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Politique

Sauveteurs morts aux Sables-d'Olonne : un député propose de taxer les plaisanciers pour aider la SNSM

Et si les usagers de la mer renvoyaient l'ascenseur aux sauveteurs ? C'est le sujet d'une proposition de loi présentée ce mercredi, près de deux semaines après l'accident qui a coûté la vie à trois bénévoles. Elle prévoit une contribution obligatoire pour aider la SNSM en difficulté financière.

La SNSM a besoin de vous
La SNSM a besoin de vous © Radio France - François Rivaud

France

Après les déclarations, les preuves d'amour. Ce sont les mots employés par Sébastien Jumel, le député PCF de Seine-Maritime, pour appuyer l'importance de sa proposition de loi présentée ce mercredi 19 juin 2019 à l'Assemblée nationale et cosignée par 54 parlementaires. Près de deux semaines après la mort de trois sauveteurs-bénévoles aux Sables-d'Olonne, en Vendée, le 7 juin, il s'intéresse au manque de fonds de l'association, financée à 80% par des dons, le reste, par l'État. Elle a besoin aujourd'hui de quelques millions d'euros pour aller mieux. 

Taxer les plaisanciers

Le député propose une contribution annuelle obligatoire. 5€ pour les plus petits navires de moins de 7 mètres, trente pour les plus gros, de plus de 15 mètres. A la clé, 5 millions d'euros de recettes par an pour la SNSM, selon les estimations.

Dans un premier temps, le texte prévoit de rendre obligatoire à tous les navires un contrat d’assurance, pour des enjeux d’ordre public. Ensuite, une contribution plaisance-sauvetage obligatoire et progressive, prélevée sur chaque contrat d’assurance à la plaisance. L’État disposerait donc de fonds suffisants pour lui permettre de subvenir de manière plus importante aux besoins financiers de la Société nationale de sauvetage en mer. 

Une flotte vieillissante

L'association a bien besoin de ce coup de pouce, car en plus de son budget annuel de 32 millions d'euros, elle doit moderniser et renouveler sa flotte de vedettes, jets-ski et autres canots qui vieillissent au fil des sauvetages, de plus en plus nombreux. Près de 9.000 l'an dernier, contre moitié moins il y a six ans. L'équivalent de deux tiers des opérations de secours sur nos côtes.  Près de 80% des personnes sauvées sont des plaisanciers. 

Il faut aussi investir dans des moyens plus performants  Continuer de former les équipes, des bénévoles notamment, très nombreux, au nombre de 8.000 aujourd'hui. Et, plus que tout aujourd'hui, assurer leur sécurité.