Politique

Sécurité, radicalisation, migrants : revivez l'interview de la préfète de Dordogne, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc

Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord mercredi 12 octobre 2016 à 8:45

Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc dans les studios de France Bleu Périgord.
Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc dans les studios de France Bleu Périgord. © Radio France - Benjamin Fontaine

Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, la préfète de Dordogne, était l'invitée de France Bleu Périgord ce mardi 12 octobre.

La préfète de Dordogne, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc était l'invitée de France Bleu Périgord ce mercredi 12 octobre à l'occasion des "rencontres de la sécurité" qui démarrent dans le département. L'occasion avec elle d'évoquer le malaise des policiers, la radicalisation en Dordogne et l'arrivée de migrants dans le département.

A propos du malaise des policiers, la préfète a confié "comprendre l'émotion des policiers. Leur métier est difficile je veux qu'il sache que je les soutiens. Je comprends leur fatigue et leur lassitude mais je sais qu'ils sont déterminés à continuer à agir." Interrogée sur l'élargissement de la zone police dans l'agglomération de Périgueux et les inquiétudes qu'elle suscite du côté du syndicat Alliance Police, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a tenu à rassurer. "La création des communes nouvelles ne doit pas entraîner moins de sécurité. Cette extension représente 200 interventions par an. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir mais nous restons attentifs, en liaison avec l'administration centrale et le terrain."

Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc à propos du malaise des policiers.

En début de semaine, un séminaire sur la radicalisation s'est tenu à l'école de police de Périgueux. Elle a réuni des travailleurs sociaux mais aussi des maires périgourdins. A ce propos, la préfète a annoncé la présence de 46 personnes identifiées comme "radicalisées" dans le département. "Ces personnes sont identifiées mais elles ne se trouvent pas uniquement dans les quartiers de la politique de la ville mais un peu partout sur le territoire. Aucun espace n'est à l'abri de cette présence." Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a également donné des précisions sur le profil de ces personnes. "Ce sont en majorité des hommes, des personnes avec des problèmes psychiatriques, des personnes en prison, des profils divers mais ce sont en majorité des jeunes."

"46 personnes radicalisées en Dordogne"

D'ici quelques jours, 70 migrants de la jungle de Calais vont arriver en Dordogne. "C'est une question de solidarité nationale" estime la préfète. "Le département prend sa part au démantèlement de la jungle. Les maires de Bergerac et Périgueux - qui vont accueillir ces migrants - comprennent la nécessité de cette opération. Ils sont attentifs à ce que cela se fasse dans des conditions de sécurité et c'est aussi mon objectif."

L'accueil de migrants un acte de "solidarité nationale"

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