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Politique

Six députés La République en Marche du Nord claquent la porte de leur comité politique

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Six députés marcheurs du Nord ont envoyé un courrier au secrétaire général de La République en Marche, Stanislas Guérini. Ils dénoncent des dysfonctionnements au sein du comité politique nordiste du mouvement, et annoncent leur départ provisoire de cette instance.

Les six députés dénoncent des "dysfonctionnements" au sein du mouvement En Marche dans le Nord.
Les six députés dénoncent des "dysfonctionnements" au sein du mouvement En Marche dans le Nord. © Maxppp - Christophe Morin

Nord, France

Rétention d'information, intimidations, sexisme. Les griefs des six députés En Marche du Nord sont nombreux. Ils les énumèrent dans un courrier envoyé mercredi 12 juin au délégué général du parti, Stanislas Guérini, que France Bleu Nord a pu consulter. Ils annoncent également leur "retrait provisoire" du comité politique LREM du Nord.

Des dysfonctionnements en interne

Charlotte Lecoq, Valérie Petit, Anne-Laure Cattelot, Jennifer de Temmerman, Catherine Osson et Dimitri Houbron, tous les six ont été élus aux dernières législatives. Tous ont signé ce courrier. Ils se retirent cette semaine du comité politique nordiste du mouvement La République en Marche. "C'est un retrait temporaire, mais c'est un signal fort", alerte Catherine Osson. L'un des signataires explique que les dysfonctionnement ont commencé depuis le début de leur mandature, entre les élus, et le reste du mouvement du département.

De la cuisine interne

Durant les élections européennes, les petites frustrations se sont accumulées. Des dates de réunion communiquées tardivement aux députés, "qui nous savonnent la planche" confie une élue. Un communiqué de presse à Roubaix, réalisé par un "marcheur dissident", qui n'est pas désavoué par le comité. "C'est de la cuisine interne" soupire Anne-Laure Cattelot, mais ces petits gestes font déborder le vase. 

"Gestes agressifs et sexistes"

"Il y a de la violence politique à l'intérieur de ce mouvement" assène Catherine Osson, également signataire. "Je suis engagée pour me battre contre le Rassemblement national, par pour me battre contre mon camp." Elle dénonce des agressions sexistes : "on ne peut pas déclarer l'égalité femme homme "grande cause du quinquennat" et laisser faire ces discours par derrière. Parce qu'on est femmes on est attaquées avec plus de virulence." Dans la lettre, ils parlent également d'intimidation des militants.

Les municipales vont être un enfer.

Tous ont en ligne de mire les élections municipales de 2020. Si les choses ne changent pas, "les municipales vont être un enfer" soupire l'un des signataires. Ils demandent une réunion avec le délégué général du partir Stanislas Guérini, le comité politique nordiste, et le ministre Gérald Darmanin pour résoudre ces dysfonctionnements.

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