Politique

Second tour de la primaire de la gauche : Hamon devance Valls en Corrèze et en Haute-Vienne

Par Lucas Valdenaire, France Bleu Limousin dimanche 29 janvier 2017 à 22:30

Benoît Hamon récolte 53% des voix en Corrèze et 53,4% en Haute-Vienne
Benoît Hamon récolte 53% des voix en Corrèze et 53,4% en Haute-Vienne © Maxppp - THIBAULT VANDERMERSCH/EPA/MaxPPP

Comme au niveau national, Benoît Hamon remporte le second tour de la primaire de la gauche en Corrèze et en Haute-Vienne (avec respectivement 53 et 53,4% des voix). Un vrai retournement de situation puisque Manuel Valls était arrivé en tête au premier tour.

Contrairement à la semaine dernière, les électeurs de Corrèze et de Haute-Vienne ont finalement suivi la tendance nationale au second tour de cette primaire de la gauche. Ils ont placé ce dimanche soir Benoît Hamon en tête devant Manuel Valls. Ce n'était pas le cas au premier tour.

Un score plus serré

En Corrèze, Benoît Hamon remporte 53.06% des voix (Manuel Valls : 46.94%). Dimanche dernier, c'était bien l'ancien Premier ministre qui faisait la course en tête (37,37%) devant Benoît Hamon (33,67%).

En Haute-Vienne, Benoît Hamon est là aussi en première position avec 53,42% des voix (Manuel Valls 46,58%). C'était également l'inverse au premier tour avec Manuel Valls (38,43%) devant Benoît Hamon (32,55%).

Notez que pour ce second tour de la primaire de la gauche, Manuel Valls résiste plutôt bien en Corrèze et en Haute-Vienne. L'écart avec Benoît Hamon n'est que de 6 points environ, alors qu'au niveau national, il est d'au moins 16 points (58,65% pour Hamon et 41,35% pour Valls).

Une participation en hausse

C'est le deuxième enseignement de ce second tour : la participation est en forte hausse. En Corrèze, elle augmente de 25% entre le premier et le second tour. En Haute-Vienne, elle progresse de 16%.

Mais on est encore bien loin des taux de participations de la primaire de 2011, où les électeurs étaient deux fois plus nombreux en Haute-Vienne, et même trois fois plus nombreux en Corrèze. Il y a six ans, la candidature de François Hollande avait largement mobilisé les partisans de gauche.