros grossissent, les maigres maigrissent »

De son côté, Jean-Martin Mondoloni, le Président du groupe "Per l'Avvene" a évoqué un manque de réactivité et demandé un meilleur ciblage des publics pour ne pas retomber sur les mêmes bénéficiaires que ceux du premier plan : « Seuls 84 dossiers ont émanés des services de l’État et de l’ADEC en termes de demandes. Ça veut dire que pour l’heure les efforts que nous avons déployés en propre produisent les effets mécaniques auxquels nous sommes déjà familiarisés, on touche un certain nombre d’entreprises qui sont toujours les mêmes. Les gros grossissent, les maigres maigrissent, sauf qu’en période Covid les maigres vont crever et les gros peut-être s’en sortir et là ça prend des proportions dramatiques pour la vie de ces entreprises et les conséquences sociales. »

Jean-Martin Mondoloni

Les élus territoriaux sont réunis en session semi dématérialisée ces deux jours
Les élus territoriaux sont réunis en session semi dématérialisée ces deux jours - DR/

L'une des réponses à ces critiques est venue de Jean-Christophe Angelini, conseiller Exécutif et Président de l’ADEC. Pour lui, le premier dispositif a bien fonctionné : « Jean-Martin évoquait la question des 84 dossiers rattachés dans le cadre du plan Salvezza, la réalité c’est qu’il y en a eu bien davantage et ceux-là sont le fruit d’un premier tri qui donnera lieu à un certain nombre d’éléments nouveaux et développement. « Sustegnu » a bien fonctionné, on a des éléments de retour globalement positifs qu’il nous reste à consolider dans le cadre d’un fond dédié. »

Jean-Christophe Angelini

Interrompus dans la soirée, les échanges reprennent ce vendredi matin à 10h pour le vote, après examen d’une vingtaine d’amendements. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess