Politique

Sarkozy, immigration, justice : ce qu'il faut retenir des confidences choc de François Hollande

Par Géraldine Houdayer, France Bleu mercredi 12 octobre 2016 à 12:30

François Hollande a rencontré les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet plusieurs dizaines de fois.
François Hollande a rencontré les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet plusieurs dizaines de fois. © AFP - Alain Jocard

Le livre "Un président ne devrait pas dire ça", signé des journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet, paraît ce jeudi 13 octobre. François Hollande s'y confie, et parle de Nicolas Sarkozy, des femmes de sa vie, mais aussi de l'immigration, du voile, et de l'aéroport de Notre-dame-des Landes.

A peine, paru, " Un président ne devrait pas dire ça", le livre des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, fait déjà polémique. Dans cet ouvrage publié ce jeudi 13 octobre, et dont Le Parisien publie les bonnes feuilles, François Hollande se confie aux deux journalistes du Monde. Il les a rencontrés 61 fois, soit une centaine d'heures d'enregistrements. Sa priorité ? "J'aimerais que l'on dise de moi que je suis courageux", confie-t-il. Au fil des pages, il se révèle favorable à la PMA, hostile à la déchéance de nationalité à titre personnel, et contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il pense d'ailleurs qu'il ne verra pas le jour.

Sarkozy, "ce petit De Gaulle"

Pour François Hollande, Nicolas Sarkozy, "c'est le petit De Gaulle. On a eu Napoléon le petit, eh bien là, ce serait De Gaulle le petit." Hollande le trouve insupportable. Il le compare à un "lapin Duracell, toujours en train de s'agiter". Il a horreur de son goût pour l'argent, de "sa grossièreté, sa méchanceté, son cynisme". L'actuel président est même convaincu que Sarkozy a monté un cabinet noir contre lui, avec à sa tête, un paparazzi.

L'islam et l'immigration

Pour François Hollande, "qu'il y ait un problème avec l'islam, c'est vrai. Nul n'en doute. Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là, lâche-t-il. Ce n'est pas l'islam qui pose un problème dans le sens où ça serait une religion qui serait dangereuse en elle-même, mais parce qu'elle veut s'affirmer comme une religion dans la République", poursuit-il. François Hollande explique aussi que "la femme voilée d'aujourd'hui sera la Marianne de demain". Une phrase qui fait déjà beaucoup réagir, mais qu'il faut lire en entier. "Parce que d'une certaine façon, si on arrive à lui offrir les conditions de son épanouissement, elle se libérera de son voile et deviendra une Française, tout en étant religieuse si elle veut l'être, capable de porter un idéal", plaide le chef de l'Etat. Ce qui signifie donc que pour lui, une femme voilée n'est pas française.

Fillon aurait bien tenté d'empêcher le retour de Sarkozy

Cette révélation va sans doute diviser un peu plus à droite, en pleine primaire. François Hollande confirme que François Fillon aurait bien demandé au secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, d'accélérer les procédures judiciaires en cours pour empêcher le retour de Nicolas Sarkozy. "Fillon a dit à Jouyet : mais comment ça se fait que vous ne poussiez pas la justice à en faire davantage ?" rapporte le président à Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Le président refuse catégoriquement toute intervention sur la justice. Il dit ne pas vouloir se mêler des affaires.

Il n'aime pas les juges

Pourtant, François Hollande n'apprécie pas les juges. "Une institution de lâcheté, souffle-t-il. C'est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux... On n'aime pas le politique."

Les femmes de sa vie

Dans le livre, on découvre aussi toute l'affection qu'il porte à Ségolène Royal, révèle Le Parisien. Il l'affirme, la mère de ses quatre enfants est " celle qui me connaît le mieux celle dont je suis le plus proche". On y apprend aussi que Valérie Trierweiler, son ex-compagne, est maladivement jalouse. "L'obsession de Valérie, ce n'était pas Julie (Gayet, NDLR), ou une autre, c'était Ségolène." , poursuit-il. "Elle n'était jamais rassurée. Parce qu'elle pensait toujours que Ségolène allait revenir." Quant à sa relation avec Julie Gayet, le livre révèle que le couple est assez libre et se voit peu. " C'est une belle femme, une fille bien", glisse-t-il. Julie Gayet aimerait officialiser leur relation, mais lui refuse, tant qu'il est président.

Les sans-dents

Mais il n'a pas digéré le coup des "sans-dents" , dont parle Valérie Trierweiler dans son livre "Merci pour ce moment." Oui, il a bien prononcé ces mots. Mais ce n'était pas pour se moquer des pauvres. "Je lui ai dit : je vois les gens qui viennent vers moi dans les manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents. Pour lui, la manière dont Valérie Trierweiler le rapporte, "C'est odieux, c'est une trahison".

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