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Second tour des élections municipales le 28 juin, les candidats en Occitanie sont divisés

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Par , France Bleu Occitanie

Le second tour des élections municipales aura bien lieu le 28 juin. C’est le Premier ministre qui l’a annoncé à la mi-journée, précisant que cette décision est «réversible» si les conditions sanitaires se dégradent.

Le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin.
Le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin. © Maxppp - Alexis Sciard

Un premier tour le 15 mars et un second le 28 juin. La date a été officialisée ce vendredi 22 mai par le Premier ministre Edouard Philippe. Les Français retourneront aux urnes à la fin du mois de juin pour élire les nouveaux maires si la situation sanitaire se stabilise. En France, 5000 communes sont concernées par ce deuxième tour sur les 36 000. En Occitanie, il y a 800 communes sur 4 488 qui n’ont pas encore de maires

C'est par le contact qu'on arrive à convaincre les gens de voter pour nous!

La campagne municipale reprend donc pour les candidats ayant accédé aux second tour. Fini le porte-à-porte, la distribution sur le marché ou les rencontres avec les habitants. On parle de «cyber-campagne», où à défaut de pouvoir rencontrer les électeurs, les candidats vont miser sur le numérique. Tous les candidats ne se mettent pas d'accord sur cette nouvelle date, et encore moins sur les conditions de campagne. Pascal Pragnère (EELV) mène la liste Albi Verte 2020 dans le Tarn (arrivé en 4è position au premier tour avec 13.22% des voix). Il aurait préféré repartir de zéro plus tard pour ces élections: "Comment toucher une partie de la population qui ne lit pas la presse ou qui n'a pas accès aux réseaux sociaux? C'est par le contact qu'on arrive à convraincre les gens de voter pour nous !"

Pour Damien Laborde, candidat LREM de Colomiers en Haute-Garonne ( 22.52% des voix au premier tour, arrivant en 3ème position) les électeurs n'ont pas du tout la tête à la campagne politique : "Après des mois de confinement, les gens vont vouloir s'oxygéner, s'aérer la tête, quitter la ville pour aller à la plage ou à la campagne!"

Il faut savoir vivre avec ce virus et s'adapter

Et il y a ceux pour qui cette date est un soulagement. Comme Arnaud Hilion, tête de liste d’un large rassemblement des forces de gauche aux municipales de Montauban (29.28% des scores au premier tour juste derrière l'actuelle maire Birgitte Barèges), qui se dit préparé : "Dès le premier tour j'ai annulé notre meeting physique pour un meeting virtuel. Il faut savoir vivre avec ce coronavirus et savoir s'adapter". 

Romain Lopez, candidat Rassemblement National à Moissac en tarn-et-Garonne (arrivé en tête au premier tour avec 47,03 % des voix), se réjouit de ne pas attendre trop longtemps pour ce second tour et s'accomode des nouvelles contraintes de campagne : "Certes, il n'y aura pas de réunion publique mais dans ces réunions les gens sont souvent déjà acquis à notre cause. Elles ne sont pas indispensables pour diffuser notre programme". 

Les limites du numérique

Les candidats vont devoir miser sur le numérique. Jusqu'ici les meetings virtuels n'ont pas toujours été à l'avantage des candidats. Pierre Cohen, l’ancien maire de Toulouse et candidat de la gauche, avait tenu le 10 mars un meeting sur ses réseaux, marqué par plusieurs coupures qui l’ont empêché de bien se faire comprendre. Résultat : un peu moins de 90 personnes seulement avaient suivi simultanément la diffusion en direct. Sa rivale à gauche, Nadia Pellefigue, avait préféré un meeting en différé pour éviter ce type de problèmes techniques.

Cette nouvelle façon de faire de la politique, imposée par la crise sanitaire, inquiète Eric Darras, professeur de sciences politiques à Toulouse : "Cette cyber-communication s'inscrit dans un mouvement historique de séparation toujours plus grande entre les électeurs et les élus. Il faudra vite réfléchir à un retour vers les communications directes qui sont essentielles pour la démocratie".

Dans un communiqué, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, s'est positionné pour un vote par correspondance le 28 juin prochain, "de façon à faciliter l’expression des personnes en situation de fragilité ou réticentes à l’idée de se rendre dans un bureau de vote". 

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