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Politique

Sondage politique à Nancy : à moins de deux ans des municipales, le débat se muscle

lundi 25 juin 2018 à 19:08 Par Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine

Débat musclé au Conseil municipal de Nancy, ce lundi 25 juin : l’opposition de gauche a demandé au maire, Laurent Hénart, de faire la lumière sur un sondage facturé 19 000 euros et qui nommerait des opposants potentiels à la mairie en 2020. La commission des sondages pourrait être saisie.

Un sondage commandé par la mairie fait polémique à Nancy.
Un sondage commandé par la mairie fait polémique à Nancy. © Radio France - Alexandre MARCHI

Nancy, France

Un sondage s’est invité en séance, au premier étage de l’hôtel de ville, place Stanislas, avec un débat qui s’intensifie. Si on parle finance avec l’augmentation de la tarification des services municipaux, c’est un sondage qui crispe le débat. Une enquête payée 19 000 euros par la mairie avec des questions sur la politique de la ville mais aussi des questions sur d’éventuels opposants à Laurent Hénart, dans moins de deux ans. 

Opposants potentiels

Selon l’opposition de gauche, qui a demandé des explications en séance, des nancéiens auraient été sondés sur l’opinion qu’ils ont de Carole Grandjean (député LREM), de Mathieu Klein (Président du Conseil départemental socialiste) ou encore de Chaynesse Khirouni (conseillère municipale et ancienne députée socialiste). 

il y a un mélange des genres qui n’est pas possible avec de l’argent public - Bertrand Masson

Bertrand Masson, chef de file de l’opposition de gauche demande des explications et entend saisir la commission des sondages : «Le besoin de clarification s’impose. Je veux savoir qui a payé pour que des questions soient ainsi formulées pour un sondage commandé par la ville. Les Nancéiens sont surpris d’être interrogés à la fois sur les politiques municipales et dans le même sondage sur ce qu’ils pensent de Mathieu Klein ou de Carole Grandjean, il y a un mélange des genres qui n’est pas possible avec de l’argent public».

Bertrand Masson, chef de fil de l'opposition de gauche

L’adjoint aux finances, Michel Dufraisse, souligne que ces 19 000 euros s’inscrivent dans un budget communication en baisse et que les sondages sur la politique de la ville sont courants. Mais selon l’élu, concernant les questions citées par l’opposition, «c’est en dehors de notre contrat, on a transmis les questions à l’opposition sur les politiques publiques. Nous sommes aussi étonnés que l’institut de sondage ait jumelé quelque chose qui leur est personnel. Cela nous gêne la façon dont ça a été fait».

Michel Dufraisse, adjoint aux finances

Débats musclés

En séance Françoise Hervé, conseillère d’opposition, a demandé à ce que lui soient également communiquées les questions posées par la municipalité. Un sondage qui promet des débats plus nourris : les observateurs de la séance de ce lundi auront déjà vu des positionnements qui promettent des débats plus musclés après les élections européennes, lorsque la course à la mairie de Nancy sera véritablement lancée.