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Politique

SNSM : cinq mois après le naufrage aux Sables-d'Olonne, où en est-on des moyens ?

Plus de cinq mois après le naufrage qui a coûté la vie à trois sauveteurs en mer des Sables-d'Olonne, la mission parlementaire sur le sauvetage en mer rend son rapport ce mercredi. L'occasion de faire le point sur les moyens.

Le 7 juin dernier, trois sauveteurs en mer des Sables-d'Olonne ont péri dans le naufrage de leur canot
Le 7 juin dernier, trois sauveteurs en mer des Sables-d'Olonne ont péri dans le naufrage de leur canot © Maxppp -

Vendée, France

Plus de 5 mois après le naufrage qui a coûté la vie à trois sauveteurs des Sables-d'Olonne, la mission parlementaire dévoile ce mercredi matin son rapport sur le sauvetage en mer. L'objectif était de faire le point sur le financement de la SNSM, sur la façon dont elle fonctionne et sur ses besoins, notamment matériels. Le rapporteur de cette mission parlementaire, le sénateur vendéen Didier Mandelli, nous donnera ses conclusions à 8h15 ce mercredi sur France Bleu Loire Océan.

45% des bateaux de sauvetage ont plus de 20 ans

Parce que, ce que ce naufrage a mis en avant, c'est que la SNSM manque cruellement de moyens pour assurer ses missions de sauvetage en mer. C'est notamment le cas pour remplacer ses bateaux. Ils sont vieux, voir très vieux : 45% ont plus de 20 ans et 15% ont plus de 30 ans, comme celui qui a fait naufrage aux Sables-d'Olonne. Alors, un contrat vient bien d'être signé pour 70 nouveaux bateaux, mais sur 10 ans. Ça va donc prendre du temps et puis des nouveaux bateaux, il en faudrait deux fois plus. 

Une rallonge budgétaire de 4,5 millions d'euros

C'est aussi le financement de la SNSM qui pose problème. Le gouvernement vient de s'engager à verser 4,5 millions d'euros supplémentaires aux sauveteurs en mer pour l'an prochain, mais c'est pour compenser le raté de la taxe sur les yachts de luxe. Elle devait rapporter 10 millions d'euros par an, elle n'a pas dépassé les 300.000 euros cette année. En grande majorité, 80%, la SNSM est financée par des dons. Ils ont augmenté cette année, c'est au moins un effet positif du naufrage. 

Besoin de former 70% des bénévoles

Mais, dans le même temps, les frais de la SNSM augmentent : pour former les sauveteurs bénévoles qui ne viennent pas des métiers de la mer. Auparavant, beaucoup de sauveteurs étaient des pêcheurs professionnels où faisaient partie de la marine marchande et de la marine nationale, ils étaient donc déjà formé au sauvetage en mer. Aujourd'hui, ils ne représentent plus que 30% des bénévoles, tous les autres doivent être formés. L'autre problème, c'est que beaucoup de bénévoles n'ont pas la possibilité de quitter leur travail pour partir en intervention et les retraités n'ont plus le droit d'assurer les sauvetage en mer au delà de 65 ans.

Hausse du nombre de sauvetages

Dernier défi à relever pour la SNSM : assurer tous les sauvetages. À la station de Pornichet par exemple, ils ont augmenté de 40% cet été par rapport à 2018.

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