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Sécurité, patrimoine, covid, plan de relance : le maire de Cherbourg réagit aux polémiques du moment

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Par , France Bleu Cotentin

En marge de la tenue du conseil municipal de Cherbourg-en-Cotentin, le maire Benoît Arrivé est revenu ce mardi sur plusieurs thèmes d'actualité. De l'insécurité à l'avenir de la petite Criée, en passant par le plan de relance du gouvernement et le port du masque. Petit inventaire à la Prévert.

"Cherbourg-en-Cotentin reste une des villes les plus sûres de France", souligne le Maire Benoît arrivé.
"Cherbourg-en-Cotentin reste une des villes les plus sûres de France", souligne le Maire Benoît arrivé. © Radio France - Benoît Martin

A l'ordre du jour du conseil municipal réuni ce mardi 22 septembre à Cherbourg-en-Cotentin, il est principalement question d'installation de commissions et de délégations. La nouvelle équipe municipale issue du scrutin de juin dernier, achève sa mise en ordre de marche. Il est vrai que la commune nouvelle est passée de 163 élus à 55 désormais, et de 64 adjoints à seulement 20 obligeant à une profonde réorganisation politique qui se décline également dans les services administratifs. Le maire Benoît Arrivé, indique d'ailleurs "espérer avoir boucler cette réorganisation d'ici le mois de janvier pour se consacrer aux projets du territoire". 

Mais en marge de ce conseil un peu institutionnel, Benoît Arrivé est revenu lors d'une conférence de presse sur quelques sujets de l'actualité du moment.

Insécurité : des renforts dans la police municipale

Ces dernières semaines ont été marquées par une hausse des incivilités, des faits de violences ou de dégradations. "Comme d'autres villes, nous avons constaté cette hausse depuis le déconfinement", souligne le maire de Cherbourg-en-Cotentin avant d'ajouter que "notre ville reste parmi les plus calmes". Mais Benoît Arrivé indique ne pas vouloir nier les faits et annonce le recrutement prochain de 4 policiers municipaux supplémentaires, portant à 20 agents, l'effectif de ce service. "Nous allons par ailleurs élargir les plages horaires durant lesquelles ils seront sur le terrain, au moins jusqu'à la fermeture des commerces en soirée", complète le maire qui rappelle cependant que la nuit, c'est la police nationale qui doit assurer la sécurité. Une police sans chef actuellement à la tête du commissariat. Le ministre de l'Intérieur vient d'adresser un courrier à Benoît Arrivé l'assurant que tout sera fait pour trouver un candidat pour ce poste vacant.

Je ne veux pas être le maire qui prendra le risque de voir l'étage s'effondrer sur du public.

Petite Criée et Musée Liais : rétablir la vérité

Le maire de Cherbourg-en-Cotentin veut faire taire les fantasmes. Ces dernières semaines, il lit et entend dire que la mairie aurait l'intention de sacrifier le musée Emmanuel Liais et la Petite Criée : Explications. 

"Un rapport technique indépendant montre que le Musée Liais est dangereux. Les planchers ne sont plus en capacité de supporter les visiteurs. Je ne veux pas être le maire qui prendra le risque de voir l'étage s'effondrer sur du public. Nous n'avons donc pas rouvert après le déconfinement". Mais Benoît Arrivé l'assure, le projet vise à rénover le bâtiment pour garantir la sécurité des visiteurs. Au passage les conditions de conservation des collections seront revues (chauffage et taux d'humidité) "mais nous conserverons le charme de l'endroit auquel nous sommes tous attachés". En revanche, il faudra être patient. Le musée ne rouvrira pas ses portes avant quelques années. 

A propos de la Petite Criée construite en 1952 et dont la structure béton est rongée par l'eau et le sel, il faudra aussi faire preuve de patience. Le bâtiment et le quai sur lequel il est installé appartiennent à Ports Normands associés, mais la mairie a bien l'intention de voir si ce lieu patrimonial peut être sauvé. "Nous allons lancer une nouvelle étude pour voir ce qu'il est possible de faire. _Si une restauration est envisageable, nous la porterons avec des partenaires_, notamment la fondation du patrimoine, et un porteur de projet public ou privé qui aura vocation à occuper le lieu". On l'aura compris, tout dépendra du résultat de l'étude. Une certitude : remettre le site en état coûtera cher.

Une nouvelle étude va être lancée pour déterminer si la petite Criée de Cherbourg, construite en 1952, peut être restaurée.
Une nouvelle étude va être lancée pour déterminer si la petite Criée de Cherbourg, construite en 1952, peut être restaurée. © Radio France - Benoît Martin

 

Plan de relance : attention aux cadeaux fiscaux sans contrepartie

Pour Benoît Arrivé, il y a des bonnes choses dans le plan de relance présenté par le gouvernement : l'aide au développement des réseaux de transports et les projets autour de l'énergie, trouvent grâce à ses yeux. Mais l'exonération partielle de taxe sur le foncier bâti des entreprises industrielles interroge le maire de Cherbourg-en-Cotentin. "L'Etat assure qu'il compensera cette perte d'impôt locaux pour les collectivités. Cela représente 20 milliards d'euros au total. Ma crainte, c'est que cette compensation ne suive pas dans le temps". Et puis Benoît Arrivé dénonce un système dans lequel on met les collectivités sous perfusion après les avoir privé de leur fiscalité propre.

Le port du masque permettra aussi de limiter les prochaines épidémies de grippe.

Covid-19 : le maire pour la prolongation de l'obligation du masque en centre-ville en octobre 

Enfin à propos de la crise sanitaire, le maire de Cherbourg-en-Cotentin se félicite que le nombre de cas reste limité dans la Manche, mais il rappelle que le virus circule toujours comme le montrent les indicateurs. Dans ce contexte, pour Benoît Arrivé, "il est plus que jamais nécessaire de maintenir la pression sur la nécessité de respecter les gestes barrières. Le port du masque est de ce point de vue positif et permettra aussi de limiter les prochaines épidémies de grippe", poursuit l'élu, rappelant qu'il faut tout faire pour éviter d'engorger les services de réanimation de l'hôpital. 

Rappelons que l'arrêté pris fin août et rendant obligatoire le port du masque dans certaines rues du centre ville de Cherbourg-en-Cotentin et des communes déléguées est en vigueur jusqu'au 30 septembre. La décision de le prolonger ou non sera prise en concertation avec la préfecture et l'Agence régionale de santé.

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